Téléchargement : quand les ayants droit se trompent de cible.
25/10/11

Dernièrement, j’ai posé les yeux par hasard sur un DVD acheté bien gentiment dans le commerce. Je me suis souvenu que ça a toujours été ainsi avec les VHS, les DVD, et certainement les Blu-Ray.
Avec les VHS, on avait droit avant le début de chaque film à plusieurs minutes de publicités en tout genre pour d’autres productions cinématographiques. Le cerveau est encore tout frais, alors profitons-en pour tenter de refourguer un maximum. C’est ça ? Ou alors c’est pour faire « comme au ciné » ? Il manque Jean Mineur, c’est bête…
Avec les DVD, on en rajoute une couche. Là, c’est le pompon. Non seulement il arrive qu’il soit impossible de zapper les pubs (ce qui était possible avec les VHS) mais en plus ON VOUS COLLE UN SPEECH : « Télécharger, c’est voler ! »
Attendez 5 minutes… vous achetez le film, mais on vous dit que si vous téléchargez, vous êtes un salaud qui attente à la vie de Luc Besson ?!
Il serait plus logique de balancer ça sur des DVDRip si c’était possible. Clairement, on se trompe de cible. Au final c’est comme si la caissière de votre supermarché préféré vous sermonnait durant cinq minutes à chaque passage en caisse que piquer dans les magasins, c’est mal, tout en laissant filer celui qui a tiré une fringue CK.
Le foutage de gueule est donc monumental : vous lâchez de l’argent pour être un honnête homme, en contrepartie les ayants droit vous gratifient d’une large tranche de pub et d’un avertissement déplacé.
Inversement, le gentil pirate qui télécharge son DVDRip (ou BRRip…) peut profiter tranquillement de son film… et c’est là tout ce qu’il demandait.
Bref, il serait temps d’arrêter de prendre les consommateurs pour des cons.
Je ne suis pas de ceux qui abusent du téléchargement parce que c’est facile et gratuit. Lorsqu’un artiste me plaît (je parle musique), je suis prêt à l’acheter, c’est ma façon de lui montrer que j’apprécie son travail. Accessoirement, j’en parle ici et, dans le meilleur des cas, je vais aux concerts.
Pour les films (surtout séries), c’est pareil. Un joli coffret, je ne refuse pas. Mais si c’est pour subir des remontrances qui n’ont pas lieu d’être, je passe mon chemin.
À bon entendeur.
N.B : Quant au cinéma, il en prend aussi pour son grade.
Sur Twitter, les Japonais ont l’avantage.
23/10/11

Twitter, c’est avant tout un réseau social de choix pour balancer des messages de 140 caractères maximum.
Quand vous êtes français (ou anglais, italien, espagnol, javanais), il en résulte une lutte de l’esprit pour optimiser au mieux le nombre de caractères utilisés et le contenu de votre message.
S’il y a bien un endroit où ce genre de lutte intellectuelle n’existe pas, c’est le Japon. Fort de plusieurs millions d’utilisateurs (grosso modo 10 millions), le Japon est le deuxième pays où ça gazouille le plus.
Pourquoi ? Parce qu’en partie, les Japonais ne sont pas gênés par la limite imposée de 140 caractères.
Bougez pas, je vais vous faire une démo.


Vous avez vu la différence ? Il y a plusieurs raisons à cela :
- Il n’y a pas d’espace dans la langue japonaise. Ou alors juste pour faire joli.
- Les caractères japonais sont des syllabes. Avec les kanji (caractères compliqués empruntés au chinois), ils font de grosses économies.
- Les Japonais ne sont pas forcément obligés d’utiliser des pronoms personnels.
Ça libère de la place du coup… à titre de comparaison, prenons le verbe « manger ».
Français : manger (6 caractères)
Japonais romaji : taberu (6 caractères)
Japonais : 食べる (3 caractères)
Encore ? Prenons « voiture ».
Français : voiture (7 caractères)
Japonais romaji : kuruma (6 caractères)
Japonais : 車 (1 caractère. 3 caractères pour l’écriture hiragana くるま)
À l’avenir, si vous croisez des tweets japonais qui s’étalent sur 10-15 lignes, dîtes-vous que c’est normal. Voilà pourquoi les Japonais aiment Twitter : ils peuvent raconter leur journée les doigts dans le nez. ![]()
Dennis Ritchie : mort du père de l’informatique d’aujourd’hui.
13/10/11

