Réflexions
Là, j’ai réfléchi. Mets en route ton cerveau et overclock-le !
De l’implication de chacun pour l’essor du Logiciel Libre.
20/01/12

Comme vous le savez, il m’est arrivé de fustiger certains projets du Libre. Ou même l’homme qui a contribué à son existence même. Frôlant parfois l’irrespect, j’ai tenu à donner mon avis sans détour comme je l’ai toujours fait.
Pourtant, je ne suis pas un détracteur du Logiciel Libre, bien au contraire. Je pense que logiciels libres et logiciels propriétaires cohabitent en interdépendance. L’un ne pourrait survivre convenablement sans l’autre.
Si j’apprécie le Logiciel Libre, ce n’est pas uniquement parce que le code est ouvert. C’est parce qu’il prouve qu’il est possible de faire beaucoup sans attendre une quelconque rétribution. De ce fait, il arrive parfois que le travail collectif et bénévole nous offre une prouesse technique sans commune mesure. C’est ce qui fait qu’un Mozilla Firefox est bien plus performant qu’un Internet Explorer. C’est ce qui fait qu’un Blender ait pu se faire une place dans le monde professionnel. C’est ce qui fait qu’un GNU/Linux est plus robuste qu’un Windows. C’est ce qui fait qu’un BSD soit aujourd’hui un gros morceau de Mac OS X.
L’essor du Logiciel Libre dépend de tous. La façon la plus simple de contribuer est d’agir en sa faveur. Dans le cadre de mon emploi, lorsque je dois remettre en état un ordinateur personnel, j’installe systématiquement Mozilla Firefox et VLC (et éventuellement GIMP). Lorsque l’on me demande mon avis, je parle de GNU/Linux, et propose à mon interlocuteur d’essayer (notre parc informatique basculant progressivement vers Ubuntu, l’adoption d’un système GNU/Linux à la maison pose désormais moins de problèmes). Lorsque l’on me parle de smartphones, j’affiche ma préférence : Android.
Paradoxalement, ça ne m’empêche pas d’être utilisateur de Google Chrome et de préférer Totem à VLC sur un système GNU/Linux. De la même manière que j’utilise conjointement GNU/Linux (tout en détestant Ubuntu) et Windows 8 Developer Preview.
Je n’impose pas à l’utilisateur mes choix personnels, j’agis en fonction de ce que je pense être le meilleur choix pour lui. Libre à lui ensuite de continuer à utiliser Internet Explorer et Windows Media Player.
Nul besoin de faire dans le prosélytisme forcené, nul besoin de porter des tee-shirts Linux au risque de paraître pour un geek absolu. Le Logiciel Libre, s’il répond aux besoins de l’utilisateur, saura se faire une place sur les ordinateurs personnels. Car l’informaticien, le passionné, ou ne serait-ce que le simple utilisateur satisfait joueront en sa faveur. ![]()
Tentative d’escroquerie gendarmerie, petit coup d’œil.
23/12/11

Je n’ai pas l’intention de revenir aussi longuement que le lieutenant-colonel Freyssinet sur cette tentative d’escroquerie qui se réclame émaner de la maréchaussée. Je vous laisse donc profiter de son excellent billet sur le sujet.
Pour ma part, je vais me concentrer sur les points à analyser qui me paraissent essentiels pour éviter d’être piégé. En effet, nombre de ces tentatives d’escroquerie possèdent un point commun : la piètre qualité de la mise en forme.

Crédits image : Génération-NT
Le cas qui se présente ici est un parfait cas d’école. Je vais donc aborder point par point les éléments à déceler qui nous permettront d’affirmer qu’il s’agit d’un e-mail (ce qui arrive le plus souvent) ou d’un programme frauduleux.
L’utilisation d’images d’institutions :
Premiers détails qui sautent aux yeux : l’utilisation de deux images. Seuls bémols : la première est utilisée entre autres sur les passeports français (encore faut-il le savoir, je vous l’accorde. Cf l’article du lieutenant-colonel Freyssinet), quant à la seconde (celle de la Gendarmerie Nationale), elle est d’une taille bien trop importante pour émaner de l’institution en question.
