Me suivre sur Twitter c’est…
13/12/11

Si vous êtes déjà de ceux qui endurent la pénitence quotidienne (et qui survivez brillamment, ou pas), cet article vous fera sans doute sourciller. S’en suivra de « Aaaah ouiiii, il est chiant @Kenshin__ avec ses conneries » à chacun des points que je vais développer.
Si, en revanche, vous n’êtes pas de ceux là, voilà à quoi vous échappez. Parce que me suivre sur Twitter c’est :
- Endurer mes longs voyages en train et les péripéties qu’elles impliquent.

- Supporter mes tweets visant à propulser un ami sur l’arbre aux gazouilleurs.

- Devoir vivre avec mes retweets concernant la maréchaussée.

- Se délecter de mes coups de sang envers certaines enseignes…

- Découvrir mes découvertes cinématographiques.

- Ne rien comprendre à mes tweets japonais. Et ça, c’est dur.

- Voir mes modestes performances sportives et le commentaire idiot qui va avec. (sur Facebook, ils en pâtissent aussi, rassurez-vous)

- Essayer de comprendre mon humour politique.

- Se décomposer devant mon ridicule humour techno’.

- Fondre littéralement devant la misère de mon humour économique.

- Parfois, devoir lire de l’humour en dessous de la ceinture. Du NSFW, quoi.

- Des tweets hybrides, comme de l’humour politico-vidéoludique NSFW.

Si vous vous sentez l’âme d’un survivor, si vous n’avez pas peur de ce que vous venez de voir, si vous voulez devenir vous-même, alors vous pouvez tenter de suivre @Kenshin__. Dans le cas contraire… euh, bah rien.
See you soon on Twitter ! ![]()
Alan Wake : Bienvenue à Bright Falls.
10/12/11

Aujourd’hui, je coupe avec mes habitudes. Cela fait longtemps que je voulais vous parler de mon plus gros coup de cœur vidéoludique (et pourtant, je ne suis pas un accro des jeux vidéo, c’est plutôt l’inverse) : Alan Wake. (Mon goût prononcé pour l’écriture n’y est certainement pas pour rien…
)
Alan Wake, vous en avez peut-être déjà entendu parler. Véritable réussite technique, salué par la critique, il n’empêche que le jeu s’est révélé être un petit flop commercial. J’entends par là qu’au vue de toutes les qualités qui font d’Alan Wake un jeu d’exception, nous étions en droit d’attendre des chiffres bien plus flatteurs.
Que voulez-vous, de nos jours il est plus facile d’écouler des jeux à grand spectacle qu’un jeu au scénario digne des plus grandes œuvres de Stephen King…
J’en viens à Stephen King car c’est dans ce genre de littérature qu’Alan Wake trouve ses sources. Écrivain à succès (best seller), le célèbre Alan Wake souffre d’un mal que chaque écrivain connaît : le syndrome de la page blanche.
Dans le but d’y remédier, sa femme Alice (qui est également sa muse) lui propose de passer des vacances à Bright Falls, petite ville isolée au milieu de somptueuses forêts de conifères.
C’est là que la folie s’installe. Car, au delà des apparences charmantes de Bright Falls, c’est un monde de tourments qui va s’acharner sur Alan Wake. Au lieu-dit de Cauldron Lake, sa femme Alice va disparaître dans des circonstances plus que troublantes. Pire encore, M.Wake va découvrir des pages de « Departure », un manuscrit signé de son nom qu’il ne se souvient pas avoir écrit. Et, à l’instar de « Christine » de S.King où la Plymouth Fury prend vie, ce sont les atrocités décrites dans « Departure » qui vont prendre vie… et seule la lumière pourra lutter contre les ombres.
Arrivé à la fin, ce sera à votre tour d’être tourmenté par les évènements. Mais comme on vous le dira juste après avoir inséré la galette dans votre Xbox 360 : « Stephen King a écrit : les cauchemars ne relèvent pas de la logique et les expliquer n’aurait aucun intérêt, ce serait contraire à la poésie de la peur. Dans une histoire d’horreur la victime demande sans cesse « Pourquoi ? » mais il n’y a aucune explication et il ne doit pas y en avoir. Ce sont les mystères sans réponses qui nous marquent le plus et c’est de cela qu’on se souvient à la fin. »
Bref, aujourd’hui disponible pour 32 € en édition collector (et 25 € pour l’édition classique), c’est un jeu à offrir (ou à s’offrir) en ces périodes de fêtes. Vous auriez tort de passer à côté. ![]()
Je ne résiste pas à l’envie de vous laisser en compagnie d’une sympathique vidéo vous présentant le début du jeu. ![]()
Les 100 commandes Vim indispensables à ta (sur)vie.
27/11/11

