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De l’implication de chacun pour l’essor du Logiciel Libre.
20/01/12

Comme vous le savez, il m’est arrivé de fustiger certains projets du Libre. Ou même l’homme qui a contribué à son existence même. Frôlant parfois l’irrespect, j’ai tenu à donner mon avis sans détour comme je l’ai toujours fait.
Pourtant, je ne suis pas un détracteur du Logiciel Libre, bien au contraire. Je pense que logiciels libres et logiciels propriétaires cohabitent en interdépendance. L’un ne pourrait survivre convenablement sans l’autre.
Si j’apprécie le Logiciel Libre, ce n’est pas uniquement parce que le code est ouvert. C’est parce qu’il prouve qu’il est possible de faire beaucoup sans attendre une quelconque rétribution. De ce fait, il arrive parfois que le travail collectif et bénévole nous offre une prouesse technique sans commune mesure. C’est ce qui fait qu’un Mozilla Firefox est bien plus performant qu’un Internet Explorer. C’est ce qui fait qu’un Blender ait pu se faire une place dans le monde professionnel. C’est ce qui fait qu’un GNU/Linux est plus robuste qu’un Windows. C’est ce qui fait qu’un BSD soit aujourd’hui un gros morceau de Mac OS X.
L’essor du Logiciel Libre dépend de tous. La façon la plus simple de contribuer est d’agir en sa faveur. Dans le cadre de mon emploi, lorsque je dois remettre en état un ordinateur personnel, j’installe systématiquement Mozilla Firefox et VLC (et éventuellement GIMP). Lorsque l’on me demande mon avis, je parle de GNU/Linux, et propose à mon interlocuteur d’essayer (notre parc informatique basculant progressivement vers Ubuntu, l’adoption d’un système GNU/Linux à la maison pose désormais moins de problèmes). Lorsque l’on me parle de smartphones, j’affiche ma préférence : Android.
Paradoxalement, ça ne m’empêche pas d’être utilisateur de Google Chrome et de préférer Totem à VLC sur un système GNU/Linux. De la même manière que j’utilise conjointement GNU/Linux (tout en détestant Ubuntu) et Windows 8 Developer Preview.
Je n’impose pas à l’utilisateur mes choix personnels, j’agis en fonction de ce que je pense être le meilleur choix pour lui. Libre à lui ensuite de continuer à utiliser Internet Explorer et Windows Media Player.
Nul besoin de faire dans le prosélytisme forcené, nul besoin de porter des tee-shirts Linux au risque de paraître pour un geek absolu. Le Logiciel Libre, s’il répond aux besoins de l’utilisateur, saura se faire une place sur les ordinateurs personnels. Car l’informaticien, le passionné, ou ne serait-ce que le simple utilisateur satisfait joueront en sa faveur. ![]()
GNU/Linux : message d’avertissement au login avec Zenity.
24/12/11

J’ai dû, dans le cadre de mon travail, mettre en place un message d’avertissement à chaque login sur nos ordinateurs équipés d’Ubuntu 10.04. (Alors oui, aujourd’hui on oublie Windows 8, j’étais à deux doigts de recevoir des menaces de mort.
)
J’ai immédiatement pensé à Zenity pour créer facilement une fenêtre GTK+. Une ligne de commande (à la syntaxe parfaitement compréhensible) suffit pour afficher une fenêtre avec le message en question et un bouton OK. Cela correspondait donc parfaitement à ce que je recherchais.
Il peut en effet être utile de préciser à chaque ouverture de session quelques consignes que chaque utilisateur se doit de respecter. C’est le cas dans les entreprises et les administrations.
Dans le cas présent (système GNU/Linux), chaque ordinateur s’apprêtait à rejoindre le parc informatique. Les authentifications se font à distance, créant ainsi un répertoire /home/prenom.nom
Il fallait que pour chaque utilisateur un script s’exécute et affiche l’avertissement. Et ce, ensuite, à chaque login.
Pour cela, il faut (en admettant que vous disposez d’un accès root, c’est mieux !) aller voir dans /etc/skel. C’est là où se définissent les paramètres qui vont affecter chaque nouvel utilisateur créé.
Il s’agit de créer un fichier, que j’appellerai zenity.desktop, qui sera placé dans /etc/skel/.config/autostart/ (et qui apparaîtra ensuite dans chaque /home/$USER/.config/autostart lors de la création de l’utilisateur)
Le contenu du fichier zenity.desktop :
[Desktop Entry]
Type=Application Exec=zenity --info --text="À PARAMÉTRER EN FONCTION"
Hidden=false
NoDisplay=false
X-GNOME-Autostart-enabled=true
Name[fr_FR]=Avertissement
Name=Avertissement
Comment[fr_FR]=
Comment=
Ainsi, tout nouvel utilisateur verra apparaître à chaque login une fenêtre d’avertissement dont le texte est défini dans –text=.
Et, vous vous en doutez, ce genre de « pop-up » va passablement agacer vos utilisateurs. Et ça, ça n’a pas de prix ! ![]()

Allez, pour le plaisir ! Enjoy ! ![]()
Momonga Linux, l’écureuil japonais.
20/09/11

Aujourd’hui, j’ai pris 15 minutes au boulot pour agir de manière à rassembler les deux grandes composantes de mon blog, à savoir : Linux et le Japon.
Le résultat ? C’est Momonga Linux. Une distribution au look un peu Chibi manga faîte par des Japonais pour des Japonais.
J’ai donc chopé une vieille machine à la retraite et je lui ai donné une galette avec Momonga Linux 7 codename Natsuki.
Momonga, c’est du Fedora-based, les amateurs de yum et de .rpm ne seront donc pas dépaysés. D’ailleurs, l’installeur est anaconda. Pour ceux ayant taté Fedora, ils marcheront en terrain connu (et conquis ?).
La première chose qui choque, c’est le look. Il est tout mignon le Squirrel.
(seuls mes vieux amis comprendront le sens caché de cette phrase)