La propreté de la rédaction :
Premièrement, l’avertissement est rédigé de façon un peu « sale », à la manière d’une mauvaise pub flash qui veut (en vain…) attirer votre attention.
Dans un second temps, il est judicieux de s’attarder sur la rédaction en elle-même, souvent bourrée de fautes d’orthographe. Parfois la rédaction est si peu soignée que certaines phrases se retrouvent démunies de tout sens…
Dans le cas présent :
- loi
Française (pas de majuscule…) - des matériels pornographiques
- les 3 jours prochain
es - votre ordinateur sera confisqué
s - Après le déblocage, nous suggérons que vous : (suivi de « Supprime », « Installer »… perte de sens)
- Dépenser Ukash/Paysafecard est facile. (français plus qu’approximatif…)
Les moyens de paiement proposés :
Pensez-vous que la Gendarmerie Nationale vous demanderait réellement de payer en ligne via Ukash/Paysafecard (ou même Paypal) ? C’est tout simplement inconcevable.
En résumé :
Ce genre d’email est à supprimer dès réception. Attention également aux URL qui pourraient y être glissées. Elles affichent un site bien souvent connu de tous mais vous redirigent vers des contrefaçons hébergées à l’étranger. Le but reste le même : vous soutirer votre numéro de CB.
Dans le cas où c’est un programme malicieux qui s’est exécuté (comme c’est le cas ici), il sera nécessaire d’utiliser un anti-virus. À l’avenir, veillez à garder votre système d’exploitation et votre anti-virus à jour.
Jamais la Gendarmerie ne vous demandera de réaliser un paiement en ligne pour débloquer un ordinateur. Et, dans les cas impliquant la pédopornographie, on ne vous avertira pas par mail et on ne vous demandera pas de payer 200€ via Ukash…
Restez vigilant !
Piratage : l’immense supercherie des maisons de disques.
11/11/11

Aujourd’hui, nous apprenons qu’Universal Music, filiale de Vivendi, s’est offerte EMI (il paraît que leurs artistes ont du talent) pour 1,4 milliard d’€.
La question que nous sommes en droit de nous poser : où est la crise du disque ? Éléments de réponse à suivre…
Nouvelles formes de consommation
Il est vrai qu’avec l’essor du P2P puis des nouveaux moyens d’accès à la culture (plus ou moins légaux), le mode de consommation de musique a évolué. Les majors l’ont en partie compris. Cédant à la tentation de l’alarmisme, ils veulent nous faire croire que vous et moi nuisons à la créativité musicale et à la juste rétribution des artistes en volant sans remords les derniers singles de Christophe Maé et Patrick Sébastien.
Pourtant, ce discours semble être en totale contradiction avec les faits. Comment expliquer les excellents résultats de l’iTunes Store ? Comment expliquer que tel ou tel artiste soit Disque d’Or ou de Platine, si les disques ne se vendent plus ?
Il n’est donc pas nécessaire de parler de crise du disque. La musique se vend toujours. Simplement, on découvre une nouvelle forme de consommation. Il n’est désormais plus question d’acheter un album si nous ne souhaitons que 2 ou 3 titres. Le tout sera acheté sur une plate-forme de téléchargement légale. De la même manière que l’acheteur n’est désormais plus un impulsif qui ira se ruer sur la première nouveauté venue. Il préférera se faire un avis en écoutant quelques titres ou extraits sur YouTube, Deezer et consorts. Il n’achètera plus autant d’albums qu’auparavant. Il est ici question de sélectivité.
En effet l’acheteur d’aujourd’hui n’est plus l’acheteur d’il y a 20 ans. Désormais, il émet des critères de valeurs qui influenceront son acte d’achat. Ces critères varient d’une personne à l’autre. L’aspect matériel, le jugement sur le travail réalisé par l’artiste, le « mérite », tant de critères dont dépend l’acte d’achat.
Simple exemple : j’ai téléchargé du Swedish House Mafia. Il n’y a pas eu ici d’acte d’achat. Selon les maisons de disques, un téléchargement est un achat en moins. Je réponds faux. Si je n’avais pas pu le télécharger, je ne l’aurais pas acheté. Je m’en serais passé.
