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Piratage : l’immense supercherie des maisons de disques.
11/11/11

Aujourd’hui, nous apprenons qu’Universal Music, filiale de Vivendi, s’est offerte EMI (il paraît que leurs artistes ont du talent) pour 1,4 milliard d’€.
La question que nous sommes en droit de nous poser : où est la crise du disque ? Éléments de réponse à suivre…
Nouvelles formes de consommation
Il est vrai qu’avec l’essor du P2P puis des nouveaux moyens d’accès à la culture (plus ou moins légaux), le mode de consommation de musique a évolué. Les majors l’ont en partie compris. Cédant à la tentation de l’alarmisme, ils veulent nous faire croire que vous et moi nuisons à la créativité musicale et à la juste rétribution des artistes en volant sans remords les derniers singles de Christophe Maé et Patrick Sébastien.
Pourtant, ce discours semble être en totale contradiction avec les faits. Comment expliquer les excellents résultats de l’iTunes Store ? Comment expliquer que tel ou tel artiste soit Disque d’Or ou de Platine, si les disques ne se vendent plus ?
Il n’est donc pas nécessaire de parler de crise du disque. La musique se vend toujours. Simplement, on découvre une nouvelle forme de consommation. Il n’est désormais plus question d’acheter un album si nous ne souhaitons que 2 ou 3 titres. Le tout sera acheté sur une plate-forme de téléchargement légale. De la même manière que l’acheteur n’est désormais plus un impulsif qui ira se ruer sur la première nouveauté venue. Il préférera se faire un avis en écoutant quelques titres ou extraits sur YouTube, Deezer et consorts. Il n’achètera plus autant d’albums qu’auparavant. Il est ici question de sélectivité.
En effet l’acheteur d’aujourd’hui n’est plus l’acheteur d’il y a 20 ans. Désormais, il émet des critères de valeurs qui influenceront son acte d’achat. Ces critères varient d’une personne à l’autre. L’aspect matériel, le jugement sur le travail réalisé par l’artiste, le « mérite », tant de critères dont dépend l’acte d’achat.
Simple exemple : j’ai téléchargé du Swedish House Mafia. Il n’y a pas eu ici d’acte d’achat. Selon les maisons de disques, un téléchargement est un achat en moins. Je réponds faux. Si je n’avais pas pu le télécharger, je ne l’aurais pas acheté. Je m’en serais passé.
Dans l’acte d’achat, il y a une forme d’affection. Si j’achète le disque, c’est parce que j’aime l’artiste. Dans le cas de Swedish House Mafia, je trouve cela sympa de temps en temps, pour une séance de sport par exemple.
En revanche, j’ai acheté le nouvel album d’Anna Ternheim. En édition deluxe. Pourquoi ? Parce que j’apprécie beaucoup l’artiste et parce que je tenais à posséder l’objet ainsi que le contenu exclusif de l’édition deluxe. En tapant « The Night Visitor » (titre de l’album), j’ai trouvé plus de liens pour le télécharger que de sites me proposant de m’en porter acquéreur. Non, je voulais acheter cet album.
Le piratage au service de la musique
J’ai découvert tous mes artistes préférés en pillant sauvagement leurs œuvres. J’ai découvert Anna Ternheim en pillant sa musique sans rien lui offrir en retour. J’ai découvert Scorpions en pillant leurs albums. J’ai découvert Metallica en copiant sans scrupules le CD d’un copain lorsque j’étais au collège (And justice for all, si vous voulez le titre). J’ai acheté le dernier album d’Anna Ternheim, j’ai réservé ma place pour son concert du 22 février à Paris, j’en ai parlé sur mon blog. Je compte aller voir Scorpions le 2 juin à Nancy (merci @lamarie84 pour l’info !). Je suis allé voir Metallica au Sonisphere d’Amnéville l’an dernier. Si je n’avais pas téléchargé leur musique, rien ne dit que je serais fan de ces artistes aujourd’hui.
Ce n’est pas parce que les internautes téléchargent qu’ils ne consomment pas de musique. Nous, pirates, nous achetons de la musique si nous estimons que l’artiste le mérite. Nous, pirates, nous sommes les premiers à nous rendre aux concerts. Nous, pirates, nous n’avons pas empêché Justin Bieber de s’offrir une Ferrari. Nous, pirates, nous n’avons pas empêché Lady Gaga de devenir une icône.
