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Le club « le Siècle » : table ronde de l’élite française.
13/01/12

S’il est un club qui ne vous cache rien en apparence, c’est bien le club « le Siècle ». Son existence n’a jamais été démentie. Ne rien cacher pour ne pas attirer les regards curieux, c’est la stratégie choisie par ce club de pensée (ou « think tank ») qui réunit l’élite politique, économique et journalistique française.
Fondé en 1944, le club « Le Siècle » a un statut d’association. En tant que tel, le club nous annonce au 1er janvier 2011 être composé de 751 membres et 159 invités.
Une liste non-exhaustive des convives est disponible sur Wikipédia. Prenez le temps d’en tirer des conclusions, les miennes seront développées.
À y regarder de plus près, on remarque certains détails pour le moins troublant :
- La présence des dirigeants d’établissements financiers (AXA, BNP, LCL, Banque de France, Banque Centrale Européenne…)
- La présence de dirigeants d’entreprises (Dassault, Pépy…)
- La présence de nombreux journalistes (Pujadas, Field, Jeambar, Joffrin, PPDA, Duhamel, Chain, Colombani, Chabot…)
- La présence de dirigeants syndicalistes CGT, CFDT, MEDEF…
- La présence de personnalités politiques de bords opposés (Aubry, Hollande, Valls, Jospin, Huchon / Sarkozy, Fillon, Besson, Copé / Lepage, Bayrou, Chevènement…)
Dans le dernier point que j’ai abordé, on remarquera essentiellement l’existence de trois bords politiques ayant droit de cité au Siècle :
- L’UMP.
- Le PS.
- Les centristes (Bayrou : MoDem | Lepage : CAP 21 | Chevènement) ayant plus ou moins d’affinités avec la Majorité Présidentielle.
Exit donc les extrêmes et les formations politiques de moindre envergure. Mais la liste des personnalités étant non-exhaustive, mon affirmation peut se retrouver erronée. Si quelqu’un est en mesure de me fournir la liste complète des adhérents du club (par le livre « Au coeur du pouvoir » par exemple), je suis preneur. Le site internet du Siècle est quelque peu muet sur l’identité de ses convives…
Le conseil d’administration du Siècle se réunit une fois par mois pour étudier les dossiers des potentiels nouveaux membres, dossiers obligatoirement parrainés par deux membres confirmés du club. Aucune candidature spontanée n’est acceptée. Puis l’admission est soumise à un vote. Chaque membre du conseil d’administration dispose d’une boule blanche (accord) et d’une boule noire (refus). Chaque boule noire vaut deux blanches. Si trois boules noires apparaissent, vous êtes refusé, et ce pour éviter les « tensions internes ». Devons-nous donc comprendre que la présence de politiciens et syndicalistes aux idées (en apparence) opposées ne créée pas de tensions ? Je vous laisse en juger.
Le club « le Siècle » a ses habitudes. Dix fois par an, le dernier mercredi du mois, le club se réunit à l’Automobile Club, hôtel de Crillon, place de la Concorde, dans le 8ème arrondissement de Paris. Le dîner se déroule par groupe de 8 autour d’un chef de table qui organise le débat.
Je pose la question :
→ Doit-on faire confiance à des politiciens qui vitupèrent à la télévision, allant parfois jusqu’à l’invective, puis se réunissent (plus ou moins secrètement) pour dîner ?
→ Les discussions qui se tiennent au sein du club ne font pas l’objet de reportages, d’articles de journaux, les fuites sont quasi-inexistantes… alors devons-nous accorder encore du crédit à ceux qui prétendent au poste de chef d’État ?
Simples exemples :
- Aujourd’hui vendredi 13 janvier, Rachida Dati déclarait sur RTL que la candidature de François Fillon aux législatives était « Une candidature de pantouflage ». La même Rachida Dati aperçue en octobre 2010 avec les membres du club, le même François Fillon qui est membre du club.
- 4 janvier 2012 : Hollande qualifiait Sarkozy de « sale mec ». S’en suivaient des querelles entre membres de l’UMP et du PS, eux-mêmes membres du Siècle et habitués des repas de l’Automobile Club.
- Mêmes remarques concernant les journalistes qui interviewent régulièrement ces politiques, et qui partagent des moments de convivialités au sein du club…
Libre à vous de penser qu’il y a pas anguille sous roche…
La vérité est ailleurs.
Richard Stallman : l’extrémiste de l’informatique.
8/10/11

