Article tagué UNIX
Formater sa clé USB like a boss !
10/02/12

Pour une raison ou une autre, il est possible que les outils classiques (et graphiques, quitte à faire chic, autant te couper la chique, le clic est kitch ! Bonjour l’allitération !) ne suffisent pas à formater une clé USB un peu récalcitrante.
Pour être tombé sur un cas problématique il y a peu (une table de partition altérée, ou que sais-je encore…), je peux vous dire qu’il est parfois utile de dégainer votre terminal, et de lancer le tac-tac-tac d’un clavier qui passe à l’attaque.
fdisk et mkfs.vfat seront les deux indispensables pour atteindre votre objectif. À savoir : quand on maîtrise le skill, on peut effectuer cette manip’ en un temps record. ![]()
(xxx est à adapter en fonction de vos paramètres)
# fdisk /dev/xxx
# d [Entrée]
# n [Entrée]
# p [Entrée]
# t [Entrée]
# b [Entrée]
# w [Entrée]
(J'ai Dit Ne Pas Tout Boire le Whisky. Like a boss, I said !)
d : effacer la partition
n : nouvelle partition
p : primaire
t : autre système de fichiers
b : WIN FAT32
w : écrire les modifications
# mkfs.vfat /dev/xxx1
Terminé. You're a boss. Really.
De l’implication de chacun pour l’essor du Logiciel Libre.
20/01/12

Comme vous le savez, il m’est arrivé de fustiger certains projets du Libre. Ou même l’homme qui a contribué à son existence même. Frôlant parfois l’irrespect, j’ai tenu à donner mon avis sans détour comme je l’ai toujours fait.
Pourtant, je ne suis pas un détracteur du Logiciel Libre, bien au contraire. Je pense que logiciels libres et logiciels propriétaires cohabitent en interdépendance. L’un ne pourrait survivre convenablement sans l’autre.
Si j’apprécie le Logiciel Libre, ce n’est pas uniquement parce que le code est ouvert. C’est parce qu’il prouve qu’il est possible de faire beaucoup sans attendre une quelconque rétribution. De ce fait, il arrive parfois que le travail collectif et bénévole nous offre une prouesse technique sans commune mesure. C’est ce qui fait qu’un Mozilla Firefox est bien plus performant qu’un Internet Explorer. C’est ce qui fait qu’un Blender ait pu se faire une place dans le monde professionnel. C’est ce qui fait qu’un GNU/Linux est plus robuste qu’un Windows. C’est ce qui fait qu’un BSD soit aujourd’hui un gros morceau de Mac OS X.
L’essor du Logiciel Libre dépend de tous. La façon la plus simple de contribuer est d’agir en sa faveur. Dans le cadre de mon emploi, lorsque je dois remettre en état un ordinateur personnel, j’installe systématiquement Mozilla Firefox et VLC (et éventuellement GIMP). Lorsque l’on me demande mon avis, je parle de GNU/Linux, et propose à mon interlocuteur d’essayer (notre parc informatique basculant progressivement vers Ubuntu, l’adoption d’un système GNU/Linux à la maison pose désormais moins de problèmes). Lorsque l’on me parle de smartphones, j’affiche ma préférence : Android.
Paradoxalement, ça ne m’empêche pas d’être utilisateur de Google Chrome et de préférer Totem à VLC sur un système GNU/Linux. De la même manière que j’utilise conjointement GNU/Linux (tout en détestant Ubuntu) et Windows 8 Developer Preview.
Je n’impose pas à l’utilisateur mes choix personnels, j’agis en fonction de ce que je pense être le meilleur choix pour lui. Libre à lui ensuite de continuer à utiliser Internet Explorer et Windows Media Player.
Nul besoin de faire dans le prosélytisme forcené, nul besoin de porter des tee-shirts Linux au risque de paraître pour un geek absolu. Le Logiciel Libre, s’il répond aux besoins de l’utilisateur, saura se faire une place sur les ordinateurs personnels. Car l’informaticien, le passionné, ou ne serait-ce que le simple utilisateur satisfait joueront en sa faveur. ![]()
Xenix (1979) : UNIX selon Microsoft.
9/01/12

Billet « minute-culture » ce soir…
Si l’on présente Microsoft souvent comme le grand méchant loup ennemi du libre (et donc de Linux et des systèmes de type UNIX en général), il faut savoir qu’il y a quelques décennies, le même Microsoft possédait un système pour le moins étrange : XENIX.
Xenix, affublé de ce nom parce que le géant de Redmond était dans l’impossibilité d’utiliser le nom UNIX, est né en 1979 suite l’achat d’une licence de l’UNIX d’AT&T (fruit du travail des Pères Ken Thompson et Dennis Ritchie, je tiens à le rappeler) et rendu disponible pour les processeurs 16 bits.
Vers la fin des années 80, Xenix était, selon The Design and Implementation of the 4.3BSD UNIX Operating System, « certainement le système UNIX le plus répandu en raison du nombre de machines sur lesquelles il tourne. »
En effet, Xenix supportait des plateformes telles que : PC/XT, x86, PDP-11, Z8001, 68k.
Microsoft abandonna Xenix lorsque la firme décida de collaborer avec IBM pour développer le système OS/2. Xenix fut récupéré durant un temps par SCO qui distribua le système sous le nom de SCO Xenix System V.
Le billet « minute-culture » étant terminé, vous pouvez reprendre une activité normale. See you later ! ![]()
GNU/Linux : message d’avertissement au login avec Zenity.
24/12/11