Vi (ou Vim, au choix), est incontestablement l’éditeur de texte le plus abouti et accessoirement le meilleur atout de tout programmeur (ou simplement de toute personne se voulant productive lorsqu’elle travaille avec du texte). Toutefois, force est de constater que la cheat sheet (ou feuille de triche) se révèle être une alliée de choix dans l’exercice quotidien.
En bon prince que je suis, je vais donc arrêter de troller (c’était juste pour faire râler les utilisateurs d’Emacs) et vous donner un petit lien qui vous montrera (si vous n’êtes pas convaincu) à quel point cette petite perle datant des seventies peut se révéler diablement efficace.
P.S : Inutile de fermer ton gEdit, t’es grillé. P’tit joueur va ! ![]()
GNOME 3 est une abomination.
22/11/11

Lorsque j’ai installé Fedora 16, je savais que j’allais devoir me frotter à GNOME 3, LA mise à jour majeure de cet environnement que n’aime pas Linus Torvalds.
Je cite : « Dans GNOME 3 les développeurs ont apparemment pensé qu’il était trop compliqué de faire du vrai travail sur votre bureau et ont décidé de faire en sorte que cela soit très pénible pour vous. »
Dans les faits ? J’ai le regret de vous annoncer que non, Linus Torvalds ne trolle pas, il constate. Point.
Mon collègue, administrateur de GeekDay.fr m’avait déjà fait part de la manip’ que tout utilisateur devinera de lui-même tant elle est évidente : pour faire apparaître l’option « Éteindre », il faut tenir la touche Alt enfoncée.
Avant même de poser les mains dessus, j’avais déjà un bref aperçu de l’horreur. Je n’étais pas au bout de mes surprises…
Chers lecteurs, vous ne pouvez pas réduire les fenêtres ouvertes (enfin, presque, je vais vous expliquer), vous n’avez pas de bouton pour maximiser (là aussi, presque), et pour voir toutes vos fenêtres, vous devez aller pointer dans le coin supérieur gauche de votre écran.
Chez GNOME, ils appellent ça « comfort, control, easy-to-use ». Va falloir m’expliquer.
Bref, je pose la question : comment un utilisateur débutant peut-il s’en sortir ? Même moi qui suis un utilisateur avancé, je perds du temps et surtout je trouve cela totalement illogique !
Même Windows XP est infiniment plus ergonomique que cette chose. N’ayons pas peur de le dire.
Pour que GNOME 3 soit à peu près agréable à utiliser, il faut un dock. (type Cairo-Dock)
GNU/Linux semble être sacrifié sur l’autel de l’user-friendly (user-friendly pour l’utilisateur débutant, précisons-le), mais force est de constater que cet objectif (louable ou pas, je n’en ai que faire) n’est absolument pas rempli. Jamais Mme Michu ne trouvera GNOME 3 (en l’état actuel) simple et agréable à utiliser.
Allez lui dire : « Godiche, faut appuyer sur Alt et tu pourras éteindre ta machine ! » ou mieux encore : « Si t’avais lu le man, tu l’aurais su ! » et « Si tu veux tes boutons maximiser/minimumser, installe gnome-tweak-tools ! »
Si on commence à vouloir que monsieur tout-le-monde (qui aime le clicka-clicka) lise le man, autant tout laisser comme c’est, ça me va !
Maintenant, un petit mot doux pour ceux qui fulminent déjà en pensant : « Si t’es pas content, rejoins le projet et apporte ta pierre à l’édifice. »
Messieurs, je n’ai pas le niveau requis. Et messieurs, laissez-moi vous dire, en toute honnêteté, que les personnes chargées de l’ergonomie de la bête marchent sur la tête. S’ils veulent des conseils en la matière, je suis là.
Parce qu’au point où on en est, autant ne pas faire apparaître l’option « Éteindre ». Obligeons l’utilisateur à ouvrir le terminal et à taper « halt ». Dans l’état actuel des choses, il pourrait éteindre sa machine par inadvertance…
N.B : Il y a tout de même des fonctionnalités intéressantes dans GNOME 3, tout n’est pas tout noir. Je préfère préciser…
La Maison Blanche dément détenir des informations sur la vie extraterrestre.
20/11/11