Je vois déjà les libristes grincer des dents et s’insurger contre le titre et l’image d’illustration de cet article. Les lecteurs habituels connaissent mon goût prononcé pour la provoc’, la critique gratuite et l’humour bancal. Pourtant, dans ce billet, je vais vous livrer sans détour mes impressions sur Richard Stallman, le « père » du logiciel libre.
Richard Matthew Stallman, né le 16 mars 1953 à New York, diplômé de la prestigieuse université Harvard et actuel président de la Free Software Foundation. Autant vous le dire tout de suite, j’ai beaucoup de respect pour ses travaux et ses talents de programmeur. Sans lui, GNU/Linux ne serait pas ce qu’il est. Pourtant, j’ai une réelle aversion pour ses prises de position, toujours extrêmes.
M.Stallman est un homme qui lutte activement contre l’informatique propriétaire. Si vous êtes plus ou moins étranger à ces concepts, je vais résumer simplement : un logiciel dont le code source n’est pas ouvert (ex : votre système Windows ou Mac OS, vos jeux vidéo PS3/Xbox/Wii) est un logiciel dangereux. Dangereux ?! Non, je n’exagère pas. Pour M.Stallman, c’est dangereux. C’est un logiciel privateur, comme il aime les appeler. Pourquoi ? Parce que, schématiquement, on ne voit pas ce qu’il y a dedans. C’est un peu comme manger un aliment sans avoir accès à la liste des ingrédients.
Dans le fond, il n’a pas tout à fait tort. L’avantage des logiciels libres, c’est l’accès à leur code source. Ainsi, on peut avoir la certitude que le logiciel en question fait son travail et rien de plus (exécution de code malicieux par exemple).
Le problème réside dans sa vision de l’informatique. Pour lui, il faudrait une informatique libre à 100%, dépourvue de logiciels propriétaires. Pour faire clair : les programmeurs désireux de vendre leur travail ne le pourraient plus.
À titre d’exemple, le site Windows7Sins. Mieux encore, l’interview de Libération, qui affiche clairement la vision du gourou : les programmes doivent être « la propriété collective de l’humanité ».
Là, j’en viens à mon image d’illustration. Pour moi, Stallman se rapproche d’un militant communiste. Le Karl Marx des geeks. Aussi communiste que conspirationniste. Il faut le savoir, M.Stallman n’a pas de téléphone mobile, car ces objets nous tracent, et les morceaux de codes propriétaires (Android n’est pas 100% libre) pourraient permettre de faire du mobile un système d’écoute. (Ça vous intéresse ? C’est sur le site du Monde)
M.Stallman, la rubrique « The X-Files » vous le prouvera plus ou moins, je ne suis pas en total désaccord avec vous sur ce point. Mais avez-vous entendu parler d’Echelon ? À partir de là, refuser d’utiliser un mobile est ridicule.
Gourou, j’ai utilisé le terme gourou. Je voudrais également éclaircir ce point. De la même manière que je qualifiais (plus ou moins de façon humoristique) Apple d’église (et donc S.Jobs de gourou… et c’est le cas ! Il faut être aveugle pour ne pas voir les quelques illuminés qui vouent un culte à l’homme et à l’entreprise), Richard Stallman est également un gourou. Il a sa troupe de fidèles, ces geeks qui mettent un point d’honneur à ne pas avoir le moindre bout de code propriétaire dans les logiciels qu’ils utilisent, ces geeks qui réencodent leurs MP3 en OGG parce que le MP3 : « Ça pue, c’est pas libre. », ces geeks qui boivent les paroles de Stallman comme s’il s’agissait de paroles d’évangile.
D’ailleurs, sur certaines photos, le sieur apparaît drôlement accoutré…
Dernier point que je voudrais aborder : la prédominance de sa philosophie sur l’humain. Cela n’a échappé à personne, Steve Jobs est mort. Je ne suis pas du genre à noyer qui que ce soit sous les louanges parce qu’il vient de disparaître. De Steve Jobs, je ne retiendrai essentiellement que son excellent parcours comme dirigeant d’entreprise. Richard Stallman, lui, a préféré créer la polémique. (Un résumé de ses propos en français)
En gros : Stallman regrette le décès de Jobs, mais pense que cela fera peut-être progresser le logiciel libre, alors tant mieux.
C’est une façon de voir les choses…
Richard, c’est le genre de mec qui pourrait dire un jour : « Nos ordis valent plus que leurs profits ».
Comment Martine Aubry fait du Marketorecyclage avec son logo.
27/06/11

Marketorecyclage… néologisme de mon cru. Peut-être dans le prochain Robert ou Larousse, qui sait.
Aujourd’hui, j’ai décidé (merci aux malicieux internautes ayant découvert la recette secrète de Mamie Martine au brie) de vous dévoiler comment la première dame du Parti Socialiste recycle le marketing. D’où le terme « marketorecyclage ». L’écologie c’est à la mode, pas de raison !
Le marketorecyclage, c’est d’abord un site web un peu vide : Martineaubrie.fr
Elle nous file un rencard, sympa. Il y a plein de petits boutons incrustés… du Facebook, du Twitter, du Coopol, mouais, c’est une tarte au Social Networking classique.
Mais on aperçoit rapidement un logo assez particulier. Martine aurait-elle investi ? Du tout, messieurs dames, du tout ! La moulinette du PS
, y a que ça de vrai ! Avec, y a pas de pertes !