On en a fait des tas avec Steve Jobs. Génie, visionnaire, véritable père pour certains, aujourd’hui je voudrais rendre hommage à un homme de l’ombre, un homme dont l’œuvre est immense tant elle a influencé l’informatique telle qu’elle existe aujourd’hui. Cet homme est Dennis Ritchie.
Pour les étudiants en informatique, ce nom rappelle vaguement quelque chose. Pour le grand public, il est tout simplement inconnu. Pour les passionnés, il est synonyme des pierres fondatrices de tout ce que nous utilisons actuellement.
Dennis Ritchie est, avec Kenneth Thompson (et dans une moindre mesure Brian Kernighan) le père du langage C et le père d’UNIX, le système d’exploitation créé dans les labos de la société Bell qui révolutionnera (au sens premier du terme) l’informatique moderne.
Pour faire court, sans UNIX (et le langage C) nous n’aurions pas :
- GNU/Linux (et par extension Android. Basé sur Minix lui-même basé sur UNIX).
- Mac OS (et par extension, iOS. Basé sur BSD lui-même basé sur UNIX).
- Nos box Internet. (qui utilisent des systèmes basés sur Linux)
- Certains produits high-tech (utilisant des micro-systèmes Linux)
- Les supercalculateurs (utilisant pour la plupart des dérivés d’UNIX/Linux)
- Un grand nombre de logiciels qui nous simplifient la vie au quotidien (codés en C/C++)
Bref, sans ces hommes, vous n’auriez peut-être pas (sûrement, même) d’iPhone et de smartphones Android. Sans ces hommes, vous n’auriez pas pleuré Steve Jobs. Je le dis et c’est indiscutable : l’influence de son travail sur l’informatique d’aujourd’hui est beaucoup plus conséquente que celle de Steve Jobs. (loin de moi l’idée de vouloir dénigrer Jobs, je tiens à le préciser)
Bye Dennis. October 2011 is a cursed month for UNIX ambassadors.
Richard Stallman : l’extrémiste de l’informatique.
8/10/11