Derniers exemples en date : @gGey_kun m’a fait découvrir Katherine Jenkins. J’ai pillé sa discographie (en FLAC, s’il vous plaît !). Je suis désormais prêt à me rendre à un de ses concerts où à m’offrir son prochain album. J’ai également découvert Melody Gardot grâce à une pub. Là aussi, j’ai pillé. Je surveille désormais un éventuel passage en France…
Les artistes et maisons de disques s’autodétruisent.
Mauvais contenu (vous avez entendu Senna et Colonel Reyel ?), prix souvent trop élevés, participation aux décisions politiques injustes et inefficaces telles que la Hadopi, les artistes et les maisons de disques se tirent souvent une balle dans le pied.
Difficile de vouloir à nouveau acheter les disques de Renaud ou aller le voir en concert après l’avoir vu supporté Hadopi. Pour un artiste engagé à gauche qui disait « Société tu m’auras pas », c’est paradoxal. Quant à Diam’s, Kenza Farah et autres personnalités de la génération actuelle, elles devraient apprendre à relativiser et se dire que l’Internet n’a finalement peut-être pas nui à leurs affaires. En tout cas, le téléchargement ne les a pas empêché d’avoir un revenu annuel plus élevé que le mien.
La question que je voudrais poser : Y a-t-il une personne (disposant d’un accès à Internet bien entendu) capable de dire qu’elle n’a jamais téléchargé un seul morceau de musique ?
Si nous les empêchions vraiment de vivre de leur travail, il n’y aurait personne à leurs concerts. Il n’y aurait même pas de concerts. En fait, il n’y aurait tout simplement pas d’artistes.
Pour combler l’éventuel manque à gagner.
Nous pouvons admettre que dans certains cas, le téléchargement se substitue à l’achat. Il est évidemment question du prix d’achat mais pas seulement. Une galette décorée et une jaquette, n’est-ce pas un peu limite ?
Nous, consommateurs, aimons les contenus exclusifs. Nous sommes friands d’éditions collector et de choses qui ne se téléchargent pas. Nous aimons ne pas être pris pour des vaches à lait. Ainsi, je dis au groupe Scorpions (qui n’est autre que mon groupe de rock préféré) que l’album Comeblack est une vaste blague. Des réenregistrements et des reprises, je n’appelle pas cela un album.
À tous, je dis que les multiplications de singles nuisent plus à l’industrie du disque que lorsque nous téléchargeons. À tous, je dis que coller les singles ensemble pour faire un album n’est pas une pratique très sympathique. C’est même une insulte.
Surprenez-nous !
J’accuse.
J’accuse les maisons de disques de tromper les internautes qui ne sont autres que les véritables clients de celles-ci et de faire planer l’ombre de la crise dans le seul et unique but d’accroître leurs profits.
J’accuse les maisons de disques de se saboter en refusant de faire face à l’évolutions des modes de consommation. Enfermées dans le passé, elles tentent désespérément de s’accrocher à une époque depuis longtemps révolue.
J’accuse les maisons de disques de mentir en permanence sur l’état de santé du marché de la musique.
J’accuse les artistes de s’en prendre à tort à ceux qui leur permettent d’exister et qui refusent de voir que le piratage contribue plus à leur succès qu’à leur manque à gagner.
J’accuse les artistes de prendre parfois leurs clients pour de simples porte-feuilles sur pattes.
J’accuse les artistes de prendre le raccourci « Mauvais clients » alors qu’il n’y a en réalité qu’une mauvaise production musicale.
J’accuse les politiques de prendre des décisions absurdes et caduques qui entravent l’accès à la culture. (Hadopi, Carte Musique…)
J’accuse les politiques d’être complice de la bêtise des maisons de disques.
J’accuse les politiques de considérer les internautes comme une menace pour certains secteurs.
Nous ne sommes pas que des consommateurs. À bon entendeur.
Anna Ternheim est de retour avec The Night Visitor !
27/08/11

J’ai bien conscience que je serai l’un des seuls (sinon le seul) blogueur français à en parler. Qu’importe, j’en fais ma fierté.
Édit : Franck Chevalier de Zikio a publié un billet très flatteur, je ne peux résister à l’envie de vous le faire partager
Dans 61 jours, elle sera de retour. Je parle bien sûr de la Suédoise la plus talentueuse de toutes : Anna Ternheim.