Squirrel’s gonna conquer the world ! Banzai !
Ok, je vous l’accorde, le bandeau jaune est un peu cheap. L’autre détail qui choque : c’est tout en japonais. Je vous l’avais dit. Et là, deux solutions :
- Vous pipez un peu (ou beaucoup) le japonais, et c’est tranquille.
- Vous avez les réflexes nécessaires pour pouvoir utiliser le système sans avoir besoin de lire le japonais.
Autrement, vous êtes dans la mouise. Bref, continuons le tour d’horizon. Au-delà de son aspect mignon (qui a dit kawaii ?!), Momonga possède un désavantage de taille : (non ce n’est pas GNOME 2.6) les paquets sont peu récents (quant au noyau, c’est du 2.6.35).
Ce serait donc une Fedora stable ? Presque, puisque les paquets ont été éprouvés depuis le temps.
À titre d’exemple, Firefox s’appelle Namoroka (c’était le nom de code de la branche 3.6) et est installé en 3.6.13. (je n’ai pas essayé d’upgrader. C’est certainement possible, enfin je l’espère)

Marty, t’as fait le plein du Mr.Fusion ? Hop, 88 miles à l’heure !
Passons. L’autre souci, c’est le clavier en QWERTY. Comme je suis un mec bien, je vous le mets en AZERTY, et plus exactement en latin-9. Franciser le système ? Ça ce n’est pas possible ma chère, vous m’en demandez trop.

フランス, フランス, 愛してる。 (France, France, je t’aime)
Vous êtes toujours là ? On peut continuer ? Super. La dernière surprise, c’est la méthode de saisie, installée par défaut (vaut mieux vous me direz). Pas de SCIM/Anthy, ici on a IBus/Mozc. Ceux qui utilisent SCIM/Anthy ne seront pas perdus puisque Mozc fonctionne à peu près de la même manière. Et apparemment, cet outil développé par Google fonctionne bien.
On retrouve le même principe : une icône dans la zone de notifications, et une barre de fonctions en bas à droite. Enjoy, quoi !

Coucou, j’écris en jap’, c’est fun !
Pour conclure, que dire ? Que Momonga ne contentera que les Japonais ? C’est bien le cas. Sauf si vous avez une bécane qui traîne, que vous êtes un minimum japonisant, et que le système vous attire. Voilà, j’ai terminé ma courte présentation. Vous pouvez dès à présent reprendre une activité normale.
Sur ce, je vous quitte sur une blague salace. さよなら。 ![]()

Les écureuils, c’est comme DSK : ça a une grosse queue qui traîne partout.
Bloody Monday (ブラッディ・マンデイ) : du hack, du Linux, des terroristes et du fun !
16/09/11

Vous avez déjà regardé « Les Experts » ? Vous vous êtes dit « What the fuck ?! » en voyant leurs PC 3D de-la-mort-qui-tue-mais-pas-crédibles-pour-un-sou ? Vous êtes informaticien (ou pas) et ça vous dérange quand on prend le téléspectateur pour un abruti ? (c’est-à-dire : « On va lui faire croire que des effets 3D de la mort, ça rend le travail plus facile et ça fait plus pro »)
Alors je vous présente Bloody Monday. Ça vient du Japon. Au-delà de son scénario (des terroristes qui veulent exterminer la population tokyoïte avec un virus), la série nous propose des scènes de joutes informatiques assez exceptionnelles.
Certes, on tombe parfois dans le cliché du « Je fracasse mon clavier comme un dingue », ou alors « Je rentre dans un système en moins de 30 secondes en ayant écrit un exploit de 20 lignes », mais globalement, le jeune hacker lycéen surprend.

Salut je tourne sous Linux, je te spoofe, je rigole avec VNC et t’es p0wned.
Pour résumer : le p’tit Falcon (c’est son pseudo) boot sur du Linux (par contre faudra m’expliquer pourquoi lui donner un look Windows) pour contourner en 2/2 un mot de passe Windows, il écrit des exploits, il joue avec nmap, aircrack-ng (tout ça, ça me rappelle des souvenirs, j’avais le même âge que lui. La belle époque…), gVim (en puriste je préfère le vrai vim, m’enfin), etc…
Si vous avez vu The Social Network, ici c’est à peu près la même chose.
Bref, comme je vous l’ai dit, globalement ça tient la route et ça fait plaisir. On est loin du mec qui s’excite sur son clavier en alignant n’importe quoi avec des softs qui n’existent même pas. La réalisation des scènes de hack a été particulièrement soignée, et c’est un effort à saluer.

Quand je m’ennuie, je deface un site entre deux tartines de Nutella au wasabi.
Quant à l’histoire, elle est assez prenante. Il faut dire que le réalisme imposé contribue au plaisir que l’on prend à regarder les 11 épisodes qui constituent la saison 1 de la série. (quand on bosse dans le milieu, on apprécie)
Que vous soyez informaticien ou pas, je vous conseille d’y jeter un œil. La série ne demande pas Bac+5 (il n’y a quasiment pas de termes techniques) et vous promets quelques heures sympathiques. ![]()

20 lignes. Avec 20 lignes tu vas pleurer ta maman ! Si si. Python rules.
Crédits images : FuruAnimePanikku






