Réflexions
Là, j’ai réfléchi. Mets en route ton cerveau et overclock-le !
Kenshin-blog.com d’un bout… à l’autre.
3/06/11

Kenshin-blog.com, c’est une vieille histoire. Je vous propose aujourd’hui un petit florilège de questions relatives à son histoire, son devenir… et son admin. Enjoy !
(Le tout posé par des amis, des lecteurs, des utilisateurs Twitter. Et parfois moi-même. Je remercie tout ceux qui se sont prêtés au jeu !)
1/ Kenshin-blog.com, c’est vieux ?
Ça vieillit tout doucement. À l’origine, c’était un site free.fr, entièrement codé à la main via Notepad++. J’avais 16 ans, c’était en été 2007. En 2009 Kenshin-blog.com est né.
2/ C’était quoi au tout début ?
Un site pas très beau réalisé grâce aux supers cours du site du zéro qui racontait mes péripéties informatiques. (mes débuts sous GNU/Linux pour être exact)
3/ Puis tu as rejoins le Planet Fedora-fr… pourquoi ?
Parce que le site parlait de plus en plus de GNU/Linux. Le Planet m’offre un lectorat sympathique. Même si mes sujets sont désormais beaucoup plus variés… d’ailleurs je ne suis pas le seul à agir de la sorte. Et heureusement ! Parler de tout, c’est enrichissant !
4/ Quels genres de sources t’inspirent le plus ? (médias télé, presse écrite, articles internet en tous genres…)
Auparavant, seul le vécu nourrissait mes articles. C’était en quelque sorte des comptes-rendus d’expérience. Je bidouillais, j’écrivais. Désormais, c’est la lecture issue d’Internet qui m’inspire. Pas seulement la lecture d’ailleurs. J’aime analyser comment les personnes interagissent entre elles. Voir comment évolue la communication. C’est cela qui nourrit mes réflexions sur les réseaux sociaux par exemple.
La presse écrite n’est pas en reste. J’aime polémiquer sur les affaires liées à l’Internet.5/ Tu mets beaucoup de temps à rédiger un article ou c’est du vite fait ?
Il y a un peu des deux. Tout dépend de l’article. Le vite fait c’est celui sur DSK et Twitter. J’ai voulu faire un instantané, garder une trace de l’évènement. Aucun effort particulier. C’est comme une photo. Quant à l’article sur Anna Ternheim, là aussi, il a été vite rédigé, mais il n’a rien de similaire avec celui précédemment cité. Car, s’il a été vite écrit et mis en ligne, c’est le fruit d’une appréciation toute particulière. C’est un hommage, tout simplement.
À l’inverse, il y a les articles (plus ou moins courts) qui m’ont demandé, déjà en amont, un certain travail. Ma réflexion sur la vie numérique en est le parfait exemple. J’ai pris soin de regarder l’évolution des modes de communication et d’en tirer quelques conclusions à l’écrit.6/ Combien de temps il t’a fallu pour avoir autant de visiteurs et une réputation ?
J’ai à peu près 4000 visiteurs/mois. Ce n’est donc pas énorme. Pour avoir autant de visiteurs, j’ai des bannières sur les forums où je me rends, un référencement Google pas trop mauvais (je ne fais pas de SEO ou de trucs du genre), et je diffuse à la mano mes liens sur les réseaux sociaux. Je crois avoir réussi à constituer un lectorat qui revient assez régulièrement pour me lire. Et c’est un plaisir !
Quant à la réputation, je ne suis pas en mesure de dire si j’en ai une. C’est à vous de me le dire !7/ Ton blog est-il une priorité ou une passion ?
Il a toujours été une passion. Je n’ai pas la volonté de devenir un blogueur incontournable de la Toile française. Il m’arrive de me forcer à écrire pour éviter de rester inactif mais il est exclusivement nourri par des sujets qui ont de l’importance pour moi. Pas de blabla inutile. J’ai horreur du remplissage.
8/ Quand tu regardes les infos, ou les écoutes à la radio, ou sur le net, quels éléments te poussent à choisir un sujet plutôt qu’un autre ?