Elle nous avait quitté en 2008 en nous laissant son petit bijou « Leaving on a Mayday ». Après 3 ans de travail, elle s’apprête à nous faire découvrir The Night Visitor.
Qu’attendre de cet album ? Le design du site d’Anna Ternheim diffère sensiblement de celui du Night Visitor. L’un est blanc, l’autre est sombre, presque inquiétant. On peut donc penser qu’elle nous offrira un album à deux visages.
On sait qu’Anna Ternheim a pour habitudes de faire des chansons très personnelles, c’est pour elle une façon de dire des choses qu’elle ne dirait pas naturellement. Qui est ce « Night Visitor », est-il réel ?
Quelle influence a-t-il sur la jeune musicienne ? Ces questions n’auront certainement jamais de réponses bien définies, à vous d’en tirer vos interprétations. La musique d’Anna est comme un livre de Stephen King : il n’y a aucune explication et il ne doit pas y en avoir. Ce sont les mystères sans réponses qui nous marquent le plus et c’est de cela qu’on se souvient à la fin.
Car lorsqu’on demande à la chanteuse de nous parler d’elle, elle répond simplement : « Je préfère garder cela pour moi. J’ai grandi à Stockholm, dans une famille. C’est tout. »
Avant de vous quitter, je ne peux que vous conseiller d’écouter Anna, elle en vaut la peine, et de faire un tour sur son site le 19 septembre, une surprise nous attend. ![]()
Califfo de Luxe : quand l’Italie te donne la pêche !
20/07/11

Formé en 2001 dans la province de Venise, véritable cocktail musical (Ska, Reggae, Rocksteady), Califfo de Luxe est un jeune groupe peu connu qui mérite d’être écouté.
(Je voulais vous en parler depuis un moment déjà, aujourd’hui je me suis lancé)
Un bain de soleil, voilà comment décrire rapidement la musique de la formation italienne. Déjà 3 albums au compteur, quelques sorties du côté des pays de l’Est (faut dire, ils ont besoin de soleil), mais une reconnaissance européenne qui tarde à venir.
J’ai découvert Califfo de Luxe grâce à un jeu vidéo extrêmement populaire : Tetris. Présente dans l’album « Un anno in un giorno » (2008), cette version entraînante de la célèbre musique du jeu est des plus rafraîchissantes !
Quant à la popularité nationale, elle ne semble plus à faire : avec « Baby baciami » (une intro très 50′s suivi d’une musique au rythme soutenu) Califfo de Luxe est arrivé devant les caméras de Canale Italia.
Au final, après avoir écouté les deux principaux albums du groupe (« Fino all’alba » et « Un anno in un giorno »), je ne peux que saluer le talent de cet orchestre et leur souhaiter une prospérité bien méritée.
N.B : Vous en voulez encore ? Allez sur Deezer.
The Candy Spooky Theater : musique japonaise sauce film d’horreur.
4/07/11

Découverte musicale insolite, The Candy Spooky Theater est véritablement un OVNI de la scène japonaise. Donne-moi la main, je t’emmène dans la maison de l’horreur…
À première vue, le groupe se présente affublé de costumes dignes d’un remake de Chucky. Si vous connaissez le mouvement Visual-Kei, cette excentricité ne vous choquera pas. Comme pour défiler le jour d’Halloween, les joyeux troubadours japonais ne lésinent pas sur le maquillage et l’aspect horrifique de leurs accoutrements.
Inutile de vous le cacher, leur musique aussi transpire la cinématographie d’horreur… ils auraient d’ailleurs pu signer quelques BO.
Mélangeant efficacement les sons typiques des films d’horreur de toutes les époques avec une voix distordue et inquiétante, The Candy Spooky Theater vous transporte dans l’imaginaire infernal de l’enfance, là où la fête foraine vous tétanise par ses mélodies mécaniques et artificielles, là où les clowns sont monstrueux, là où les sucreries vous empoisonnent, là où les ours en peluche sont possédés.
Très typée, chacune de leur musique est teintée d’hommages au cinéma d’horreur. Lorsque l’orgue s’en mêle, nous serions tentés de dire que le trio se rapproche du genre de prédilection de Moi Dix Mois ou Malice Mizer. C’est un fait. Mais cela ne lèse en rien l’identité propre du groupe.