Suite à une pétition signée par quelques milliers d’Américains, le gouvernement des États-Unis a publié récemment sur sa page « WE the people » un communiqué pour le moins insolite. Le gouvernement dément tout contact avec une vie extraterrestre et par la même occasion, il dément détenir toute information sur l’existence même de la vie extraterrestre.
Bref, on pourrait résumer cela par « On ne sait rien, ça existe peut-être dans une galaxie lointaine, très lointaine. »
Voici l’intégralité du communiqué traduit dans la langue de Molière. (version originale)
Recherche d’une vie extraterrestre, pas encore de preuve.
Par Phil Larson
Merci d’avoir signé la pétition demandant à l’administration Obama de reconnaître la présence d’une vie extraterrestre sur Terre.
Le gouvernement ne détient aucune preuve sur l’existence d’une vie hors de notre planète, ou qu’une présence extraterrestre a engagé un contact avec la race humaine. En outre, il n’existe aucune information crédible qui suggère que tout élément de preuve est cachée des yeux du public.
Cependant, cela ne signifie pas que le sujet de la vie hors de notre planète n’a pas à être discuté ou exploré. Dans les faits, de nombreux projets ont pour but d’étudier l’existence d’une vie extraterrestre. Voici quelques exemples :
- SETI—the Search for ExtraTerrestrial Intelligence— a été réalisé à l’origine avec l’aide de NASA, mais a depuis été déplacé vers d’autres sources de fonds privés. Le but principal de SETI est d’agir comme une « oreille géante » sondant l’espace à la recherche d’un signal d’un autre monde.
- Kepler est un télescope spatial de la NASA dont le but principal est de rechercher des planètes semblables à la Terre. Une telle planète serait située dans la zone d’un système solaire distant – ni trop chaud, ni trop froid – et pourrait être potentiellement habitable par la vie telle que nous la connaissons. La mission Kepler a été spécialement conçue pour sonder notre région de la Voie Lactée pour découvrir des planètes rocheuses de la taille de la Terre dans (ou proche) de la zone de l’étoile qu’elles orbitent.
- The Mars Science Laboratory, est un vadrouilleur que la NASA lancera bientôt. Le laboratoire embarqué étudiera les roches, sols et la géologie dans le but de détecter les éléments chimiques constitutifs de la vie (par exemple, des formes de carbone) sur Mars et évaluera si l’environnement martien a pu par le passé abriter la vie.
Un dernier point: de nombreux scientifiques mathématiciens se sont penchés sur la question de savoir si la vie existe probablement au-delà de la Terre et sont venus à la conclusion que les chances sont assez élevées que quelque part parmi les trillions et des trillions d’étoiles dans l’univers il y a une planète autre que la nôtre qui est le foyer de la vie.
Beaucoup ont également noté, cependant, que les chances de prendre contact avec eux – particulièrement ceux dotés d’une intelligence -, sont extrêmement minces, étant donné les distances à parcourir.
Mais tout ceci n’est que statistiques et spéculations. Le fait est que nous n’avons aucune preuve crédible de la présence extraterrestre sur Terre.
Vérité ou mensonge ? Complot, désinformation ? Chers lecteurs, je vous laisse seuls juges.
#TheTruthIsOutThere
#TrustNoOne
Piratage : l’immense supercherie des maisons de disques.
11/11/11