Le plus important pour qu’il puisse être publié, c’est le rapport que le sujet entretient avec le high-tech/l’Internet/l’informatique. Bien sûr, je fais de temps à autre des entorses à la règle. C’est le ressenti qui joue dans ce cas. Le même ressenti qui a donné naissance à la rubrique Musique. J’aime réagir, c’est parfois même un besoin. Il faut que je l’ouvre, c’est plus fort que moi.
Ainsi, comme j’aime le dire, je n’ai plus de ligne éditoriale bien définie, même si j’essaye dans la mesure du possible de pas trop divaguer.
9/ Fais-tu des articles uniquement par loisir, ou par réaction, ou bien en fais-tu aussi par « obligation » envers les fidèles lecteurs de ton blog ?
Les trois, mon capitaine ! Écrire est avant tout un plaisir. Quand j’écris, je me fais plaisir. C’est du fun. À l’état pur. Mais écrire, c’est parfois aussi réagir. L’article sur Patrick Roy est l’exemple le plus marquant. Je me suis fais plaisir en réagissant à son départ. Je me suis senti obligé de le faire.
Et évidemment, mes lecteurs sont de petits gâtés. Effectivement, je me sens parfois obligé de publier. J’ai toujours une petite pensée pour celui (ou celle, oui des filles me lisent parfois. Ça fait bizarre hein ? Faut dire, j’ai élargi ma ligne éditoriale, du coup c’est devenu accessible) qui vient, et qui va se dire « Il publie plus rien… ». Alors même quand je n’ai pas grand chose à dire, je ponds au moins un petit édito, histoire de montrer que je ne suis pas mort.10/ Lors de la conception d’un article, t’arrive-t-il de te dire « Tiens ! Celui-ci va faire réagir Untel » en particulier ?
Oui ça m’est déjà arrivé (et ça m’arrive encore). L’article sur le déclin de Firefox, je savais qu’il ferait réagir les aficionados de Firefox. Je voulais de la polémique, j’en ai eu. Les réactions ne se sont pas faites attendre ! Même chose quand je parle musique, je sais qui va réagir.
11/ Est-ce que c’est la passion pour les ordinateurs ou juste le fait d’avoir envie de faire partager les sujets qui t’interpellent ou qui t’intéressent qui t’a donné envie de créer ton blog ? (Ou carrément les deux tiens ; ou peut-être autre chose ?__?)
Très bonne question ! La réponse tient sur les 2 grandes périodes de la vie du site. Au tout début (je vous renvoie question 1), le site n’était animé que par ma passion pour l’informatique. C’est cela qui lui a donné « vie ». Par la suite (la période Kenshin-blog.com), j’ai eu envie d’autre chose, d’élargir mes horizons. C’est désormais tout ce qui me passionne et tout ce qui touche qui tient le blog éveillé. Le nom « Kenshin-blog » me permet de parler de tout et n’importe quoi. (même si la charte graphique du site m’impose quelques contraintes. Mais je l’aime bien ma charte graphique.)
Et, je dois l’avouer, mon goût pour l’écriture n’y est pas pour rien. Si Kenshin-blog.com n’avait jamais vu le jour, si je n’étais pas le blogueur que je suis, je serais certainement devenu blogueur quand même.12/ De quel(s) auteur(s) ou courant(s) de pensée s’inspire ta critique ?
Si mes pamphlets sont le reflet d’une inspiration quelconque, je dirais qu’ils se rapprochent de ceux de Charles Baudelaire. Son pamphlet dirigé contre M.Horace Vernet (Salon de 1846) est, je pense, tout à fait représentatif de ce que je tente de faire lorsque je ressens le besoin de porter une critique acerbe. Je ne mâche pas mes mots.
13/ T’imposes-tu une fréquence de publication ?
Comme je l’ai dit plus haut, je m’efforce de faire vivre le site, au moins via mes éditos. Je ne m’impose donc pas de fréquence. S’imposer une fréquence, ça en vient à publier même lorsque rien ne m’inspire. Au final c’est du remplissage. Si le blog reste figé durant un mois, c’est que rien ne me parle, tout simplement.
14/ Pourquoi ce thème actuel sur ton blog ?