Dans l’acte d’achat, il y a une forme d’affection. Si j’achète le disque, c’est parce que j’aime l’artiste. Dans le cas de Swedish House Mafia, je trouve cela sympa de temps en temps, pour une séance de sport par exemple.
En revanche, j’ai acheté le nouvel album d’Anna Ternheim. En édition deluxe. Pourquoi ? Parce que j’apprécie beaucoup l’artiste et parce que je tenais à posséder l’objet ainsi que le contenu exclusif de l’édition deluxe. En tapant « The Night Visitor » (titre de l’album), j’ai trouvé plus de liens pour le télécharger que de sites me proposant de m’en porter acquéreur. Non, je voulais acheter cet album.
Le piratage au service de la musique
J’ai découvert tous mes artistes préférés en pillant sauvagement leurs œuvres. J’ai découvert Anna Ternheim en pillant sa musique sans rien lui offrir en retour. J’ai découvert Scorpions en pillant leurs albums. J’ai découvert Metallica en copiant sans scrupules le CD d’un copain lorsque j’étais au collège (And justice for all, si vous voulez le titre). J’ai acheté le dernier album d’Anna Ternheim, j’ai réservé ma place pour son concert du 22 février à Paris, j’en ai parlé sur mon blog. Je compte aller voir Scorpions le 2 juin à Nancy (merci @lamarie84 pour l’info !). Je suis allé voir Metallica au Sonisphere d’Amnéville l’an dernier. Si je n’avais pas téléchargé leur musique, rien ne dit que je serais fan de ces artistes aujourd’hui.
Ce n’est pas parce que les internautes téléchargent qu’ils ne consomment pas de musique. Nous, pirates, nous achetons de la musique si nous estimons que l’artiste le mérite. Nous, pirates, nous sommes les premiers à nous rendre aux concerts. Nous, pirates, nous n’avons pas empêché Justin Bieber de s’offrir une Ferrari. Nous, pirates, nous n’avons pas empêché Lady Gaga de devenir une icône.
Derniers exemples en date : @gGey_kun m’a fait découvrir Katherine Jenkins. J’ai pillé sa discographie (en FLAC, s’il vous plaît !). Je suis désormais prêt à me rendre à un de ses concerts où à m’offrir son prochain album. J’ai également découvert Melody Gardot grâce à une pub. Là aussi, j’ai pillé. Je surveille désormais un éventuel passage en France…
Les artistes et maisons de disques s’autodétruisent.
Mauvais contenu (vous avez entendu Senna et Colonel Reyel ?), prix souvent trop élevés, participation aux décisions politiques injustes et inefficaces telles que la Hadopi, les artistes et les maisons de disques se tirent souvent une balle dans le pied.
Difficile de vouloir à nouveau acheter les disques de Renaud ou aller le voir en concert après l’avoir vu supporté Hadopi. Pour un artiste engagé à gauche qui disait « Société tu m’auras pas », c’est paradoxal. Quant à Diam’s, Kenza Farah et autres personnalités de la génération actuelle, elles devraient apprendre à relativiser et se dire que l’Internet n’a finalement peut-être pas nui à leurs affaires. En tout cas, le téléchargement ne les a pas empêché d’avoir un revenu annuel plus élevé que le mien.
La question que je voudrais poser : Y a-t-il une personne (disposant d’un accès à Internet bien entendu) capable de dire qu’elle n’a jamais téléchargé un seul morceau de musique ?
Si nous les empêchions vraiment de vivre de leur travail, il n’y aurait personne à leurs concerts. Il n’y aurait même pas de concerts. En fait, il n’y aurait tout simplement pas d’artistes.
Pour combler l’éventuel manque à gagner.
Nous pouvons admettre que dans certains cas, le téléchargement se substitue à l’achat. Il est évidemment question du prix d’achat mais pas seulement. Une galette décorée et une jaquette, n’est-ce pas un peu limite ?
Nous, consommateurs, aimons les contenus exclusifs. Nous sommes friands d’éditions collector et de choses qui ne se téléchargent pas. Nous aimons ne pas être pris pour des vaches à lait. Ainsi, je dis au groupe Scorpions (qui n’est autre que mon groupe de rock préféré) que l’album Comeblack est une vaste blague. Des réenregistrements et des reprises, je n’appelle pas cela un album.