Aujourd’hui, nous apprenons qu’Universal Music, filiale de Vivendi, s’est offerte EMI (il paraît que leurs artistes ont du talent) pour 1,4 milliard d’€.
La question que nous sommes en droit de nous poser : où est la crise du disque ? Éléments de réponse à suivre…
Nouvelles formes de consommation
Il est vrai qu’avec l’essor du P2P puis des nouveaux moyens d’accès à la culture (plus ou moins légaux), le mode de consommation de musique a évolué. Les majors l’ont en partie compris. Cédant à la tentation de l’alarmisme, ils veulent nous faire croire que vous et moi nuisons à la créativité musicale et à la juste rétribution des artistes en volant sans remords les derniers singles de Christophe Maé et Patrick Sébastien.
Pourtant, ce discours semble être en totale contradiction avec les faits. Comment expliquer les excellents résultats de l’iTunes Store ? Comment expliquer que tel ou tel artiste soit Disque d’Or ou de Platine, si les disques ne se vendent plus ?
Il n’est donc pas nécessaire de parler de crise du disque. La musique se vend toujours. Simplement, on découvre une nouvelle forme de consommation. Il n’est désormais plus question d’acheter un album si nous ne souhaitons que 2 ou 3 titres. Le tout sera acheté sur une plate-forme de téléchargement légale. De la même manière que l’acheteur n’est désormais plus un impulsif qui ira se ruer sur la première nouveauté venue. Il préférera se faire un avis en écoutant quelques titres ou extraits sur YouTube, Deezer et consorts. Il n’achètera plus autant d’albums qu’auparavant. Il est ici question de sélectivité.
En effet l’acheteur d’aujourd’hui n’est plus l’acheteur d’il y a 20 ans. Désormais, il émet des critères de valeurs qui influenceront son acte d’achat. Ces critères varient d’une personne à l’autre. L’aspect matériel, le jugement sur le travail réalisé par l’artiste, le « mérite », tant de critères dont dépend l’acte d’achat.
Simple exemple : j’ai téléchargé du Swedish House Mafia. Il n’y a pas eu ici d’acte d’achat. Selon les maisons de disques, un téléchargement est un achat en moins. Je réponds faux. Si je n’avais pas pu le télécharger, je ne l’aurais pas acheté. Je m’en serais passé.
Dans l’acte d’achat, il y a une forme d’affection. Si j’achète le disque, c’est parce que j’aime l’artiste. Dans le cas de Swedish House Mafia, je trouve cela sympa de temps en temps, pour une séance de sport par exemple.
En revanche, j’ai acheté le nouvel album d’Anna Ternheim. En édition deluxe. Pourquoi ? Parce que j’apprécie beaucoup l’artiste et parce que je tenais à posséder l’objet ainsi que le contenu exclusif de l’édition deluxe. En tapant « The Night Visitor » (titre de l’album), j’ai trouvé plus de liens pour le télécharger que de sites me proposant de m’en porter acquéreur. Non, je voulais acheter cet album.
Le piratage au service de la musique
J’ai découvert tous mes artistes préférés en pillant sauvagement leurs œuvres. J’ai découvert Anna Ternheim en pillant sa musique sans rien lui offrir en retour. J’ai découvert Scorpions en pillant leurs albums. J’ai découvert Metallica en copiant sans scrupules le CD d’un copain lorsque j’étais au collège (And justice for all, si vous voulez le titre). J’ai acheté le dernier album d’Anna Ternheim, j’ai réservé ma place pour son concert du 22 février à Paris, j’en ai parlé sur mon blog. Je compte aller voir Scorpions le 2 juin à Nancy (merci @lamarie84 pour l’info !). Je suis allé voir Metallica au Sonisphere d’Amnéville l’an dernier. Si je n’avais pas téléchargé leur musique, rien ne dit que je serais fan de ces artistes aujourd’hui.
Ce n’est pas parce que les internautes téléchargent qu’ils ne consomment pas de musique. Nous, pirates, nous achetons de la musique si nous estimons que l’artiste le mérite. Nous, pirates, nous sommes les premiers à nous rendre aux concerts. Nous, pirates, nous n’avons pas empêché Justin Bieber de s’offrir une Ferrari. Nous, pirates, nous n’avons pas empêché Lady Gaga de devenir une icône.