Au niveau des paroles, vous vous en doutez sûrement, nous nageons en plein délire. C’est violent, parfois confus, mais définitivement décalé, tout cela au milieu de rires démoniaques et de cris de femmes terrorisées. Dans l’esprit d’un film d’horreur, finalement.
Devant la caméra, The Candy Spooky Theater persiste et signe. Avec « Exorsist », ils sont allés jusqu’à représenter des scènes de cannibalisme. On aime ou on aime pas, mais l’originalité est là.
YUI : 3 lettres et une guitare.
16/06/11

Yui Yoshioka est une jeune chanteuse-compositrice né le 26 mars 1987 à Fukuoka (île de Kyūshū, tout au sud). Elle commença très jeune à écrire des poèmes. Puis, à 16 ans, sur recommandation de sa mère, elle commença à étudier la guitare et à composer des chansons. Après avoir passé une audition auprès de Sony Music Japan, elle partit pour Tokyo.
Pourquoi je vous parle de YUI ? Pour deux raisons : parce qu’elle est une de mes artistes préférées mais qu’à ce jour, je ne la trouve plus aussi brillante qu’auparavant. YUI à l’origine c’est l’année 2006 et son premier album : « From me to you ». Un savant mélange de guitare électrique (sa Fender) et de guitare sèche répartis en 13 titres. Cet album est selon moi le meilleur. Si par la suite elle a sorti d’autres albums, ceux-là sont en deçà du premier. « Can’t buy my love » et « My short stories » sont certes sympathiques, mais il manque ce petit quelque chose qui rendait sa musique vraiment agréable. Certes, elle a sorti des singles qui valaient le détour (à l’image de « Gloria » ou « again ») mais la suite fut bien moins glorieuse… son dernier album en date n’est qu’un assemblage de singles, et la jeune fille a même été jusqu’à récupérer une musique qu’elle avait composé pour un autre groupe.
Bref, je ne vais pas l’enfoncer plus qu’il ne faut, je vais plutôt vous proposer de découvrir ses premiers titres. Il y en a pour tous les goûts. YUI est capable de produire aussi bien du « easy listening » que des titres plus sérieux, plus doux, plus poétiques.
Trêve de bavardage, voici sans plus tarder ma sélection. Si vous appréciez, sachez qu’on peut trouver sa musique dans toutes les bonnes boutiques du Net. (Nautiljon, pour ne citer qu’elle… )
La seule chose que j’espère c’est que YUI reviendra bientôt au source, c’est un peu dommage de devoir la boycotter. (mon titre préféré restera « Tokyo », juste pour info)
The GazettE : Tokyo Shinjuu (ガゼット− 東京心中)
12/06/11

Aujourd’hui, dans la catégorie musique, je ne vous présenterai pas d’artiste. Je vais me contenter de vous faire découvrir un titre en particulier. Envoyez la musique…
The GazettE (ガゼット, gazetto) est un groupe de Visual Kei (ce qui explique les accoutrements d’un goût particulier). À la différence de MUCC (sujet du précédent article), ils n’ont pas réellement de thème de prédilection. J’ai toutefois choisi de vous parler de Tokyo Shinjuu. Pourquoi, parce que le titre veut dire « Double suicide à Tokyo ». De ce fait, ce titre aurait très bien pu être une production de MUCC, très friand de ce sujet.
Bien qu’abordant un phénomène de société triste et cruel, Tokyo Shinjuu n’a pourtant pas un rythme très mélancolique. Dans sa globalité, le titre nous offre un tempo assez rapide, ce qui est contradictoire pour une chanson qui aborde le thème du suicide. Ceux qui ont lu mon article sur MUCC se rappelleront du tempo lent et triste de Isho. L’atmosphère n’est pas du tout la même.