À tous, je dis que les multiplications de singles nuisent plus à l’industrie du disque que lorsque nous téléchargeons. À tous, je dis que coller les singles ensemble pour faire un album n’est pas une pratique très sympathique. C’est même une insulte.
Surprenez-nous !
J’accuse.
J’accuse les maisons de disques de tromper les internautes qui ne sont autres que les véritables clients de celles-ci et de faire planer l’ombre de la crise dans le seul et unique but d’accroître leurs profits.
J’accuse les maisons de disques de se saboter en refusant de faire face à l’évolutions des modes de consommation. Enfermées dans le passé, elles tentent désespérément de s’accrocher à une époque depuis longtemps révolue.
J’accuse les maisons de disques de mentir en permanence sur l’état de santé du marché de la musique.
J’accuse les artistes de s’en prendre à tort à ceux qui leur permettent d’exister et qui refusent de voir que le piratage contribue plus à leur succès qu’à leur manque à gagner.
J’accuse les artistes de prendre parfois leurs clients pour de simples porte-feuilles sur pattes.
J’accuse les artistes de prendre le raccourci « Mauvais clients » alors qu’il n’y a en réalité qu’une mauvaise production musicale.
J’accuse les politiques de prendre des décisions absurdes et caduques qui entravent l’accès à la culture. (Hadopi, Carte Musique…)
J’accuse les politiques d’être complice de la bêtise des maisons de disques.
J’accuse les politiques de considérer les internautes comme une menace pour certains secteurs.
Nous ne sommes pas que des consommateurs. À bon entendeur.
Téléchargement : quand les ayants droit se trompent de cible.
25/10/11

Dernièrement, j’ai posé les yeux par hasard sur un DVD acheté bien gentiment dans le commerce. Je me suis souvenu que ça a toujours été ainsi avec les VHS, les DVD, et certainement les Blu-Ray.
Avec les VHS, on avait droit avant le début de chaque film à plusieurs minutes de publicités en tout genre pour d’autres productions cinématographiques. Le cerveau est encore tout frais, alors profitons-en pour tenter de refourguer un maximum. C’est ça ? Ou alors c’est pour faire « comme au ciné » ? Il manque Jean Mineur, c’est bête…
Avec les DVD, on en rajoute une couche. Là, c’est le pompon. Non seulement il arrive qu’il soit impossible de zapper les pubs (ce qui était possible avec les VHS) mais en plus ON VOUS COLLE UN SPEECH : « Télécharger, c’est voler ! »
Attendez 5 minutes… vous achetez le film, mais on vous dit que si vous téléchargez, vous êtes un salaud qui attente à la vie de Luc Besson ?!
Il serait plus logique de balancer ça sur des DVDRip si c’était possible. Clairement, on se trompe de cible. Au final c’est comme si la caissière de votre supermarché préféré vous sermonnait durant cinq minutes à chaque passage en caisse que piquer dans les magasins, c’est mal, tout en laissant filer celui qui a tiré une fringue CK.
Le foutage de gueule est donc monumental : vous lâchez de l’argent pour être un honnête homme, en contrepartie les ayants droit vous gratifient d’une large tranche de pub et d’un avertissement déplacé.
Inversement, le gentil pirate qui télécharge son DVDRip (ou BRRip…) peut profiter tranquillement de son film… et c’est là tout ce qu’il demandait.
Bref, il serait temps d’arrêter de prendre les consommateurs pour des cons.
Je ne suis pas de ceux qui abusent du téléchargement parce que c’est facile et gratuit. Lorsqu’un artiste me plaît (je parle musique), je suis prêt à l’acheter, c’est ma façon de lui montrer que j’apprécie son travail. Accessoirement, j’en parle ici et, dans le meilleur des cas, je vais aux concerts.
Pour les films (surtout séries), c’est pareil. Un joli coffret, je ne refuse pas. Mais si c’est pour subir des remontrances qui n’ont pas lieu d’être, je passe mon chemin.
À bon entendeur.