Derniers exemples en date : @gGey_kun m’a fait découvrir Katherine Jenkins. J’ai pillé sa discographie (en FLAC, s’il vous plaît !). Je suis désormais prêt à me rendre à un de ses concerts où à m’offrir son prochain album. J’ai également découvert Melody Gardot grâce à une pub. Là aussi, j’ai pillé. Je surveille désormais un éventuel passage en France…
Les artistes et maisons de disques s’autodétruisent.
Mauvais contenu (vous avez entendu Senna et Colonel Reyel ?), prix souvent trop élevés, participation aux décisions politiques injustes et inefficaces telles que la Hadopi, les artistes et les maisons de disques se tirent souvent une balle dans le pied.
Difficile de vouloir à nouveau acheter les disques de Renaud ou aller le voir en concert après l’avoir vu supporté Hadopi. Pour un artiste engagé à gauche qui disait « Société tu m’auras pas », c’est paradoxal. Quant à Diam’s, Kenza Farah et autres personnalités de la génération actuelle, elles devraient apprendre à relativiser et se dire que l’Internet n’a finalement peut-être pas nui à leurs affaires. En tout cas, le téléchargement ne les a pas empêché d’avoir un revenu annuel plus élevé que le mien.
La question que je voudrais poser : Y a-t-il une personne (disposant d’un accès à Internet bien entendu) capable de dire qu’elle n’a jamais téléchargé un seul morceau de musique ?
Si nous les empêchions vraiment de vivre de leur travail, il n’y aurait personne à leurs concerts. Il n’y aurait même pas de concerts. En fait, il n’y aurait tout simplement pas d’artistes.
Pour combler l’éventuel manque à gagner.
Nous pouvons admettre que dans certains cas, le téléchargement se substitue à l’achat. Il est évidemment question du prix d’achat mais pas seulement. Une galette décorée et une jaquette, n’est-ce pas un peu limite ?
Nous, consommateurs, aimons les contenus exclusifs. Nous sommes friands d’éditions collector et de choses qui ne se téléchargent pas. Nous aimons ne pas être pris pour des vaches à lait. Ainsi, je dis au groupe Scorpions (qui n’est autre que mon groupe de rock préféré) que l’album Comeblack est une vaste blague. Des réenregistrements et des reprises, je n’appelle pas cela un album.
À tous, je dis que les multiplications de singles nuisent plus à l’industrie du disque que lorsque nous téléchargeons. À tous, je dis que coller les singles ensemble pour faire un album n’est pas une pratique très sympathique. C’est même une insulte.
Surprenez-nous !
J’accuse.
J’accuse les maisons de disques de tromper les internautes qui ne sont autres que les véritables clients de celles-ci et de faire planer l’ombre de la crise dans le seul et unique but d’accroître leurs profits.
J’accuse les maisons de disques de se saboter en refusant de faire face à l’évolutions des modes de consommation. Enfermées dans le passé, elles tentent désespérément de s’accrocher à une époque depuis longtemps révolue.
J’accuse les maisons de disques de mentir en permanence sur l’état de santé du marché de la musique.
J’accuse les artistes de s’en prendre à tort à ceux qui leur permettent d’exister et qui refusent de voir que le piratage contribue plus à leur succès qu’à leur manque à gagner.
J’accuse les artistes de prendre parfois leurs clients pour de simples porte-feuilles sur pattes.
J’accuse les artistes de prendre le raccourci « Mauvais clients » alors qu’il n’y a en réalité qu’une mauvaise production musicale.
J’accuse les politiques de prendre des décisions absurdes et caduques qui entravent l’accès à la culture. (Hadopi, Carte Musique…)
J’accuse les politiques d’être complice de la bêtise des maisons de disques.
J’accuse les politiques de considérer les internautes comme une menace pour certains secteurs.
Nous ne sommes pas que des consommateurs. À bon entendeur.
Un informaticien en fac de médecine.
9/11/11