Ce thème est la fusion de deux thèmes m’ayant particulièrement plu. Mystique (très connu), et un autre dont je ne me souviens plus le nom. Je suis très mauvais avec The Gimp, mais j’ai passé plusieurs heures à faire une adaptation des deux, je suis assez satisfait du résultat. J’aime ce côté brouillon, le genre « gribouillé sur une feuille durant les cours ». Quant au slogan « Another break; in the {code} », les mélomanes (et là j’en connais un qui va réagir) reconnaîtront sans problème la parodie du titre le plus connu de Pink Floyd : Another brick in the wall. Le tout en « hand-writing » avec un effet « coloration syntaxique ».
La mascotte, c’est un personnage rigolo trouvé il y a très longtemps au fin fond d’un site web japonais, je l’ai légèrement modifié, puis adopté, parce qu’il ressemble au personnage Kenshin (même si c’est vraisemblablement une fille) et tient un laptop.15/ L’avenir, tu le vois comment ?
En bleu ! (ah la bonne blague !) Plus sérieusement : même charte graphique, et je continuerai à parler de tout. Voire plus. Donc pour finir : merci à mes lecteurs occasionnels, merci à mes fidèles lecteurs, merci à celles et ceux qui ont contribué à l’élaboration de ce petit questionnaire qui retrace la vie du site, et à la prochaine !
Opération un rein = un iPad 2
3/06/11

Plus les jours passent, plus on se rend compte que nous vivons dans un monde qui ne tourne plus rond du tout. Aujourd’hui, nous apprenons qu’un jeune chinois de 17 ans, vraisemblablement membre du mouvement sectaire de l’Église Apple, s’est fait opérer dans le but de vendre un rein et pouvoir se porter acquéreur… d’un iPad 2.
Alors oui, il y a des gens qui sont prêts à mettre en jeu leur santé pour un objet. L’hédonisme dans toute sa splendeur. La folie dans son exemple le plus parlant. À défaut d’avoir une pensée pour le jeune fou comme tout le monde, j’ai une pensée pour Steve Jobs, gourou de la secte. Il doit être subjugué par la folie que provoquent ses produits. Nous avons atteint le summum de l’efficacité du marketing. Les gens paient une fortune pour être n°1 dans une gigantesque file d’attente, ils viennent dormir sur place pour assister à l’inauguration d’un Apple Store, et désormais, ils se sacrifient au sens propre du terme (l’état de santé du jeune chinois se dégrade). Tout ça pour un objet avec une pomme dessus.
Steve Jobs le sait pertinemment. Il avait repris à son compte, à l’occasion de la sortie du premier iPad, une phrase tirée du Wall Street Journal :
« La dernière fois qu’il y a eu un tel engouement pour une tablette, quelques commandements étaient écrits dessus. »
Je le dis clairement, ces attitudes sont du ressort de la folie. Auparavant, mon ton était humoristique lorsque je disais qu’Apple était une secte. Aujourd’hui, je me pose de vraies questions. Une chose est sûre : le monde est fou.
(Dé)Génération Kikoolol.
3/02/11

Il fut un temps où Internet, nouvellement conquise, était une terre paisible où il faisait bon vivre. Le web français tout entier écrivait en bon français. Tout entier ? Non, car un petit groupe d’utilisateurs à la croissance exponentielle résistait encore et toujours aux règles fondamentales de la langue française, vénérées par Bernard Pivot.
Ce groupe ? Les Kikoolol. Je ne sais pas qui a inventé ce terme, mais c’est joliment trouvé. Merci Gégé ! Kikoolol, du terme kikoolol « kikoo », qui signifie « Bonjour », « Salut »,, et de l’acronyme anglais lol, mondialement connu. Je ne repasse pas dessus.
C’est parti pour une initiation à la Kikoolologie.
Qu’est-ce qu’un Kikoolol ?
Nous pourrions affirmer, avec un petit sourire en coin, que le Kikoolol vit à Kikoololand. Ce n’est pas un parc d’attractions, c’est un pays imaginaire où il vit paisiblement avec ses amis et pratique sa religion en paix. Son Dieu : Justin Bièbière.
Le Kikoolol est habituellement âgé entre 12 et 17 ans. (Mais certains rapports sont plus alarmants…)
Cette pathologie touche sans distinction de sexe. (Est-il nécessaire de les distinguer ? Je vous le demande)
Dans la majorité des cas, le Kikoolol est heureux de vivre, il est donc légitime de penser que sa foi le maintien en condition. Le décès de Justin Bièbière risquerait en revanche de les faire basculer dans la caste des Émos (les symptômes de cette pathologie s’exprimant par de fortes tendances suicidaires, cela explique leur quasi disparition. Il est à noter que les Émos pouvaient développer des tendances Kikoolol que je détaillerai ci-dessous)
L’expression orale d’un Kikoolol.