Avant de vous laisser partir, je vous propose une analyse psychanalytique poussée :
Martine est amoureuse de Barack Obama (c’est un beau mec, faut avouer), boit du Pepsi (le Coca c’est dégueulasse), apprécie Korean Air (elle prend plus Air France depuis Rio-Paris), et jouait avec Action Man quand elle était petite (c’est une femme de caractère, Martine ! Pas de Barbie ! C’est bon pour Ségolène ça ! Ou alors Martine est un homme… au choix.)
À ciao bonsoir !
Patrick, les enfants du Rock te disent merci !
6/05/11

Étant un grand (très grand) amateur de rock, je ne pouvais pas passer à côté d’un tel article. Vous le savez probablement, Patrick Roy, député socialiste de la 19ème circonscription du Nord, est mort le mardi 3 mai des suites de son cancer du pancréas.
Hors de toute considération politique (mon travail m’imposant d’ailleurs un devoir de réserve), je voudrais remercier au nom de tous les mélomanes ce grand monsieur qui s’est battu pour sa passion. Nul applaudissement hypocrite de la part des différentes formations politiques, mais juste un « merci » pour ce qu’il a fait.
Il a défendu (avec succès) le HellFest, plus grand rassemblement rock de France, il a fondé le festival des Metallurgicales dans sa ville de Denain, allant jusqu’à prendre sa Gibson Explorer pour jouer avec Mass Hysteria. (Mass Hysteria qui lui rendra hommage à l’occasion du Sonisphère d’Amnéville le 9 juillet prochain)
L’Assemblée Nationale était également gâtée. Non content de se rendre sur le terrain pour crier son amour du hard rock, il donnait de temps en temps des cours à ses collègues avec son Rock Hard en main…
À la fin du concert de Scorpions (le meilleur groupe de tous les temps, je tiens à le préciser. En toute objectivité, évidemment.), le HellFest lui rendra hommage avec Stairway to Heaven de Led Zeppelin.
Le bonhomme au costard rouge nous manquera cruellement. Patrick, les enfants du Rock te disent merci !
Pourquoi l’anonymat est-il nécessaire ?
16/06/10

Après le sénateur Masson, c’est au tour d’un autre homme politique de Moselle, monsieur André Wojciechowski (UMP), de vouloir faire « tomber les masques » sur Internet, plus spécialement sur les messageries en ligne.
Nous avons été assommé de campagnes de prévention sur l’intérêt de ne pas divulger son identité sur Internet (pédophilie, enlèvement, etc..), désormais l’inverse semble être de mise. Paradoxal n’est-ce pas ?
On est en droit de se demander quelle mouche a piqué nos parlementaires au point de devenir de véritables pourfendeurs de la diffamation en ligne. Véritable problème ou simple envie de s’afficher ?
Outre le fait que la diffamation soit répréhensible et que la volonté de la punir soit une intention louable, je suis opposé au fait que notre identité soit clairement révélée sur Internet.
En effet, à l’ère de Facebook, Twitter, et autres réseaux sociaux en vogue, divulguer sa véritable identité est devenu un réflexe presque naturel. Pourtant, cette pratique comporte des risques qui sont désormais connus. (je prends pour exemple mon journal local, le Républicain Lorrain, qui révèle que 35% des employeurs ont renoncé à embaucher après consultation d’un profil Facebook.)
Ensuite, comment se présenterait cette levée d’anonymat ? Qui aurait accès à la véritable identité de l’internaute ? Tout le monde ? Les autorités seulement ? (l’adresse IP permet déjà de retrouver facilement une personne…l’anonymat n’est donc qu’une illusion.)
Il faut savoir que l’anonymat, ou cette impression d’anonymat, n’est pas uniquement mauvaise. On trouve de nombreux forums ou des personnes sous pseudonyme peuvent parler de leurs problèmes (santé, amour, finances, etc…), chose qu’elles ne feraient probablement pas « à visage découvert ».
L’anonymat sur les forums, même partiel, est donc nécessaire.
Quant aux blogueurs, là aussi, une identité clairement visible par tous n’est pas une solution mais une entrave. Certains blogueurs (pas forcément amateurs de diffamations) aiment pouvoir s’exprimer sans devoir afficher leur véritable identité. (parce qu’ils émettent des opinions politiques ou personnelles pouvant avoir des répercutions dans leur vie)
L’anonymat de certains blogueurs peut donc aussi être nécessaire.
Pour finir, il est amusant de remarquer que le gouvernement planche sur « le droit à l’oubli », tout en souhaitant que les internautes puissent être clairement identifiés. Voir ressurgir un « topic » où vous déclarez ouvertement votre orientation politique sous votre véritable identité ou vos problèmes de couple, de santé, ne vous plaira certainement pas.
Cependant, je ne suis pas contre le fait de vouloir accélerer la procédure permettant d’obtenir l’identité d’un internaute pour pouvoir engager une poursuite judiciaire. (si toutefois cette procédure est réellement longue)
Le débat reste ouvert. ![]()