Je vois déjà les libristes grincer des dents et s’insurger contre le titre et l’image d’illustration de cet article. Les lecteurs habituels connaissent mon goût prononcé pour la provoc’, la critique gratuite et l’humour bancal. Pourtant, dans ce billet, je vais vous livrer sans détour mes impressions sur Richard Stallman, le « père » du logiciel libre.
Richard Matthew Stallman, né le 16 mars 1953 à New York, diplômé de la prestigieuse université Harvard et actuel président de la Free Software Foundation. Autant vous le dire tout de suite, j’ai beaucoup de respect pour ses travaux et ses talents de programmeur. Sans lui, GNU/Linux ne serait pas ce qu’il est. Pourtant, j’ai une réelle aversion pour ses prises de position, toujours extrêmes.
M.Stallman est un homme qui lutte activement contre l’informatique propriétaire. Si vous êtes plus ou moins étranger à ces concepts, je vais résumer simplement : un logiciel dont le code source n’est pas ouvert (ex : votre système Windows ou Mac OS, vos jeux vidéo PS3/Xbox/Wii) est un logiciel dangereux. Dangereux ?! Non, je n’exagère pas. Pour M.Stallman, c’est dangereux. C’est un logiciel privateur, comme il aime les appeler. Pourquoi ? Parce que, schématiquement, on ne voit pas ce qu’il y a dedans. C’est un peu comme manger un aliment sans avoir accès à la liste des ingrédients.
Dans le fond, il n’a pas tout à fait tort. L’avantage des logiciels libres, c’est l’accès à leur code source. Ainsi, on peut avoir la certitude que le logiciel en question fait son travail et rien de plus (exécution de code malicieux par exemple).
Le problème réside dans sa vision de l’informatique. Pour lui, il faudrait une informatique libre à 100%, dépourvue de logiciels propriétaires. Pour faire clair : les programmeurs désireux de vendre leur travail ne le pourraient plus.
À titre d’exemple, le site Windows7Sins. Mieux encore, l’interview de Libération, qui affiche clairement la vision du gourou : les programmes doivent être « la propriété collective de l’humanité ».
Là, j’en viens à mon image d’illustration. Pour moi, Stallman se rapproche d’un militant communiste. Le Karl Marx des geeks. Aussi communiste que conspirationniste. Il faut le savoir, M.Stallman n’a pas de téléphone mobile, car ces objets nous tracent, et les morceaux de codes propriétaires (Android n’est pas 100% libre) pourraient permettre de faire du mobile un système d’écoute. (Ça vous intéresse ? C’est sur le site du Monde)
M.Stallman, la rubrique « The X-Files » vous le prouvera plus ou moins, je ne suis pas en total désaccord avec vous sur ce point. Mais avez-vous entendu parler d’Echelon ? À partir de là, refuser d’utiliser un mobile est ridicule.
Gourou, j’ai utilisé le terme gourou. Je voudrais également éclaircir ce point. De la même manière que je qualifiais (plus ou moins de façon humoristique) Apple d’église (et donc S.Jobs de gourou… et c’est le cas ! Il faut être aveugle pour ne pas voir les quelques illuminés qui vouent un culte à l’homme et à l’entreprise), Richard Stallman est également un gourou. Il a sa troupe de fidèles, ces geeks qui mettent un point d’honneur à ne pas avoir le moindre bout de code propriétaire dans les logiciels qu’ils utilisent, ces geeks qui réencodent leurs MP3 en OGG parce que le MP3 : « Ça pue, c’est pas libre. », ces geeks qui boivent les paroles de Stallman comme s’il s’agissait de paroles d’évangile.
D’ailleurs, sur certaines photos, le sieur apparaît drôlement accoutré…
Dernier point que je voudrais aborder : la prédominance de sa philosophie sur l’humain. Cela n’a échappé à personne, Steve Jobs est mort. Je ne suis pas du genre à noyer qui que ce soit sous les louanges parce qu’il vient de disparaître. De Steve Jobs, je ne retiendrai essentiellement que son excellent parcours comme dirigeant d’entreprise. Richard Stallman, lui, a préféré créer la polémique. (Un résumé de ses propos en français)
En gros : Stallman regrette le décès de Jobs, mais pense que cela fera peut-être progresser le logiciel libre, alors tant mieux.
C’est une façon de voir les choses…
Richard, c’est le genre de mec qui pourrait dire un jour : « Nos ordis valent plus que leurs profits ».
J’aime pas Paris.
7/10/11

Je passe par la capitale environ deux fois par mois. Quand je me rends en Corrèze (où je travaille), et quand je remonte dans ma région natale. Autant dire qu’entre la gare d’Austerlitz et la gare de l’Est, je ne vois pas grand chose de Paris. Je n’ai pas besoin de plus pour en être dégoûté. Bouge pas, je vais t’expliquer.
La seule fois où je suis vraiment allé au cœur de Paris, j’étais môme, c’était pendant les championnats du monde de Judo en 1997. Je n’ai pas spécialement de souvenirs de la ville. Je me souviens seulement que voir le championnat, c’était chouette. Et que les Japonais ont gagné. Depuis que je fais ces trajets réguliers, Paris me dégoûte toujours un peu plus. Et c’est pas faute d’avoir fait des efforts…
En effet, j’ai essayé de m’adoucir. Pourquoi ? Parce que quand tu n’aimes pas quelque chose mais que toutes tes connaissances en sont dingues, tu te remets en question. Dans le cas présent, j’ai souvent vu ce genre de publication sur mon mur Facebook :