N.B : Quant au cinéma, il en prend aussi pour son grade.
La fin de l’Internet illimité n’est que partie remise !
23/08/11

Le 19 août dernier, Owni mettait la main sur un document de la Fédération Française des Télécoms.
L’hydre à 3 têtes de l’Internet français, à savoir Orange, SFR, et Bouygues Télécom s’apprêtaient à mettre fin à l’Internet illimité.
Concrètement, il s’agissait de plafonner (comme sur les mobiles) la consommation. Par exemple, n’autoriser que 250 Go de données, puis brider la connexion, ou mieux : faire du hors-forfait.
Au menu des réjouissances, il y avait aussi la séparation des protocoles. Faire de la VoIP, du P2P et du Newsgroup des options à part entières.
Au final : segmenter au mieux pour gagner au mieux.
Car, vous vous en doutez, l’Internet illimité était un avantage concurrentiel et une véritable révolution à l’époque. Mais, quand nos voisins belges et américains (entre autres) continuent à faire de l’Internet limité à un tarif plus élevé, il apparaît évident pour les fournisseurs français que le manque à gagner est bien présent.
Là, tollé général sur le Web et dans les médias. Tout le monde (ou presque) dénonce cette entente et crie au scandale.
S’en suivra ce que vous savez : l’hydre dément en bloc. « Mais non, pas du tout, loin de nous l’idée de faire l’Internet limité ! Voyons… »
Si aujourd’hui tous les internautes français poussent un « Ouf » de soulagement, certains n’en démordent pas. Ce n’est que partie remise !
Comme je vous l’ai dit, le manque à gagner est important. Mon pronostic :
- Des offres mignonnes vont apparaître. De l’Internet low-cost, avec une belle astérisque pointant vers un quota. Mais chut, on écrit ça en tout petit dans un coin.
- Pouvoir d’achat et blablabla, à petit prix, ça va se vendre. Bonne occasion pour l’hydre de segmenter un peu plus et proposer plus.
- Avec le temps, l’Internet illimité va reculer pour laisser place à du limité. L’illimité à 30€ cédera sa place à un Internet limité 250Go (ce n’est qu’une supposition) pour… 25€ ? Ceux qui voudront du tout confort devront payer… 40 € ?
Bref, peu importe, mais à l’image du gros méchant des séries B, l’hydre est partie en poussant un rire diabolique et un « Je reviendrai ! ».
L’hydre voulait nous la mettre bien profond à sec avec du gravier et du verre pillé, finalement elle optera pour la méthode douce. Affaire à suivre.
La vérité est ailleurs…
De la relative complexité du piratage… quand l’utilisateur devient complice.
10/08/11

J’ai pu voir par le passé (et le présent) tellement de laxisme dans le choix d’un mot de passe que je pense qu’un rappel s’impose. En effet, utilisateurs de l’informatique que nous sommes, nous sommes tous passés par la case « Entrer un mot de passe ». Par définition, un mot de passe autorise l’accès (site web, boîte mail, peu importe) qu’à celui qui le détient. En toute logique, nous serions tentés de penser que l’utilisateur en question ne souhaite pas partager son accès avec des inconnus. C’est là que le fameux utilisateur, sans même s’en rendre compte, offre bien gentillement son accès à celui qui le voudra…
Loin des solutions « clés en main » (sans mauvais jeu de mots) utilisées par les vandales (brute force, keylogger, etc), le secret de l’obtention d’un mot de passe réside bien souvent… dans un exercice de psychologie. L’attaquant n’a parfois qu’à se mettre « dans la tête » de sa victime pour obtenir ce qu’il souhaite. Sexe, âge, profession, autant de variables qui, selon moi, permettent de profiler le type de mot de passe utilisé.
