Téléchargement : quand les ayants droit se trompent de cible.

Torrent

Dernièrement, j’ai posé les yeux par hasard sur un DVD acheté bien gentiment dans le commerce. Je me suis souvenu que ça a toujours été ainsi avec les VHS, les DVD, et certainement les Blu-Ray.

Avec les VHS, on avait droit avant le début de chaque film à plusieurs minutes de publicités en tout genre pour d’autres productions cinématographiques. Le cerveau est encore tout frais, alors profitons-en pour tenter de refourguer un maximum. C’est ça ? Ou alors c’est pour faire « comme au ciné » ? Il manque Jean Mineur, c’est bête…

Avec les DVD, on en rajoute une couche. Là, c’est le pompon. Non seulement il arrive qu’il soit impossible de zapper les pubs (ce qui était possible avec les VHS) mais en plus ON VOUS COLLE UN SPEECH : « Télécharger, c’est voler ! »

Attendez 5 minutes… vous achetez le film, mais on vous dit que si vous téléchargez, vous êtes un salaud qui attente à la vie de Luc Besson ?!

Il serait plus logique de balancer ça sur des DVDRip si c’était possible. Clairement, on se trompe de cible. Au final c’est comme si la caissière de votre supermarché préféré vous sermonnait durant cinq minutes à chaque passage en caisse que piquer dans les magasins, c’est mal, tout en laissant filer celui qui a tiré une fringue CK.

Le foutage de gueule est donc monumental : vous lâchez de l’argent pour être un honnête homme, en contrepartie les ayants droit vous gratifient d’une large tranche de pub et d’un avertissement déplacé.
Inversement, le gentil pirate qui télécharge son DVDRip (ou BRRip…) peut profiter tranquillement de son film… et c’est là tout ce qu’il demandait.

Bref, il serait temps d’arrêter de prendre les consommateurs pour des cons.
Je ne suis pas de ceux qui abusent du téléchargement parce que c’est facile et gratuit. Lorsqu’un artiste me plaît (je parle musique), je suis prêt à l’acheter, c’est ma façon de lui montrer que j’apprécie son travail. Accessoirement, j’en parle ici et, dans le meilleur des cas, je vais aux concerts.
Pour les films (surtout séries), c’est pareil. Un joli coffret, je ne refuse pas. Mais si c’est pour subir des remontrances qui n’ont pas lieu d’être, je passe mon chemin.

À bon entendeur.

N.B : Quant au cinéma, il en prend aussi pour son grade.

Sur Twitter, les Japonais ont l’avantage.

Twitter

Twitter, c’est avant tout un réseau social de choix pour balancer des messages de 140 caractères maximum.
Quand vous êtes français (ou anglais, italien, espagnol, javanais), il en résulte une lutte de l’esprit pour optimiser au mieux le nombre de caractères utilisés et le contenu de votre message.

S’il y a bien un endroit où ce genre de lutte intellectuelle n’existe pas, c’est le Japon. Fort de plusieurs millions d’utilisateurs (grosso modo 10 millions), le Japon est le deuxième pays où ça gazouille le plus.
Pourquoi ? Parce qu’en partie, les Japonais ne sont pas gênés par la limite imposée de 140 caractères.

Bougez pas, je vais vous faire une démo.

Fr

Jp

Vous avez vu la différence ? Il y a plusieurs raisons à cela :

  • Il n’y a pas d’espace dans la langue japonaise. Ou alors juste pour faire joli.
  • Les caractères japonais sont des syllabes. Avec les kanji (caractères compliqués empruntés au chinois), ils font de grosses économies.
  • Les Japonais ne sont pas forcément obligés d’utiliser des pronoms personnels.

Ça libère de la place du coup… à titre de comparaison, prenons le verbe « manger ».

Français : manger (6 caractères)
Japonais romaji : taberu (6 caractères)
Japonais : 食べる (3 caractères)

Encore ? Prenons « voiture ».

Français : voiture (7 caractères)
Japonais romaji : kuruma (6 caractères)
Japonais : 車 (1 caractère. 3 caractères pour l’écriture hiragana くるま)

À l’avenir, si vous croisez des tweets japonais qui s’étalent sur 10-15 lignes, dîtes-vous que c’est normal. Voilà pourquoi les Japonais aiment Twitter : ils peuvent raconter leur journée les doigts dans le nez. Wink

Au boulot, j’ai déjà préparé le poisson d’avril !