À mes amis Facebook : cette publication n’a été volée à aucun d’entre vous.
Donc, j’ai essayé de me détendre. J’ai écouté Renaud qui disait : « Non Paris n’est pas si moooocheuuuuh. » Rien à faire, ça ne passe toujours pas. De la gare de l’Est à Austerlitz en passant par la ligne 5, tout est moche, tout est sale, tout sent mauvais. Comment font les usagers pour se tenir aux barres dans le métro ? Personnellement, je vais jusqu’à lutter contre l’inertie. Pas question que je pose mes mains là-dessus. Quant aux instants magiques où on se retrouve comme une poule dans un élevage en batterie… je me le demande : « Comment font les Parisiens qui supportent ça tous les jours ? » Pour moi, c’est inconcevable.
Aux abords d’Austerlitz, une nuit, j’ai pu assister à un sport underground : le Drift-Drinking (je viens d’inventer ce terme). Deux voitures arrivent à toute allure, s’en suit un bon gros coup de frein à main pour s’arrêter. Des kékés descendent, packs de iNeken (riez pas, c’est pas de moi) en main. Le tout descendu en 2 minutes. Puis, dans la joie et la bonne humeur (Paris by night, si si, la pêch’ mec t’peux pas test !) ces barbares explosent les canettes (en verre bien sûr, sinon c’est pas drôle) sur le trottoir, et repartent. Le burn pour démarrer, c’est cadeau !
Non loin de là, j’ai également pu apprécier le côté « écolo » du Parisien moyen. Une Clio s’arrête à un feu rouge. La vitre côté passager s’ouvre… et une boîte de Big Mac, une ! Ces Parisiens, courtois et bien élevés !
Le meilleur restera mon passage à l’hôtel F1, porte de Montreuil. J’ai eu l’impression d’être à Mégacité. (fans de Judge Dredd, êtes-vous là ?) Les rats galopaient partout dans des rues au look post-apocalyptique. Au niveau du parking qui jouxtait l’hôtel, le marché s’était tiré, laissant des résidus de fruits et légumes partout (merci pour les rats !). Vous voyez le topo.
Quant à l’air… moi qui suis désormais habitué à l’air corrézien, l’air parisien est un enfer. Où irais-je courir ? Y a-t-il encore un coin de nature à l’air pur dans cette ville ?
Je veux bien croire que pour le shopping c’est sympa, je veux bien vous croire les geeks que la rue Montgallet c’est le must (je m’en fous ça ne m’intéresse pas plus), je veux bien croire qu’il y a des coins qui craignent moins, mais no way, la capitale n’est pas un lieu touristique pour moi.
Dernière question que je me pose : « Puisque au Japon tout est si propre, pourquoi les Japonais adorent Paris alors qu’elle est crade et les gens vraiment pas respectueux ? » (Éléments de réponse apportés par eclipse, lecteur du blog)
Bref, j’aime pas Paris.
Au boulot, j’ai déjà préparé le poisson d’avril !
1/10/11