Simple exemple : l’ingénieur en informatique ne construit pas son mot de passe de la même manière qu’une jeune fille de 17 ans. Le premier, conscient de la vulnérabilité d’un mot de passe, optera pour une construction solide : Chiffres, majuscules/minuscules, caractères spéciaux. La seconde préférera mettre sa date de naissance ou le nom de son petit ami. (bien entendu, on a déjà vu des spécialistes être totalement inconscient et mettre « azerty »… je globalise)
Retour d’expérience désormais, laissez-moi vous faire un petit « Top » (tout en humour) des plus mauvais de mot de passe que j’ai pu voir. (il n’y a pas d’ordre précis)
- La date de naissance : Souvent au format jj/mm/aa (satisfaisant ainsi les 6 caractères minimum souvent imposés), la date de naissance apparaît comme un incontournable. À l’heure des réseaux sociaux où les dates de naissances sont clairement affichées, c’est totalement inconscient. « Pourquoi irait-on visiter ma boîte mail ? » Parfois il n’a pas de raison qui tienne…
- Le prénom : Ça peut paraître choquant, mais dans le cas où le prénom de la personne contient 6 caractères ou plus, c’est un mot de passe potentiel. Et puis, l’utilisateur n’est pas prêt de l’oublier.
- Le nom du conjoint/conjointe/enfant/copain/copine/animal de compagnie : Celui-ci est spécial car il a tendance à me faire froncer les sourcils. Un mot de passe n’a aucune raison de d’être une preuve d’amour ! Toujours est-il que c’est le genre de mot de passe qui a la côte…
- Combinaison prénom/année de naissance : Un poil plus sûr, mais toujours très insuffisant. Que ce soit pour un petit prénom ou un long, le genre sarah68 ou juliette91 reste d’usage.
- Toi + Moi : Chanson merdique, mot de passe qui l’est tout autant. À l’usage chez les jeunes couples et duo de copines. « sarah&julienne » ou « sarahetjulienne » ou encore « sarah+julienne ». Je vous l’accorde, pour le duo de copines, c’est essentiellement à l’usage sur Skyblog. Je vous avais averti… tout en humour.
- Loisir favori : Vous vous en doutez, Gilbert, 32 ans, fan du RC Lens, ça donne « rclens ». Ça fonctionne aussi avec « allezlom » et consorts. Existe en version Calcio et Liga. (évidemment, ça ne marche pas qu’avec le football. Sports, jeux vidéo, séries, groupes de musique, stars préférées…)
- Clavier magique : Déclinaison moldue du Choixpeau magique, avec pour principaux choix : azerty et 123456.
- Numéro de téléphone : Plus tordu celui-ci, vous l’admettrez. Mais c’est un fait.
Bien sûr, la fameuse question secrète n’est pas en reste. L’utilisateur, convaincu du bien fondé que cela pourrait lui être utile en cas d’oubli de son mot de passe, remplit volontiers le champ en toute honnêteté. Qu’il se rassure, ce sera effectivement utile à quelqu’un : l’attaquant qui n’a jamais connu le mot de passe.
Il n’est souvent pas compliqué de répondre à la question secrète. Le Web lui offrira suffisamment d’informations pour lui permettre d’en arriver à bout.
Répondez à la question secrète par une suite de caractères sans aucun sens et souvenez-vous de votre mot de passe !
Il est donc essentiel d’utiliser un mot de passe de bonne facture, surtout pour sa boîte mail. En effet, elle est l’organe central. À partir d’une boîte mail, on a potentiellement accès au reste (réseaux sociaux etc…).
Majuscules/minuscules, chiffre, caractères spéciaux. Il n’est pas compliqué d’un créer un facile à retenir et relativement robuste : Cm%nM2p4$s3 (peut signifier C’est mon mot de passe)
Autre recommandation : varier les mots de passe. Utiliser toujours le même, c’est également prendre un risque inutile.
Pourquoi Google+ ne s’imposera pas.
1/07/11

Impatient, j’étais, lorsque j’ai reçu mon invitation Google+. Curieux, comme d’habitude, avec ma petite idée derrière la tête. Une invitation après, j’ai eu la confirmation.
Je ne vous présenterai pas Google+, je laisse ça à ceux qui m’ont devancé : Korben, entre autres.
À l’heure où j’écris ces lignes, je ris. Pourquoi ? Parce que la blogosphère française nous présente Google+ comme un « Facebook killer ». Tour d’horizon de mon avis sur Google+…
Je vous préviens tout de suite, je vais être expéditif. Google+ ne mérite vraiment pas une grande implication de ma part.