Bien que le Kikoolol parle (plus ou moins…) en français, la construction des phrases diffère sensiblement de la nôtre. En effet, la phrase est ponctuée par des « lol » et des « mdr », « ptdr », « xptdr ». (et le « kikoo » en début de phrase)
Exemple :
Kikoo comment tu vas mdr ! C’était bien hier la fête lol ? On m’a dit que t’as embrassé ton poster de Justin ptdr ! J’étais xptdr lol !
À noter que ça marche aussi à l’écrit, on va y venir.
L’expression écrite d’un Kikoolol
En SMS, dans les forums, sur les réseaux sociaux, sur messagerie instantanée, le Kikoolol est fidèle à lui-même. L’orthographe, y en a pas, la grammaire, y en a pas non plus. On va pas s’emmerder avec ça hein !
Exemple :
Oh lol tro mdr an cour 2 francs sait g di a la prof ke son cour il été nul ait chui parti. Lolilol j’lé KC. Tro de la merde sa xptdr !!
Ceci est plutôt l’oeuvre d’un Kikoolol de sexe mâle. La femelle, elle, plus douce, plus émotive, préfère une écriture artistique et dire qu’elle aime ses petites copines Kikoolol.
Exemple :
C däÀnS » mAä nAtuürèeuh, mÄ B€$taaaah ÄÄA VIIIËE !!
(Ndlr : Merci à Bruno et Fanny pour leur imitation quasi-parfaite)
Comme vous pouvez le constater, la femelle utilise un terme qui lui est propre : Besta. (pas d’orthographe fixe, comme le reste…)
Ce terme, contraction de l’anglais « best » et « sister » (prononcé « sista »), désigne la femelle avec laquelle elle a le plus d’atomes crochus. (ou de sacs à main entrelacés, au choix)
La culture Kikoolol.
La Kikoolol vénère Justin Bièbière tandis que le Kikoolol lui, n’a pas de Saint Patron à proprement parler. Certains Kikoolol se prennent pour des rockeurs et vénèrent des groupes complètement pourris composés de cheveux longs et de gueulards, à l’instar de : Children of Bodom, Cradle of Filth, Cannibal Corpse…etc. Ce genre de Kikoolol essaie de se faire passer pour un dur alors que…rien ne le différencie fondamentalement des autres.
Le Kikoolol est calé en informatique, c’est un vrai geek. Il donne des cours aux newbies, ça rigole plus ! (Je n’ai pas lu jusqu’à la fin, je me suis énervé. Bon courage.)
Le Kikoolol aime les films qui parlent de lui. Ainsi, LOL est un chef d’oeuvre cinématographique. Mais aujourd’hui, le Kikoolol a sa musique…
La musique Kikoolol.
(Attention, les liens qui vont suivre contiennent des propos et des images pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes.)
(Merci @_TDK pour ces trouvailles)
En France, les machines à pognon ont compris que cette espèce représente un marché juteux. Ainsi, à grands coups de paroles bidons et de termes techniques utilisés à bon escient (« Je t’envoie le fichier pièce jointe en dossier », encore un peu et il nous racontait l’histoire du TCP/IP celui-là), Universal Music, à l’aide de 2 petites lolitas Kikoolol et d’un bad boy métrosexuel, nous a conconté l’hymne Kikoolol français.
À côté, nous retrouvons Ma Besta (ah, une femelle, vous voyez, j’vous l’avais dit !) et Ma soirée MSN, chantée par Lylloo (remplacez les « L » par des « K »…eh oui ! Et après K dans l’alphabet il y a…ben oui, « L ». Exactement, vous avez raison de le penser, elle s’est pas fait chier la Kikoolol)
Conclusion.
Ils sont partout. Leur orthographe inexistante nous pique les yeux. Mais Twitter, de par son élitisme, restera imprenable. Les cas isolés disparaîtront rapidement. Pour les autres : soyez prudent.
Seigneur, pourvu qu’ils grandissent vite !
Facebook : vie privée, vie publique.