C’est en bossant sur un script bash d’automatisation des tâches que m’est venue l’idée d’un petit script rigolo à exécuter le premier avril pour jeter un vent de panique similaire à celui qui souffle sur les bourses en ce moment. Avec la garantie de saturer nos postes téléphoniques… ![]()
#!/bin/bash
# Var à 1 pour une infinite loop !
var=1
# Variable ligne qui s'incrémentera
# Pour aller chercher le hostname suivant
line=1
# On récupère le nombre de lignes du fichier
pc=$(wc -l ~/liste_pc | awk -F " " '{print $1}')
# On se prémunit. Si line devient égal à pc, on remet à 1 et c'est reparti !
# Puis le poisson d'avril en lui-même ^_^
while [[ $var = 1 ]] and [[ "$line" -le "$pc" ]]; do
ssh user@$(cat ~/liste_pc | sed -n ''$line'p') eject && eject -t
((line++))
if [[ "$line" -eq "$pc" ]]; then
line=1
fi
done
Désolé pour la coloration syntaxique partielle. J'explique.
Au boulot, nous avons tous les hostnames des machines qui équipent le parc informatique. Une fois tous ces noms enregistrés (à raison d'une machine par ligne) dans un fichier texte, il suffit d'exécuter le script pour automatiser une tâche.
Un poste maître désigné peut se connecter sans mot de passe préalable à l'ensemble des machines grâce à une authentification par clé SSH.
Dans le script présent, l'ossature reste la même... il n'y a que l'ordre donné qui diffère. On va lui demander d'ouvrir et fermer le lecteur CD continuellement. Le 1er avril sera le jour du soulèvement des machines !
N.B : Je ne suis pas expert en bash, mon script est loin d'être parfait.
Momonga Linux, l’écureuil japonais.
20/09/11

Aujourd’hui, j’ai pris 15 minutes au boulot pour agir de manière à rassembler les deux grandes composantes de mon blog, à savoir : Linux et le Japon.
Le résultat ? C’est Momonga Linux. Une distribution au look un peu Chibi manga faîte par des Japonais pour des Japonais.
J’ai donc chopé une vieille machine à la retraite et je lui ai donné une galette avec Momonga Linux 7 codename Natsuki.
Momonga, c’est du Fedora-based, les amateurs de yum et de .rpm ne seront donc pas dépaysés. D’ailleurs, l’installeur est anaconda. Pour ceux ayant taté Fedora, ils marcheront en terrain connu (et conquis ?).
La première chose qui choque, c’est le look. Il est tout mignon le Squirrel.
(seuls mes vieux amis comprendront le sens caché de cette phrase)

Squirrel’s gonna conquer the world ! Banzai !
Ok, je vous l’accorde, le bandeau jaune est un peu cheap. L’autre détail qui choque : c’est tout en japonais. Je vous l’avais dit. Et là, deux solutions :
- Vous pipez un peu (ou beaucoup) le japonais, et c’est tranquille.
- Vous avez les réflexes nécessaires pour pouvoir utiliser le système sans avoir besoin de lire le japonais.
Autrement, vous êtes dans la mouise. Bref, continuons le tour d’horizon. Au-delà de son aspect mignon (qui a dit kawaii ?!), Momonga possède un désavantage de taille : (non ce n’est pas GNOME 2.6) les paquets sont peu récents (quant au noyau, c’est du 2.6.35).
Ce serait donc une Fedora stable ? Presque, puisque les paquets ont été éprouvés depuis le temps.
À titre d’exemple, Firefox s’appelle Namoroka (c’était le nom de code de la branche 3.6) et est installé en 3.6.13. (je n’ai pas essayé d’upgrader. C’est certainement possible, enfin je l’espère)

Marty, t’as fait le plein du Mr.Fusion ? Hop, 88 miles à l’heure !
Passons. L’autre souci, c’est le clavier en QWERTY. Comme je suis un mec bien, je vous le mets en AZERTY, et plus exactement en latin-9. Franciser le système ? Ça ce n’est pas possible ma chère, vous m’en demandez trop.

フランス, フランス, 愛してる。 (France, France, je t’aime)
Vous êtes toujours là ? On peut continuer ? Super. La dernière surprise, c’est la méthode de saisie, installée par défaut (vaut mieux vous me direz). Pas de SCIM/Anthy, ici on a IBus/Mozc. Ceux qui utilisent SCIM/Anthy ne seront pas perdus puisque Mozc fonctionne à peu près de la même manière. Et apparemment, cet outil développé par Google fonctionne bien.
On retrouve le même principe : une icône dans la zone de notifications, et une barre de fonctions en bas à droite. Enjoy, quoi !