J’ai dû, dans le cadre de mon travail, mettre en place un message d’avertissement à chaque login sur nos ordinateurs équipés d’Ubuntu 10.04. (Alors oui, aujourd’hui on oublie Windows 8, j’étais à deux doigts de recevoir des menaces de mort.
)
J’ai immédiatement pensé à Zenity pour créer facilement une fenêtre GTK+. Une ligne de commande (à la syntaxe parfaitement compréhensible) suffit pour afficher une fenêtre avec le message en question et un bouton OK. Cela correspondait donc parfaitement à ce que je recherchais.
Il peut en effet être utile de préciser à chaque ouverture de session quelques consignes que chaque utilisateur se doit de respecter. C’est le cas dans les entreprises et les administrations.
Dans le cas présent (système GNU/Linux), chaque ordinateur s’apprêtait à rejoindre le parc informatique. Les authentifications se font à distance, créant ainsi un répertoire /home/prenom.nom
Il fallait que pour chaque utilisateur un script s’exécute et affiche l’avertissement. Et ce, ensuite, à chaque login.
Pour cela, il faut (en admettant que vous disposez d’un accès root, c’est mieux !) aller voir dans /etc/skel. C’est là où se définissent les paramètres qui vont affecter chaque nouvel utilisateur créé.
Il s’agit de créer un fichier, que j’appellerai zenity.desktop, qui sera placé dans /etc/skel/.config/autostart/ (et qui apparaîtra ensuite dans chaque /home/$USER/.config/autostart lors de la création de l’utilisateur)
Le contenu du fichier zenity.desktop :
[Desktop Entry]
Type=Application Exec=zenity --info --text="À PARAMÉTRER EN FONCTION"
Hidden=false
NoDisplay=false
X-GNOME-Autostart-enabled=true
Name[fr_FR]=Avertissement
Name=Avertissement
Comment[fr_FR]=
Comment=
Ainsi, tout nouvel utilisateur verra apparaître à chaque login une fenêtre d’avertissement dont le texte est défini dans –text=.
Et, vous vous en doutez, ce genre de « pop-up » va passablement agacer vos utilisateurs. Et ça, ça n’a pas de prix ! ![]()

Allez, pour le plaisir ! Enjoy ! ![]()
Les 100 commandes Vim indispensables à ta (sur)vie.
27/11/11

Vi (ou Vim, au choix), est incontestablement l’éditeur de texte le plus abouti et accessoirement le meilleur atout de tout programmeur (ou simplement de toute personne se voulant productive lorsqu’elle travaille avec du texte). Toutefois, force est de constater que la cheat sheet (ou feuille de triche) se révèle être une alliée de choix dans l’exercice quotidien.
En bon prince que je suis, je vais donc arrêter de troller (c’était juste pour faire râler les utilisateurs d’Emacs) et vous donner un petit lien qui vous montrera (si vous n’êtes pas convaincu) à quel point cette petite perle datant des seventies peut se révéler diablement efficace.
P.S : Inutile de fermer ton gEdit, t’es grillé. P’tit joueur va ! ![]()
GNOME 3 est une abomination.
22/11/11