13/10/10

Facebook, espace privé ou espace public ? Telle est la question que tout le monde se pose actuellement, et d’autant plus lorsque l’on se fait licencier pour avoir tenu de bien mauvais propos.
Pour ma part, c’est très clair : Facebook est un espace d’échange public. Si les gens postent des messages, c’est pour qu’il soit vu/lu. Les paroles s’envolent, les écrits restent. Et de la même manière qu’à l’époque on écoutait aux portes, aujourd’hui on cherche par tous les moyens (légaux ?) de pouvoir avoir accès à du contenu. Rien n’empêche un employeur de se faire passer pour une personne lambda, et de demander gentillement à rentrer dans votre cercle d’amis.
Aujourd’hui Facebook tend à devenir un espace de promotion où l’homme se « vend ». Les employeurs consultent régulièrement la bonne tenue du profil de leurs employés, de la même manière que le Sgt. Hartmann fait la revue des piaules de ses bidasses en accordant une attention toute particulière aux lits au carré.
Il ne faut jamais oublier que tout ce que vous publiez sur Internet (réseaux sociaux, forums etc.) tombe dans le domaine public et peut ressortir un jour.
Si vous tenez des propos peu gracieux envers quelqu’un ou une entreprise de vive voix, seul le bouche-à-oreille pourra éventuellement vous causez des soucis (et dans ce cas, demandez-vous qui est « Judas »). En revanche, sur Internet, cela reste écrit, cela peut être sauvegardé, diffusé, et la présence de votre nom à côté du contenu « prouvera » votre culpabilité.
Il n’y a pas de vie privée sur Internet, de la même manière qu’il n’y a pas d’anonymat total. Arrêtons de suite les confusions : Facebook n’est pas un espace privé. Facebook n’est pas un journal intime. On y appose son nom, sa photo, ses goûts, et parfois même, on y diffuse trop ses ressentis…
Le seul conseil avisé : rangez vos amis par groupes, verrouillez en conséquence le contenu. Ou encore mieux : trouvez un autre exutoire…
Affaire « Robin Sage » : les erreurs des experts.
24/07/10

Aujourd’hui, d’après un article du Figaro.fr, nous apprenons qu’une mystérieuse jeune femme, Robin Sage, a eu accès à de nombreuses données confidentielles.
Comment ? De la même manière qu’Hacker-Croll avec Twitter : en ayant accès aux profils Facebook/Twitter/LinkedIn d’experts en sécurité, de militaires, et d’employés assez bien placés. Puis en décortiquant les informations, elle a eu accès a des données qu’elle n’aurait jamais dû voir.
Je vous propose de passer en revue les multiples pièges dans lesquels ces hommes importants sont tombés. En quelque sorte, ce fut une petite démonstration de social engineering. Ah, l’interface chaise-clavier…
1) Croire que Robin Sage était une femme.
Première erreur, sévère mais excusable. En effet, Robin Sage est un étudiant du MIT qui, en réalité, s’appelle Thomas Ryan. Ce n’est pas l’erreur la plus grave a avoir été commise, mais en tenant compte de la phallocratie encore très présente dans le monde du travail, le choix d’incarner une femme s’imposait naturellement. Bien évidemment, un inconnu mâle accepte plus facilement l’invitation d’une jolie jeune femme que celle d’un homme…
2) Croire au parcours professionnel de Robin Sage.
Seconde erreur, plus difficilement excusable. Facebook ne dit pas que la vérité et rien que la vérité, car Facebook n’a pas de main droite…
N’importe qui peut dire avoir fait Harvard, Yale, MIT Polytech’, Todai, l’Assomption…et se fier aveuglement à ce qui est écrit peut coûter cher. C’est le cas ici.
3) Ne pas avoir fait de groupes sur Facebook ?
Une hypothèse, oui, mais une hypothèse probable. Si « Robin Sage » a eu accès à des données personnelles ayant compromis la sécurité d’autres comptes (e-mails, bancaires), c’est certainement parce que tous les « amis » disposaient d’un accès complet à toutes les informations. Grossière erreur !
L’élément le plus important de l’affaire est précisément celui-ci : les contacts Facebook doivent être rangés par groupes. Et certains éléments du profil ne doivent pas être accessibles à des inconnus. Les paramètres de confidentialité sont suffisamment étoffés pour pouvoir « sécuriser » proprement son compte.