Le timbre de voix du chanteur est en grande partie assez « classique ». On ne ressent pas de fatalité, même si certains passages un peu plus lents laissent traduire un léger malaise. Les passages parlés en arrière-plan laissent également envisager une histoire assez triste. (si vous parlez ou comprenez parfaitement le japonais, vous n’avez rien à deviner, bien entendu)
Dans les paroles, en revanche, le groupe est parfaitement dans le ton. L’histoire nous parle d’une fille (je présume) qui a quitté sa famille pour partir vivre à Tokyo avec son copain. Mais les ennuis s’accumulent, la pauvreté se fait sentir de plus en plus lourdement, pour finir sur la mort des deux amoureux qui décident de la noyade comme dernière et ultime balade. La chanson met l’accent sur l’amour qui les unit et qui finit par les conduire à la mort. Dans le style, on est assez éloigné de la poésie et de la métaphore. Le parolier n’a visiblement pas cherché à faire du beau. Il s’est projeté dans la tête de son personnage et a restitué ce qui aurait pu être dit ou écrit. Ce n’est en soit pas une mauvaise chose, le texte reste donc simple mais n’en est pas moins percutant. Là aussi, nous sommes à mille lieues des productions poétiques de MUCC.
Démonstration :
La personne que j’aime est maintenant tout pour moi, parce qu’elle est comme moi
Père, mère. Je suis résolu à vivre avec cette personne à Tokyo
Je sais bien que c’est stupide
Mais je ne suis plus un enfant
Je pense par moi même
Ils sont en colère, j’ai de la peine
S’il vous plaît, pardonnez moi d’être
égoïsteThe GazettE, Tokyo Shinjuu.
La guitare, d’emblée, nous offre des sonorités enjouées. Il faut attendre d’être à la moitié du morceau pour enfin apercevoir un ralentissement du tempo et l’arrivée de notes longues, de suite plus mélancoliques. On retrouvera ce même schéma à la fin de la chanson. D’une certaine manière, on peut dire qu’elle affirme à elle seule ce qu’il advient du couple malheureux…
Au final, je retiens un titre assez marquant. Loin des conventions tacites qui « imposent » que la mort rime avec lenteur et mélancolie, The GazettE nous propose au contraire un morceau plutôt frais si nous ignorons le sujet traité. Un choix curieux mais audacieux.
Sur ce, je vous laisse découvrir par vous-même cette façon d’aborder le suicide.
MUCC : de mysteriis dom musica.
7/06/11

De tout l’univers de la musique japonaise, s’il y a bien un groupe qui puise sa force dans le poids des mots et réussit l’exploit d’installer dans la tête de celui qui l’écoute une noirceur sans égale, c’est bien MUCC.
MUCC (ムック, mukku) est un groupe japonais de Visual Kei (bien que désormais assez éloigné de ce genre) composé de 4 membres et formé en 1997 à Ibaraki. Leur musique pose dès les premières notes les bases d’un univers très particulier. Tantôt calme, tantôt dure et déstructurée, le monde dans lequel elle vous transporte reste immuable : noir, triste et profondément inquiétant. Ceci suffit pour faire de MUCC un groupe à part sur la scène japonaise actuelle.
Tatsurou, le chanteur et leader du groupe, vous tétanise d’emblée grâce à un timbre de voix non conventionnel. À l’image de la musique du groupe, qu’elle soit douce ou agressive, elle garde cette empreinte qui est celle d’un homme ravagé par la douleur. Du suicide à la perte d’un être cher, de la mélancolie à la folie pure, les paroles ne sont que le reflet de la souffrance. Métaphoriques ou dénonciatrices, elles font mouche à tous les coups, ne laissant personne insensible.
Démonstration :
Les medias sont prompts à faire de notre douleur de l’information,
Et ces croyants idiots qui n’hésitent pas à feindre la tristesse,
Nous vivons cette vie rouge sang,
Mais ne pouvons nous le montrer qu’en mourant ?Et même quand je serai endormi, par pitié,
Ne déposez pas de fleurs sur ma table de classe,
La mise en scène ne sied pas à la tristesse…Ce monde nous a créés,
Ce monde nous a tués.MUCC, Isho.
Si je m’enfonce au plus profond d’une forêt trouble et enferme mon coeur dans un cocon
Je finis par couper les fils de ma douleurImmobile dans les ténèbres de l’aube, j’interroge la chaleur restée au creux de ma main
Pourrai-je remonter le ruisseau en barque
Et retourner là-bas un jour ?J’ai murmuré à la pluie
« Fais qu’il fasse beau demain »MUCC, Akatsuki Yami.
Inutile de flatter davantage les mérites du quatuor nippon le plus talentueux depuis X Japan, je vous laisse découvrir toute l’étendue de leur poésie.