Terminator

C’est en bossant sur un script bash d’automatisation des tâches que m’est venue l’idée d’un petit script rigolo à exécuter le premier avril pour jeter un vent de panique similaire à celui qui souffle sur les bourses en ce moment. Avec la garantie de saturer nos postes téléphoniques… Laugh


#!/bin/bash

# Var à 1 pour une infinite loop !
var=1

# Variable ligne qui s'incrémentera
# Pour aller chercher le hostname suivant
line=1

# On récupère le nombre de lignes du fichier
pc=$(wc -l ~/liste_pc | awk -F " " '{print $1}')

# On se prémunit. Si line devient égal à pc, on remet à 1 et c'est reparti !
# Puis le poisson d'avril en lui-même ^_^
while [[ $var = 1 ]] and [[ "$line" -le "$pc" ]]; do
      ssh user@$(cat ~/liste_pc | sed -n ''$line'p') eject && eject -t
        ((line++))
      if [[ "$line" -eq "$pc" ]]; then
           line=1
      fi
done

Désolé pour la coloration syntaxique partielle. J'explique.

Au boulot, nous avons tous les hostnames des machines qui équipent le parc informatique. Une fois tous ces noms enregistrés (à raison d'une machine par ligne) dans un fichier texte, il suffit d'exécuter le script pour automatiser une tâche.

Un poste maître désigné peut se connecter sans mot de passe préalable à l'ensemble des machines grâce à une authentification par clé SSH.
Dans le script présent, l'ossature reste la même... il n'y a que l'ordre donné qui diffère. On va lui demander d'ouvrir et fermer le lecteur CD continuellement. Le 1er avril sera le jour du soulèvement des machines ! Devil

N.B : Je ne suis pas expert en bash, mon script est loin d'être parfait.

La fin de l’Internet illimité n’est que partie remise !

Opérateurs

Le 19 août dernier, Owni mettait la main sur un document de la Fédération Française des Télécoms.
L’hydre à 3 têtes de l’Internet français, à savoir Orange, SFR, et Bouygues Télécom s’apprêtaient à mettre fin à l’Internet illimité.

Concrètement, il s’agissait de plafonner (comme sur les mobiles) la consommation. Par exemple, n’autoriser que 250 Go de données, puis brider la connexion, ou mieux : faire du hors-forfait.
Au menu des réjouissances, il y avait aussi la séparation des protocoles. Faire de la VoIP, du P2P et du Newsgroup des options à part entières.
Au final : segmenter au mieux pour gagner au mieux.

Car, vous vous en doutez, l’Internet illimité était un avantage concurrentiel et une véritable révolution à l’époque. Mais, quand nos voisins belges et américains (entre autres) continuent à faire de l’Internet limité à un tarif plus élevé, il apparaît évident pour les fournisseurs français que le manque à gagner est bien présent.

Là, tollé général sur le Web et dans les médias. Tout le monde (ou presque) dénonce cette entente et crie au scandale.
S’en suivra ce que vous savez : l’hydre dément en bloc. « Mais non, pas du tout, loin de nous l’idée de faire l’Internet limité ! Voyons… »

Si aujourd’hui tous les internautes français poussent un « Ouf » de soulagement, certains n’en démordent pas. Ce n’est que partie remise !
Comme je vous l’ai dit, le manque à gagner est important. Mon pronostic :

  • Des offres mignonnes vont apparaître. De l’Internet low-cost, avec une belle astérisque pointant vers un quota. Mais chut, on écrit ça en tout petit dans un coin.
  • Pouvoir d’achat et blablabla, à petit prix, ça va se vendre. Bonne occasion pour l’hydre de segmenter un peu plus et proposer plus.
  • Avec le temps, l’Internet illimité va reculer pour laisser place à du limité. L’illimité à 30€ cédera sa place à un Internet limité 250Go (ce n’est qu’une supposition) pour… 25€ ? Ceux qui voudront du tout confort devront payer… 40 € ?

Bref, peu importe, mais à l’image du gros méchant des séries B, l’hydre est partie en poussant un rire diabolique et un « Je reviendrai ! ».
L’hydre voulait nous la mettre bien profond à sec avec du gravier et du verre pillé, finalement elle optera pour la méthode douce. Affaire à suivre.

La vérité est ailleurs… Alien