4) Les questions secrètes.
Le second maillon faible. Pour des experts en sécurité, voilà qui n’est pas excusable non plus. Un mot de passe ne doit pas être oublié. La question secrète ne doit pas avoir à être utilisée. Pour Thomas Ryan, la tâche ne devait pas être très compliquée : si la question portait sur le plat préféré de M.X et que celui-ci était « fan » de raclette sur Facebook…
Si, lors de l’ouverture d’un compte mail, la question secrète est obligatoire : répondez-y en mettant de mutilples caractères sans aucun sens. C’est primordial, autant qu’un bon mot de passe. (si ce n’est plus !)
Conclusion
Experts en sécurité, militaires, employés, ou simples utilisateurs, parfois il n’y a aucune différence. Les leçons à retenir de cette affaire :
- Si vous acceptez un inconnu sur Facebook, placez-le dans un groupe qui n’aura pas accès à des données « sensibles ». (telle que votre adresse email par exemple)
- Répondez à vos questions secrètes par une suite de caractères sans aucun sens.
- Utilisez des mots de passe robustes ! (des dates de naissance en guise de mot de passe, j’en ai vu passer…)
- Attention à vos publications. (si vous êtes militaire, ne dévoilez pas vos prochaines opérations…)
Bref, soyez prudents ! ![]()
Vie numérique et vie réelle : cohabitation ?
22/07/10

Avec 60,4 % de la population française disposant d’un accès à Internet et un taux de pénétration du mobile frôlant les 92 %, l’existence d’une vie numérique n’est plus à démontrer. Votre voisin, votre collègue, vos enfants, et même peut-être vos parents sont membres d’un ou plusieurs forums qu’ils consultent régulièrement, possèdent un compte Facebook, et envisagent de s’inscrire sur Twitter. Et vous ? Vous en êtes probablement au même point.
La fréquentation d’un réseau social est en passe de devenir un standard. Ne pas être inscrit sur Facebook/Twitter devient une attitude marginale. (antisociale diront certains)
Au final, que pouvons-nous retenir de cette existence numérique ?
1) Une image à construire et affirmer
La vie numérique est pour certains l’outil idéal pour cultiver une image. Leur compte Twitter est pseudo-philosophique, leur compte Facebook est « bien rangé ». Pour d’autres, c’est une façon de se défouler : leur Facebook déborde de photos (plus ou moins NSFW…), et leur Twitter se veut drôle et détendu. Les éventuelles conséquences ne constituent pas un problème pour eux.
On se retrouve donc avec deux conceptions qui s’opposent, mais avec au final une même volonté, primant sur cette volonté de se faire un portrait virtuel.
2) Une volonté de communiquer un maximum…
Téléphone en poche ou ordinateur sur soi, la véritable motivation des accros de la vie numérique est la communication. Rester au plus près de ses amis, partager ses activités, ses points de vue, ou même s’amuser. Peu importante la distance qui les sépare, la magie d’Internet leur permet de toujours rester en contact. Et éventuellement, cela leur permet de faire de nouvelles connaissances, qu’ils ne rencontreront pas forcément.
3) …et de se rencontrer plus souvent ?
À travers les apéros Facebook et les Twitperos, la vie numérique s’arrête pour laisser place à des rencontres bien réelles.
Pour autant, peut-on dire que la vie numérique est au service de la vie réelle ? Je n’ai pas pour volonté de donner une réponse précise mais tentons d’y voir plus clair…
SMS, mails, réseaux sociaux, peut-on affirmer que les nouvelles technologies multiplient les véritables interactions entre les personnes ? Au contraire, ne diminuent-elles pas les rencontres, puisqu’il est plus simple de se parler « online » ? Notre vie numérique ne fait-elle pas de l’ombre à notre vie réelle ?
Pour autant, nous ne pouvons pas non plus dire que la dématérialisation de nos relations sociales constitue un problème. Toutefois, il est certain, dans bien des cas, que le temps que nous passons en ligne à converser avec nos semblables est nettement supérieur à celui que nous passons avec eux.
Le juste milieu est donc difficile à atteindre. Cependant, qui s’en plaint ? C’est une évolution que l’homme accepte et à laquelle il contribue. En toute conscience ? Peut-être…
OpenGraph ne passera pas !