Anecdote : Tout ceci me rappelle l’époque où j’écrivais ムック sur toutes les tables du lycée… la belle époque ! ![]()
Anna Ternheim : une chanteuse à découvrir.
16/05/11

Il m’arrive souvent de découvrir des artistes au détour d’un film ou d’un série. Dans le cas présent (et je vous en ai déjà beaucoup parlé), il s’agit d’un jeu vidéo : Alan Wake. J’aime d’autant plus participer à la promotion d’artistes peu connus qui méritent de sortir de l’ombre.
Anna Ternheim, c’est d’abord un titre : « No, I don’t remember ». Je l’ai écouté pour la première fois il y a quelques mois, après avoir fini The Signal, le premier DLC d’Alan Wake. Intrigué, mais charmé par sa mélodie, je me suis renseigné sur l’artiste. Anna, c’est une jeune suédoise de 33 ans méconnue en France. À l’instar du groupe Europe et de Yngwie Malmsteen, elle est pour moi ce que la Suède a fait de meilleur.
Chanteuse à textes, excellente musicienne, elle vous transporte littéralement avec ses mots et ses mélodies. Innovante, mélangeant savamment les sonorités, elle réussit à composer des titres originaux dans leur façon d’être. Tantôt sombre, tantôt mélancolique, mais toujours aussi belle, sa musique vous inspire, vous fait revivre certains moments de votre vie, certaines émotions reviennent, pas toujours agréables, mais la pureté du son filtre les mauvaises vibrations. Son timbre de voix efface tout, ne laissant passer que le bien-être.
Anna n’a sorti que 3 albums (Halfway to fivepoints étant une réédition de Separation Road avec 4 titres en plus, je me permets de l’évincer), ils passent en boucle chez moi (surtout dans le train). Je vous invite donc à découvrir tous ses titres, chacun étant à sa façon un petit concentré de bonheur.
Malheureusement, les concerts d’Anna sont trop rares, surtout en France. Un jour peut-être reviendra-t-elle. J’espère avoir l’occasion de la rencontrer. En attendant, je vous propose d’élargir son cercle de fans.
Anna c’est une fille bien. Voilà. (je termine cet article d’une façon étrange, n’est-ce pas ? C’est de l’innovation, vous ne pouvez pas comprendre)
Édition du 19 mai : Quelques vidéos.
Patrick, les enfants du Rock te disent merci !
6/05/11

Étant un grand (très grand) amateur de rock, je ne pouvais pas passer à côté d’un tel article. Vous le savez probablement, Patrick Roy, député socialiste de la 19ème circonscription du Nord, est mort le mardi 3 mai des suites de son cancer du pancréas.
Hors de toute considération politique (mon travail m’imposant d’ailleurs un devoir de réserve), je voudrais remercier au nom de tous les mélomanes ce grand monsieur qui s’est battu pour sa passion. Nul applaudissement hypocrite de la part des différentes formations politiques, mais juste un « merci » pour ce qu’il a fait.
Il a défendu (avec succès) le HellFest, plus grand rassemblement rock de France, il a fondé le festival des Metallurgicales dans sa ville de Denain, allant jusqu’à prendre sa Gibson Explorer pour jouer avec Mass Hysteria. (Mass Hysteria qui lui rendra hommage à l’occasion du Sonisphère d’Amnéville le 9 juillet prochain)
L’Assemblée Nationale était également gâtée. Non content de se rendre sur le terrain pour crier son amour du hard rock, il donnait de temps en temps des cours à ses collègues avec son Rock Hard en main…
À la fin du concert de Scorpions (le meilleur groupe de tous les temps, je tiens à le préciser. En toute objectivité, évidemment.), le HellFest lui rendra hommage avec Stairway to Heaven de Led Zeppelin.
Le bonhomme au costard rouge nous manquera cruellement. Patrick, les enfants du Rock te disent merci !
Playlist !
14/06/10

Je vous propose ma playlist, composée de mes chansons préférées. Celle-ci comporte les groupes rangés par ordre alphabétique, puis les titres des chansons. Chaque lien pointe vers Youtube/Deezer (en fonction de la qualité). ![]()
I purpose you my playlist, composed of my favorite songs (with in an alphabetical order the name of bands, and titles.) Every link is pointing to Youtube/Deezer (depending on the quality). ![]()