Tout d’abord, laissez-moi vous dire que « Non, je n’ai pas quitté mon travail pour partir en médecine ». Si je me suis amusé à tromper mon entourage, je ne tiens pas à me faire questionner ici sur les raisons qui m’auraient amené à faire une chose pareille.
Lundi 7 novembre, après un week-end de repos, je rejoignis par le train la ville de Nancy sur invitation de mon acolyte @Carangueijo_. Je m’apprêtais à passer une journée dans la peau d’un étudiant en première année de médecine. Le stratagème était au point, j’allais pouvoir me faufiler dans l’amphithéâtre Parisot (oui oui, du nom de Laurence, qui était étudiante à Nancy) et assister aux cours indigestes auxquels se frottent chaque jour ceux qui sont pour moi des têtes brûlées. (n’y voyez rien de péjoratif)
N’ayant expérimenté que le BTS, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en me rendant en fac. La seule certitude : le vocabulaire de l’informatique n’est pas à l’ordre du jour. Toutefois, c’est avec une certaine curiosité que j’attendais de savoir de quoi il en retournait.

Première Année de Cruauté, d’Épuisement et de Souffrance.
Après avoir galéré à retrouver la place que me réservaient les sympathiques compagnons martyrs de @Carangueijo_ (riez pas !), il était l’heure de sortir une feuille, un stylo (pour faire mine de hein… même si j’ai pas mal gratté. « M’en fous, j’suis payé ». C’était ma phrase fétiche.) et de poser quelques questions.
« Il est où, le prof ?
- Il est pas là. Le cours est filmé et diffusé simultanément dans plusieurs facs.
- D’accord. Et donc, si t’as des questions tu fais comment ?
- Tu le contactes par mail.
- Si je comprends bien, il n’y a donc que les élèves et des pions.
- Exact. »
Première heure de cours. La base ici, c’est de prendre des photos des schémas (même si certains cours sont podcastés ensuite. Certains, pas tous) et de gratter soit sur une feuille, soit sur un Mac. (ils sont tous des Mac ces jeunes, enfin presque. Et ils sont tous droitiers. Enfin, presque)
Je me suis laissé émerveiller par la dextérité de @Carangueijo_ sur NeoOffice (moi qui ne sais pas faire un tableau. Je ne suis pas dactylo) et j’ai pris un malin plaisir à tromper la vigilance des pions en faisant mine de chercher à comprendre et surtout, à leur adresser un large bonjour en arrivant.
Quant aux cours en eux-mêmes, autant vous l’avouer : si vous sortez d’une série autre que S et que les mathématiques et la physique ne sont pas vraiment vos meilleurs amis, préparez-vous à ne rien comprendre. Pour compenser mon idiotie profonde, je faisais ce que je fais de mieux : repérer les fautes d’orthographe (ils sont médecins, pas hommes de lettres), retenir des mots très longs et amusants comme fluorodeoxyglucose (y a rodéo dedans) et hexachlorocyclohexane, monter une liste de mots en -ine comme : myosine, tropomyosine (une évolution, comme dans Pokemon), titine (il ne parlait pas de voiture) etc, et sourire devant des mots comme sarcomère (le vaisseau mère de Sarkozy ?!)
Tourne sous Mac mais fan de Comic Sans.
Le cours à peu près humain était celui sur les tissus. Le prof enchaînait ses diapos bourrés d’effets mais aussi de Comic Sans et s’est même permis une petite aparté sur le sport. J’ai eu le temps d’un instant l’oreille à l’affût, avant de ne rien comprendre à ses propos. Dommage.
Troisième et dernière heure, la plus insoutenable. C’est à ce moment précis que l’amphi se vide littéralement. « Atomes, biomolécules, génome, bioénergétique, métabolisme ». On m’a prévenu : « Personne ne comprend ce cours. »
Effectivement, c’est un cours qui ressemble plus à une partie de Triomino Deluxe édition Bac+8 et > qu’autre chose…
Nucléophile… une nouvelle paraphilie ?
Régulièrement, des étudiants sortaient, vaincus par l’abominable professeur. Ils se faisaient sortir sous les sifflements un peu « Game Over » de leurs camarades impitoyables. (Dallas, c’est la Petite Maison dans la prairie jouée par une bande de pédales en robe longue à côté…)
C’est en sortant de cette séance de torture que nous avons croisé une amie du collège qui m’a proposé de prolonger d’une journée l’expérience. Mardi, bis repetita, les trois même cours, les trois mêmes profs, les mêmes compagnons martyrs de @Carangueijo_ (qui m’ont pris soit pour un fou, soit pour un fou. Ou les deux. Je suis fou, c’était bien vu) +1 (l’amie en question, si vous m’avez suivi), un rewind qui n’avait que pour seule différence avec la journée de lundi l’ordre des mots que je ne comprenais pas. Enfin, je crois.
Ce que j’en retiens : Découvrir le quotidien des étudiants en médecine constitue une expérience enrichissante (avec un passage en TD où j’ai risqué de me faire griller), même si comme je vous le dis je n’ai strictement rien compris à leurs cours.
On m’a d’ores et déjà invité à réitérer l’expérience, invitation que j’ai acceptée avec plaisir. ![]()
En République populaire de Cora, le personnel est heureux.
30/10/11