7/07/10

Truc aime ça. Machin aime ça. 42 clampins aiment ça. Confidence pour confidence : ça me gonfle.
Après cette introduction mal foutue mais incisive, laissez-moi vous conter pourquoi OpenGraph, la supra-technologie de Facebook, ne sera jamais présente sur Kenshin-blog.com. Premièrement, Kenshin-blog.com est un petit blog. Un tout petit, avec au maximum 200 visites/jour, au minimum 70 visites/jour. Ensuite, vous l’aurez remarqué, Facebook tisse sa toile un petit peu partout. Les blogs, les sites d’informations : les « J’aime » ont envahi le Web. Avoir un compte Facebook deviendrait presque obligatoire. Je ne m’étendrai même pas sur les récupercussions sur la vie privée.
Cette hégémonie me dérange tout particulièrement. Et ce n’est pas Google et Me, son chevalier blanc, qui viendra y mettre fin. Google se trompe, Google va flopper, une fois de plus.
Et finalement, à quoi sert OpenGraph pour ses utilisateurs ? Le plaisir de « s’afficher » ? Parce que pour partager une information, il existe déjà tout ce qu’il faut.
Afficher son nom partout où l’on passe sur le Web n’est définitivement pas une bonne solution. Se laisser tenter par OpenGraph, c’est donner plus de pouvoir à Facebook, une société qui, assurément, rêve d’une destinée à la Google…en mieux. Elle veut centraliser toutes vos activités virtuelles, pour mieux vous connaître, et de ce fait, pour que les marketeurs vous connaissent mieux.
Finalement, de la volonté de vouloir rapprocher les gens et concevoir un monde où ceux-ci communiquent plus, nous sommes en train d’obtenir un monde où les individus substituent le virtuel au réel, où le nombre d’amis est un indicateur de la pseudo-sociabilité de la personne, et où l’homme approuve ou désapprouve une idée, une marque, une information…l’utilisateur devient un pion, un pion surveillé, un pion que l’on vend, que l’on échange. Mais paradoxalement, ce pion est consentant.
Pourquoi l’anonymat est-il nécessaire ?
16/06/10

Après le sénateur Masson, c’est au tour d’un autre homme politique de Moselle, monsieur André Wojciechowski (UMP), de vouloir faire « tomber les masques » sur Internet, plus spécialement sur les messageries en ligne.
Nous avons été assommé de campagnes de prévention sur l’intérêt de ne pas divulger son identité sur Internet (pédophilie, enlèvement, etc..), désormais l’inverse semble être de mise. Paradoxal n’est-ce pas ?
On est en droit de se demander quelle mouche a piqué nos parlementaires au point de devenir de véritables pourfendeurs de la diffamation en ligne. Véritable problème ou simple envie de s’afficher ?
Outre le fait que la diffamation soit répréhensible et que la volonté de la punir soit une intention louable, je suis opposé au fait que notre identité soit clairement révélée sur Internet.
En effet, à l’ère de Facebook, Twitter, et autres réseaux sociaux en vogue, divulguer sa véritable identité est devenu un réflexe presque naturel. Pourtant, cette pratique comporte des risques qui sont désormais connus. (je prends pour exemple mon journal local, le Républicain Lorrain, qui révèle que 35% des employeurs ont renoncé à embaucher après consultation d’un profil Facebook.)
Ensuite, comment se présenterait cette levée d’anonymat ? Qui aurait accès à la véritable identité de l’internaute ? Tout le monde ? Les autorités seulement ? (l’adresse IP permet déjà de retrouver facilement une personne…l’anonymat n’est donc qu’une illusion.)
Il faut savoir que l’anonymat, ou cette impression d’anonymat, n’est pas uniquement mauvaise. On trouve de nombreux forums ou des personnes sous pseudonyme peuvent parler de leurs problèmes (santé, amour, finances, etc…), chose qu’elles ne feraient probablement pas « à visage découvert ».
L’anonymat sur les forums, même partiel, est donc nécessaire.
Quant aux blogueurs, là aussi, une identité clairement visible par tous n’est pas une solution mais une entrave. Certains blogueurs (pas forcément amateurs de diffamations) aiment pouvoir s’exprimer sans devoir afficher leur véritable identité. (parce qu’ils émettent des opinions politiques ou personnelles pouvant avoir des répercutions dans leur vie)
L’anonymat de certains blogueurs peut donc aussi être nécessaire.