Lorsque j’ai installé Fedora 16, je savais que j’allais devoir me frotter à GNOME 3, LA mise à jour majeure de cet environnement que n’aime pas Linus Torvalds.
Je cite : « Dans GNOME 3 les développeurs ont apparemment pensé qu’il était trop compliqué de faire du vrai travail sur votre bureau et ont décidé de faire en sorte que cela soit très pénible pour vous. »
Dans les faits ? J’ai le regret de vous annoncer que non, Linus Torvalds ne trolle pas, il constate. Point.
Mon collègue, administrateur de GeekDay.fr m’avait déjà fait part de la manip’ que tout utilisateur devinera de lui-même tant elle est évidente : pour faire apparaître l’option « Éteindre », il faut tenir la touche Alt enfoncée.
Avant même de poser les mains dessus, j’avais déjà un bref aperçu de l’horreur. Je n’étais pas au bout de mes surprises…
Chers lecteurs, vous ne pouvez pas réduire les fenêtres ouvertes (enfin, presque, je vais vous expliquer), vous n’avez pas de bouton pour maximiser (là aussi, presque), et pour voir toutes vos fenêtres, vous devez aller pointer dans le coin supérieur gauche de votre écran.
Chez GNOME, ils appellent ça « comfort, control, easy-to-use ». Va falloir m’expliquer.
Bref, je pose la question : comment un utilisateur débutant peut-il s’en sortir ? Même moi qui suis un utilisateur avancé, je perds du temps et surtout je trouve cela totalement illogique !
Même Windows XP est infiniment plus ergonomique que cette chose. N’ayons pas peur de le dire.
Pour que GNOME 3 soit à peu près agréable à utiliser, il faut un dock. (type Cairo-Dock)
GNU/Linux semble être sacrifié sur l’autel de l’user-friendly (user-friendly pour l’utilisateur débutant, précisons-le), mais force est de constater que cet objectif (louable ou pas, je n’en ai que faire) n’est absolument pas rempli. Jamais Mme Michu ne trouvera GNOME 3 (en l’état actuel) simple et agréable à utiliser.
Allez lui dire : « Godiche, faut appuyer sur Alt et tu pourras éteindre ta machine ! » ou mieux encore : « Si t’avais lu le man, tu l’aurais su ! » et « Si tu veux tes boutons maximiser/minimumser, installe gnome-tweak-tools ! »
Si on commence à vouloir que monsieur tout-le-monde (qui aime le clicka-clicka) lise le man, autant tout laisser comme c’est, ça me va !
Maintenant, un petit mot doux pour ceux qui fulminent déjà en pensant : « Si t’es pas content, rejoins le projet et apporte ta pierre à l’édifice. »
Messieurs, je n’ai pas le niveau requis. Et messieurs, laissez-moi vous dire, en toute honnêteté, que les personnes chargées de l’ergonomie de la bête marchent sur la tête. S’ils veulent des conseils en la matière, je suis là.
Parce qu’au point où on en est, autant ne pas faire apparaître l’option « Éteindre ». Obligeons l’utilisateur à ouvrir le terminal et à taper « halt ». Dans l’état actuel des choses, il pourrait éteindre sa machine par inadvertance…
N.B : Il y a tout de même des fonctionnalités intéressantes dans GNOME 3, tout n’est pas tout noir. Je préfère préciser…
Comment ne pas laisser de traces dans un shell…
28/10/11

Pour une raison ou une autre, il peut être intéressant de ne pas faire figurer certaines commandes dans l’historique d’un shell.
Plutôt que de favoriser la manière forte (en vidant .bash_history par exemple), je vous propose la méthode méticuleuse. Ouvrez une console et voyez plutôt…
Les touches fléchées Haut et Bas de votre clavier vous permettent de remonter dans l’historique des commandes exécutées. Admettons que vous souhaitez laisser sous silence certaines commandes futures, comment s’y prendre ?
Lancez votre éditeur de texte préféré (vim ? Excellent choix), et rajoutez cette ligne à votre .bashrc :
export HISTIGNORE="[ t]*"
HISTIGNORE vous permet de ne pas enregistrer certaines commandes. Ici, ne seront pas enregistrées les commandes précédées d'un espace. Après avoir enregistré les modifications apportées à .bashrc, essayez n'importe quelle commande. Elles apparaîtront dans l'historique.
Essayez à nouveau en laissant un espace juste avant votre commande. Elles ne seront pas enregistrées !
Maintenant, ouvrez votre .bash_history en mode "Stealth", puis supprimez la commande d'édition du .bashrc.
Toujours en mode "Stealth", ouvrez .bashrc, puis supprimez le HISTIGNORE.
Aucune trace... c'est pas beau ça ? (enfin, aucune trace dans le shell, entendons-nous bien...
)
Dennis Ritchie : mort du père de l’informatique d’aujourd’hui.
13/10/11

On en a fait des tas avec Steve Jobs. Génie, visionnaire, véritable père pour certains, aujourd’hui je voudrais rendre hommage à un homme de l’ombre, un homme dont l’œuvre est immense tant elle a influencé l’informatique telle qu’elle existe aujourd’hui. Cet homme est Dennis Ritchie.
Pour les étudiants en informatique, ce nom rappelle vaguement quelque chose. Pour le grand public, il est tout simplement inconnu. Pour les passionnés, il est synonyme des pierres fondatrices de tout ce que nous utilisons actuellement.
Dennis Ritchie est, avec Kenneth Thompson (et dans une moindre mesure Brian Kernighan) le père du langage C et le père d’UNIX, le système d’exploitation créé dans les labos de la société Bell qui révolutionnera (au sens premier du terme) l’informatique moderne.
Pour faire court, sans UNIX (et le langage C) nous n’aurions pas :
- GNU/Linux (et par extension Android. Basé sur Minix lui-même basé sur UNIX).
- Mac OS (et par extension, iOS. Basé sur BSD lui-même basé sur UNIX).
- Nos box Internet. (qui utilisent des systèmes basés sur Linux)
- Certains produits high-tech (utilisant des micro-systèmes Linux)
- Les supercalculateurs (utilisant pour la plupart des dérivés d’UNIX/Linux)
- Un grand nombre de logiciels qui nous simplifient la vie au quotidien (codés en C/C++)
Bref, sans ces hommes, vous n’auriez peut-être pas (sûrement, même) d’iPhone et de smartphones Android. Sans ces hommes, vous n’auriez pas pleuré Steve Jobs. Je le dis et c’est indiscutable : l’influence de son travail sur l’informatique d’aujourd’hui est beaucoup plus conséquente que celle de Steve Jobs. (loin de moi l’idée de vouloir dénigrer Jobs, je tiens à le préciser)
Bye Dennis. October 2011 is a cursed month for UNIX ambassadors.