Google+ en lui-même
On pose les yeux sur la bête, ça fait un choc : du Facebook tout craché. Tout y est : le menu à gauche, le type de publication dans une barre supérieure (statut, photos, etc), l’emplacement de la photo.
En lieu et place du « J’aime », on a un +1, au look très « Canal+ ». Très original donc.
Les paramètres… si vous connaissez ceux de Facebook (en particulier les notifications qui feront l’objet d’un e-mail), alors il n’y a rien à ajouter.
Les deux véritables nouveautés, c’est le système de cercles, qui permet d’emblée de ranger vos contacts en fonction des affinités (sur Facebook il faut faire des groupes, comme un grand), et les hangouts, un système de chat audio/vidéo.
Ça s’arrête là. Le reste, c’est du Facebook-like.
Je n’irai pas plus loin, j’ai explosé mon compte aussitôt.
Pourquoi Facebook n’a pas à trembler
Comme je l’ai dit, Google+ n’a pas de réelle valeur ajoutée par rapport à Facebook. Je n’imagine donc pas des millions d’utilisateurs migrer vers le nouveau projet social de Google.
Ensuite, Facebook bénéficie de plusieurs centaines de millions d’utilisateurs à travers le monde. Son nom est prononcé tous les jours dans les médias, les entreprises et célébrités en ont fait une plate-forme de communication à part entière, et il s’agit du site web le plus visité au monde. Plus visité que le grand Google lui-même.
Et quand l’érosion de Facebook commencera à se faire sérieusement sentir, personne ne pourra prendre sa place. La lassitude des gens ne les entraînera pas à recommencer la même chose ailleurs.
Ainsi, Google+ restera au mieux un réseau social alternatif. Point. À quand la fermeture ?
Sur ce, je vous laisse vous déchaîner en commentant mon point de vue. Mais pas d’illusions, Google+ suivra le chemin de Buzz et Wave : aujourd’hui sur le devant de la scène, demain mort et oublié.
N.B : Je vous avais averti, cet article est un press-minute. C’est méchant et pas construit pour un sou, à la hauteur du flop que Google va connaître avec +. « Plus beau le flop », bientôt sur vos écrans de PC.
Quand les parents ne consultent plus le carnet de notes mais le dosimètre…
17/06/11

Encore un article particulier que je vous propose aujourd’hui. La vidéo que vous pourrez regarder ci-dessous tourne pas mal en ce moment, et ce pour une bonne raison : playbacklapompe (son pseudonyme sur YouTube) est un expatrié français vivant à Tokyo. Comme tous les expatriés français de l’archipel, il a vécu (et vit encore) le séisme, le tsunami et l’accident nucléaire. Lui a décidé de se faire entendre et de crier sa colère. À juste titre. Au-delà de la question que tout le monde se pose ( « Faut-il sortir du nucléaire ? » ), ce sont les décisions du gouvernement japonais qui me frappent. playbacklapompe reviendra sur ce détail choquant à plusieurs reprises dans sa vidéo : les enfants de Fukushima iront désormais à l’école avec un dosimètre.
Un dosimètre, voilà ce que le gouvernement japonais va fournir à sa jeunesse. À défaut de pouvoir les protéger, les gouvernants bienveillants permettent désormais aux parents de pouvoir consulter la dose de radiations que leurs progénitures reçoivent chaque jour.
Un petit boîtier en plastique avec un afficheur LCD, nouvel équipement venant rejoindre l’éternel sac d’école. Un petit boîtier qui ne les protège en rien, qui n’a pour seul but que de quantifier le désastre de la situation.
Chaque soir la question qui reviendra sera : « Combien de millisieverts mon enfant a absorbé ? », les yeux rivés sur l’appareil de mesure. Bel avenir pour la jeunesse de Fukushima, un avenir où le chiffre indiqué par le dosimètre sera proportionnel à la dégradation de l’état de santé de l’enfant…
Licence GPL contre licence BSD
12/06/11

Faut-il préférer une licence GPL à une licence BSD pour un logiciel libre ? La raison d’être de ce billet est toute simple : seriez-vous pour ou contre l’introduction de votre code dans une solution logicielle propriétaire ?