Pour finir, il est amusant de remarquer que le gouvernement planche sur « le droit à l’oubli », tout en souhaitant que les internautes puissent être clairement identifiés. Voir ressurgir un « topic » où vous déclarez ouvertement votre orientation politique sous votre véritable identité ou vos problèmes de couple, de santé, ne vous plaira certainement pas.
Cependant, je ne suis pas contre le fait de vouloir accélerer la procédure permettant d’obtenir l’identité d’un internaute pour pouvoir engager une poursuite judiciaire. (si toutefois cette procédure est réellement longue)
Le débat reste ouvert. ![]()
Wi-Fi & Sécurité : Le cas allemand, la question française.
15/05/10

Clubic a publié aujourd’hui un article intéressant concernant la responsabilité des internautes quant à leur connexion sans fil. En effet, tout citoyen allemand a désormais le devoir de sécuriser convenablement sa connexion sans fil. (c’est-à-dire : une clé WPA de très bonne facture)
Hadopi, gouvernement : tous indifférents.
Cette mesure devrait s’appliquer également en France puisque Hadopi prévoit de punir toute personne s’ayant fait détourner sa connexion sans fil dans le but de télécharger des oeuvres protégées par droit d’auteur. La grande question qui se pose désormais est : « Comment sensibiliser les gens et leur permettre de mettre en place une sécurité efficace ? »
Cela n’aura échappé à personne, le gouvernement français nous inonde de spots publicitaires nous incitant à nous nourrir seinement, à bouger, à surveiller les mômes sur le Web, à payer ses impôts le plus vite possible etc. Mais nous incite t-il à nous protéger contre les adeptes du Wardriving ? Non, bien sûr.
Alors allez expliquer à Madame Michu qu’elle est redevable d’une amende de X € pour ne pas avoir sécurisé sa connexion sans fil…
Risques tiers au goût amer.
Autre problème, plus important encore : celui du vol de données. (mots de passe de comptes emails, données bancaires, et autres) Les lecteurs de longue date se rappelleront sans doute de mon billet détaillé concernant l’ARP Spoofing et les risques majeurs qu’il représente. (proportionnel à la simplicité de la pratique)
Bien entendu, se faire arrêter parce qu’un petit malin squattait la bande passante pour remplir son disque externe 1 To de films porno et des discographies de Green Day, Simple Plan, et
Fournisseurs d’accès pas très futés.
Les fournisseurs d’accès à Internet ne sont pas pour autant tout blanc dans cette affaire. Orange est en alerte orange (sanguine), Club-internet (maintenant Neuf-SFR) offrait gracieusement les clés WEP (ce n’est déjà pas compliqué à casser alors…) aux aficionados d’aircrack-ng, et Bouygues Télécom aujourd’hui encore part du même principe.
Vous aurez compris, on peut difficilement compter sur les FAI pour sécuriser les Boxs à la source et offrir de la sérennité à la famille Michu. (même si ça évolue dans le bon sens…à faible allure)
Les Wi-Fi ouverts, de vrais gruyères ?
De nos jours, les McDo, B&B Hotel, Flunch (et bien d’autres) surfent sur la vague du Wi-Fi ouvert, gratuit, et illimité pour attirer le chaland. Qu’en est-il question sécurité ? Peut-on télécharger librement ? Les attaques du type Man in the Middle sont-elles réalisables ? Finalement : « Quel(s) risque(s) pour les utilisateurs ? »
N’ayant pas personnellement testé ces accès, je ne pourrais vous répondre. (Je tenterai prochainement de les mettre à l’épreuve et détaillerai le résultat)
Sereins pour demain ?
Les techniques évoluent, les risques aussi. Il n’est pas impossible de mettre à mal une clé WPA si celle-ci est mauvaise (date de naissance, nom du chien, du morpion, mot banal etc.) et la survie de la clé WEP est particulièrement embarrassante, car elle se casse de plus en plus vite. (quelques minutes en général)
Il ne serait pas étonnant d’apprendre un jour que le WPA de bonne facture puisse être cassé assez aisément.
En attendant, surfez couvert !