Si vous suivez les actualités ou êtes un tant soit peu attentif à votre timeline Twitter/Facebook, vous n’êtes pas sans savoir que l’hypermarché Cora de Mondelange (Moselle) – que je fréquentais régulièrement puisque je suis originaire de cette même ville – s’est retrouvé au cœur d’un tintamarre médiatique pour avoir tenté de renvoyer une caissière qui avait volé un ticket de caisse.
Heureusement, le web a gagné.
Mais Cora, pour redorer son blason, a été jusqu’à poster en ce dimanche 30 octobre 2011 une vidéo vantant le bonheur dans lequel vit le personnel de ses magasins. Une belle vidéo de propagande réalisée « à l’arrache »… son grésillant, qualité vidéo inadmissible, montage à la Windows Movie Maker, on a vu mieux dans de plus beaux régimes totalitaires.
Vous me connaissez, j’adore déboulonner. Cette vidéo n’échappera pas à la règle.
« La vie chez Cora, c’est surtout ça… » : On a connu plus agréable comme mise en bouche. Ici l’introduction est abrupte, posée méchamment. Chez moi, ça provoque l’effet inverse à celui souhaité.
L’enchaînement des vidéos : De belles paroles, parfois amputées pour passer à la suite. Le personnel enchaîne les louanges à une telle vitesse qu’il faut interrompre techniquement. Ça paraît… faux ?
Collaborateurs : Le titre parle de lui-même. Était-ce le terme le plus approprié ? J’en doute fort…
L’attitude du personnel : J’adore scruter les gens lorsqu’ils parlent. La communication non verbale est tout un art. Vous avez sûrement entendu dire qu’un regard fuyant vers la droite traduit un mensonge, non ? Cadeau.

Alors, heureux ? Laissez-moi en douter…
Je n’ai pas passé la vidéo au crible. La réalisation à la va-vite et les montagnes de louanges traduisent pour moi une volonté d’étouffer le plus rapidement possible une affaire ayant entaché leur image. Vous en conviendrez. Malheureusement, l’aspect amateur et le côté too-much du bonheur à la Cora provoquera l’effet inverse à celui escompté. A-t-on forcé les employés à ne dire que du bien de leur entreprise ? Je vous laisse vous faire votre avis.
Au final, les gens ne retiendront qu’une mauvaise tentative de réhabilitation, digne d’une campagne de propagande des plus nauséabondes.
À bon entendeur.
Comment ne pas laisser de traces dans un shell…
28/10/11

Pour une raison ou une autre, il peut être intéressant de ne pas faire figurer certaines commandes dans l’historique d’un shell.
Plutôt que de favoriser la manière forte (en vidant .bash_history par exemple), je vous propose la méthode méticuleuse. Ouvrez une console et voyez plutôt…
Les touches fléchées Haut et Bas de votre clavier vous permettent de remonter dans l’historique des commandes exécutées. Admettons que vous souhaitez laisser sous silence certaines commandes futures, comment s’y prendre ?
Lancez votre éditeur de texte préféré (vim ? Excellent choix), et rajoutez cette ligne à votre .bashrc :
export HISTIGNORE="[ t]*"
HISTIGNORE vous permet de ne pas enregistrer certaines commandes. Ici, ne seront pas enregistrées les commandes précédées d'un espace. Après avoir enregistré les modifications apportées à .bashrc, essayez n'importe quelle commande. Elles apparaîtront dans l'historique.
Essayez à nouveau en laissant un espace juste avant votre commande. Elles ne seront pas enregistrées !
Maintenant, ouvrez votre .bash_history en mode "Stealth", puis supprimez la commande d'édition du .bashrc.
Toujours en mode "Stealth", ouvrez .bashrc, puis supprimez le HISTIGNORE.
Aucune trace... c'est pas beau ça ? (enfin, aucune trace dans le shell, entendons-nous bien...
)