Coucou, j’écris en jap’, c’est fun !
Pour conclure, que dire ? Que Momonga ne contentera que les Japonais ? C’est bien le cas. Sauf si vous avez une bécane qui traîne, que vous êtes un minimum japonisant, et que le système vous attire. Voilà, j’ai terminé ma courte présentation. Vous pouvez dès à présent reprendre une activité normale.
Sur ce, je vous quitte sur une blague salace. さよなら。 ![]()

Les écureuils, c’est comme DSK : ça a une grosse queue qui traîne partout.
Bloody Monday (ブラッディ・マンデイ) : du hack, du Linux, des terroristes et du fun !
16/09/11

Vous avez déjà regardé « Les Experts » ? Vous vous êtes dit « What the fuck ?! » en voyant leurs PC 3D de-la-mort-qui-tue-mais-pas-crédibles-pour-un-sou ? Vous êtes informaticien (ou pas) et ça vous dérange quand on prend le téléspectateur pour un abruti ? (c’est-à-dire : « On va lui faire croire que des effets 3D de la mort, ça rend le travail plus facile et ça fait plus pro »)
Alors je vous présente Bloody Monday. Ça vient du Japon. Au-delà de son scénario (des terroristes qui veulent exterminer la population tokyoïte avec un virus), la série nous propose des scènes de joutes informatiques assez exceptionnelles.
Certes, on tombe parfois dans le cliché du « Je fracasse mon clavier comme un dingue », ou alors « Je rentre dans un système en moins de 30 secondes en ayant écrit un exploit de 20 lignes », mais globalement, le jeune hacker lycéen surprend.

Salut je tourne sous Linux, je te spoofe, je rigole avec VNC et t’es p0wned.
Pour résumer : le p’tit Falcon (c’est son pseudo) boot sur du Linux (par contre faudra m’expliquer pourquoi lui donner un look Windows) pour contourner en 2/2 un mot de passe Windows, il écrit des exploits, il joue avec nmap, aircrack-ng (tout ça, ça me rappelle des souvenirs, j’avais le même âge que lui. La belle époque…), gVim (en puriste je préfère le vrai vim, m’enfin), etc…
Si vous avez vu The Social Network, ici c’est à peu près la même chose.
Bref, comme je vous l’ai dit, globalement ça tient la route et ça fait plaisir. On est loin du mec qui s’excite sur son clavier en alignant n’importe quoi avec des softs qui n’existent même pas. La réalisation des scènes de hack a été particulièrement soignée, et c’est un effort à saluer.

Quand je m’ennuie, je deface un site entre deux tartines de Nutella au wasabi.
Quant à l’histoire, elle est assez prenante. Il faut dire que le réalisme imposé contribue au plaisir que l’on prend à regarder les 11 épisodes qui constituent la saison 1 de la série. (quand on bosse dans le milieu, on apprécie)
Que vous soyez informaticien ou pas, je vous conseille d’y jeter un œil. La série ne demande pas Bac+5 (il n’y a quasiment pas de termes techniques) et vous promets quelques heures sympathiques. ![]()

20 lignes. Avec 20 lignes tu vas pleurer ta maman ! Si si. Python rules.
Crédits images : FuruAnimePanikku
Anna Ternheim est de retour avec The Night Visitor !
27/08/11