Au-delà d’un simple oui/non, regardons de plus près ce qu’il y a à gagner et ce qu’il y a à perdre…
Licence GPL : À l’image de GNU/Linux. Votre code peut être modifié, redistribué en toute liberté, mais ne peut être introduit dans une solution propriétaire.
Licence BSD : À l’image des *BSD. La licence BSD étant une des licences les moins restrictives, votre code peut être utilisé dans un système tel que Mac OS. (comme c’est le cas pour FreeBSD)
Maintenant, faisons face au dilemme :
- Seriez-vous prêt à vous faire « voler » votre travail (qui sera exploité par une société à but lucratif dans le cadre du développement d’une solution logicielle à code source fermé) ?
- Ou à l’inverse, pourriez-vous vous dire : « Il vaut mieux qu’ils utilisent mon code, écrit proprement et pleinement fonctionnel, plutôt qu’ils écrivent mal le leur » ? (qui est la façon de penser de M.Théo de Raadt)
La question est posée, le débat peut commencer. ![]()
Coca-Cola : posez votre verre et regardez…
4/06/11

Chaque jour, ce sont 1.5 milliard de bouteilles qui trouvent acquéreur à travers le monde. Ce breuvage pèse un chiffre d’affaires de 29 milliards de dollars. (en 2007)
Sprite, Fanta, Nestea et bien d’autres appartiennent également au groupe The Coca-Cola Company. Lorsque vous achetez un soft-drink, il est probable que vous nourrissiez la célèbre multinationale.
Au vu du succès planétaire de cette boisson connue de tous, il est légitime de penser que toi, cher lecteur (ou lectrice), tu l’apprécies et en consommes plus ou moins régulièrement. Alors, fais une pause, pose ton verre, et regarde bien ce qui va suivre.
Tu es jeune (ou un peu moins jeune) et pour te rafraîchir, tu enchaînes canette après canette avec tes amis. (ou tout simplement, dès que tu as soif, tu prends un Coca. Et ce à n’importe quel moment de la journée) Ce n’est pas de l’alcool, c’est déjà un bon point. Mais as-tu regardé attentivement la composition de ta boisson fétiche ? Jette un œil à ça :

Oui, lorsque tu ingurgites une canette, tu absorbes 7 morceaux de sucre. Tu prends un café avec 7 morceaux de sucre ? Bien sûr que non. S’il t’est déjà arrivé de descendre 2L, c’est 42,5 morceaux que tu as absorbé. Il faut savoir que 2 verres de coca suffisent à combler 100% des besoins journaliers en sucre. Ajoute à cela ton alimentation, tu dépasses ces besoins. Sucre qui se transformera… en graisse.
Sucre (saccharose, pour être exact), qui, présent dans le sang, augmente le niveau de glycémie. Le pancréas, afin de stocker le glucose dans les muscles et le foie pour que l’organisme dispose toujours d’un taux de glucose stable, va secréter une hormone appelée « insuline ». Mais lorsque le sucre est présent en trop grande quantité dans le sang, les cellules s’accoutument à l’insuline, rendant cette dernière moins efficace. L’hyperglycémie engendre des maladies telles que le diabète.
L’acide phosphorique n’est pas en reste. Cet ingrédient, qui confère au Coca-Cola ce goût acide, est responsable de dysfonctionnements des reins. L’acide phosphorique est également connu pour ralentir la digestion, favoriser les maladies osseuses comme l’ostéoporose et freiner l’assimilation du calcium par les os.
Bref, il est pour moi inutile de refaire une étude, je me contente d’une simple synthèse. Favorisez l’eau. (mais là aussi il y a beaucoup à dire, privilégiez les eaux de sources et les eaux minérales) Lorsque je vois les jeunes qui « tournent au Coca » (ou simplement aux soft-drinks) tous les jours… c’est assez inquiétant, car ils n’ont pas conscience de la concentration élevée en sucre (ou lorsque c’est le cas, c’est les conséquences qu’ils ignorent). Si vous souhaitez vous faire peur pour de bon, continuez la lecture.
N.B : Article particulier, je le sais. Mais je me devais d’en parler… ![]()