J’ai bien conscience que je serai l’un des seuls (sinon le seul) blogueur français à en parler. Qu’importe, j’en fais ma fierté.
Édit : Franck Chevalier de Zikio a publié un billet très flatteur, je ne peux résister à l’envie de vous le faire partager
Dans 61 jours, elle sera de retour. Je parle bien sûr de la Suédoise la plus talentueuse de toutes : Anna Ternheim.
Elle nous avait quitté en 2008 en nous laissant son petit bijou « Leaving on a Mayday ». Après 3 ans de travail, elle s’apprête à nous faire découvrir The Night Visitor.
Qu’attendre de cet album ? Le design du site d’Anna Ternheim diffère sensiblement de celui du Night Visitor. L’un est blanc, l’autre est sombre, presque inquiétant. On peut donc penser qu’elle nous offrira un album à deux visages.
On sait qu’Anna Ternheim a pour habitudes de faire des chansons très personnelles, c’est pour elle une façon de dire des choses qu’elle ne dirait pas naturellement. Qui est ce « Night Visitor », est-il réel ?
Quelle influence a-t-il sur la jeune musicienne ? Ces questions n’auront certainement jamais de réponses bien définies, à vous d’en tirer vos interprétations. La musique d’Anna est comme un livre de Stephen King : il n’y a aucune explication et il ne doit pas y en avoir. Ce sont les mystères sans réponses qui nous marquent le plus et c’est de cela qu’on se souvient à la fin.
Car lorsqu’on demande à la chanteuse de nous parler d’elle, elle répond simplement : « Je préfère garder cela pour moi. J’ai grandi à Stockholm, dans une famille. C’est tout. »
Avant de vous quitter, je ne peux que vous conseiller d’écouter Anna, elle en vaut la peine, et de faire un tour sur son site le 19 septembre, une surprise nous attend. ![]()
La fin de l’Internet illimité n’est que partie remise !
23/08/11

Le 19 août dernier, Owni mettait la main sur un document de la Fédération Française des Télécoms.
L’hydre à 3 têtes de l’Internet français, à savoir Orange, SFR, et Bouygues Télécom s’apprêtaient à mettre fin à l’Internet illimité.
Concrètement, il s’agissait de plafonner (comme sur les mobiles) la consommation. Par exemple, n’autoriser que 250 Go de données, puis brider la connexion, ou mieux : faire du hors-forfait.
Au menu des réjouissances, il y avait aussi la séparation des protocoles. Faire de la VoIP, du P2P et du Newsgroup des options à part entières.
Au final : segmenter au mieux pour gagner au mieux.
Car, vous vous en doutez, l’Internet illimité était un avantage concurrentiel et une véritable révolution à l’époque. Mais, quand nos voisins belges et américains (entre autres) continuent à faire de l’Internet limité à un tarif plus élevé, il apparaît évident pour les fournisseurs français que le manque à gagner est bien présent.
Là, tollé général sur le Web et dans les médias. Tout le monde (ou presque) dénonce cette entente et crie au scandale.
S’en suivra ce que vous savez : l’hydre dément en bloc. « Mais non, pas du tout, loin de nous l’idée de faire l’Internet limité ! Voyons… »
Si aujourd’hui tous les internautes français poussent un « Ouf » de soulagement, certains n’en démordent pas. Ce n’est que partie remise !
Comme je vous l’ai dit, le manque à gagner est important. Mon pronostic :
- Des offres mignonnes vont apparaître. De l’Internet low-cost, avec une belle astérisque pointant vers un quota. Mais chut, on écrit ça en tout petit dans un coin.
- Pouvoir d’achat et blablabla, à petit prix, ça va se vendre. Bonne occasion pour l’hydre de segmenter un peu plus et proposer plus.
- Avec le temps, l’Internet illimité va reculer pour laisser place à du limité. L’illimité à 30€ cédera sa place à un Internet limité 250Go (ce n’est qu’une supposition) pour… 25€ ? Ceux qui voudront du tout confort devront payer… 40 € ?
Bref, peu importe, mais à l’image du gros méchant des séries B, l’hydre est partie en poussant un rire diabolique et un « Je reviendrai ! ».
L’hydre voulait nous la mettre bien profond à sec avec du gravier et du verre pillé, finalement elle optera pour la méthode douce. Affaire à suivre.
La vérité est ailleurs…






