Drama (日本のテレビドラマ)
Les séries avec des gens bridés dedans.
Bloody Monday (ブラッディ・マンデイ) : du hack, du Linux, des terroristes et du fun !
16/09/11

Vous avez déjà regardé « Les Experts » ? Vous vous êtes dit « What the fuck ?! » en voyant leurs PC 3D de-la-mort-qui-tue-mais-pas-crédibles-pour-un-sou ? Vous êtes informaticien (ou pas) et ça vous dérange quand on prend le téléspectateur pour un abruti ? (c’est-à-dire : « On va lui faire croire que des effets 3D de la mort, ça rend le travail plus facile et ça fait plus pro »)
Alors je vous présente Bloody Monday. Ça vient du Japon. Au-delà de son scénario (des terroristes qui veulent exterminer la population tokyoïte avec un virus), la série nous propose des scènes de joutes informatiques assez exceptionnelles.
Certes, on tombe parfois dans le cliché du « Je fracasse mon clavier comme un dingue », ou alors « Je rentre dans un système en moins de 30 secondes en ayant écrit un exploit de 20 lignes », mais globalement, le jeune hacker lycéen surprend.

Salut je tourne sous Linux, je te spoofe, je rigole avec VNC et t’es p0wned.
Pour résumer : le p’tit Falcon (c’est son pseudo) boot sur du Linux (par contre faudra m’expliquer pourquoi lui donner un look Windows) pour contourner en 2/2 un mot de passe Windows, il écrit des exploits, il joue avec nmap, aircrack-ng (tout ça, ça me rappelle des souvenirs, j’avais le même âge que lui. La belle époque…), gVim (en puriste je préfère le vrai vim, m’enfin), etc…
Si vous avez vu The Social Network, ici c’est à peu près la même chose.
Bref, comme je vous l’ai dit, globalement ça tient la route et ça fait plaisir. On est loin du mec qui s’excite sur son clavier en alignant n’importe quoi avec des softs qui n’existent même pas. La réalisation des scènes de hack a été particulièrement soignée, et c’est un effort à saluer.

Quand je m’ennuie, je deface un site entre deux tartines de Nutella au wasabi.
Quant à l’histoire, elle est assez prenante. Il faut dire que le réalisme imposé contribue au plaisir que l’on prend à regarder les 11 épisodes qui constituent la saison 1 de la série. (quand on bosse dans le milieu, on apprécie)
Que vous soyez informaticien ou pas, je vous conseille d’y jeter un œil. La série ne demande pas Bac+5 (il n’y a quasiment pas de termes techniques) et vous promets quelques heures sympathiques. ![]()

20 lignes. Avec 20 lignes tu vas pleurer ta maman ! Si si. Python rules.
Crédits images : FuruAnimePanikku
Mr.Brain (ミスタ.ブレイン) : Neuroscientifique déjanté
19/07/11

Gros coup de cœur actuel, Mr.Brain est un drama absolument exceptionnel. Vous allez voir pourquoi.
- Un générique façon « Les Experts » mais en mieux.
La où la série américaine avait choisi The Who, Mr.Brain prend Van Halen et son « JUMP » pour nous mettre l’eau à la bouche. Et ça marche. ![]()
- Une histoire un peu loufoque, mais pas tant que ça.
Ryusuke Tsukumo (Tsukumo s’écrit avec les Kanji 9,10,9 九十九, mais se lit « Tsukumo », il insiste là-dessus) était un escort-boy. À la suite d’un accident (un peu stupide), il étudia la neurologie et intégra l’Institut de Police Scientifique. Sous ses airs de bonhomme rigolo et pas sérieux se cache un être extrêmement doué dans son domaine…
- Du rire. Beaucoup.
- Du sérieux, et c’est cool.
- Des acteurs connus, plein plein.
Le personnage principal incarné par Kimura Takuya est un véritable trublion. Amateur de bananes (fruit récurent dans la série), au rire rappelant celui de Mozart (Tom Hulce) dans « Amadeus » (un rire TRÈS particulier), et aux mimiques parfois ridicules, Tsukumo a tout pour plaire.
Les personnages secondaires ne sont pas en reste. La naïveté de son assistante fait sourire, le caractère bien trempé de la jolie fille qui nettoie les locaux est franchement drôle, et le duo de policiers (Hayashida et son chef Tanbara) est digne des Dupond et Dupont. (la ressemblance en moins. Les multiples « Hayashidaaaaaa » et offrandes de bananes sont cultes)
Les enquêtes rondement menées coupent avec le caractère décalé de la série. Mais ce sont les mini-clips faits avec des personnages « chibi » à la voix enfantine qui sont pour moi un gros plus. Façon « C’est pas sorcier », ces petits personnages sympathiques vont apprendront beaucoup sur l’organe qui n’a pas fini de nous étonner : le cerveau humain.
Si Mr.Brain fut un succès au Japon, c’est aussi en raison de son casting. GACKT en cannibal, Ryoko Hirosue (Yumi dans Wasabi de Luc Besson) en fille en pleurs, Nakama Yukie (Gokusen) en tueuse… bref, un joli casting. (En plus du personnage principal qui n’est pas inconnu des Japonais)
Avis personnel : Foncez ! Tout simplement. Mr.Brain est vraiment un drama à voir de toute urgence. 8 épisodes absolument fantastiques (en plus d’être éducatifs).
Maou (魔王) : Quand l’ange cohabite avec le diable.
18/07/11

Nouvelle découverte (même si elle n’est pas récente), Maou est un drama qui présente une certaine particularité (surtout en raison de sa fin, mais chut. Pas un mot de plus).
Maou, c’est l’histoire de deux protagonistes qui n’ont apparemment rien en commun si ce n’est des liens professionnels qui les amènent à se côtoyer : Naruse Ryo dit « L’avocat angélique », et Serizawa Naoto, jeune inspecteur de police.
Pourtant, le bienveillant avocat est aussi habité par une soif de vengeance qui va le pousser à échafauder un jeu mortel et ésotérique.
Naoto, avec l’aide de Sakita Shiori, une médium, tentera de percer le mystère du sombre Amano Makoto, l’expéditeur de ces enveloppes rouges qui recèlent toutes d’une lame de tarot et qui annoncent la mort.
Avis personnel : Ohno Satochi, dans le rôle de Naruse Ryo, est d’une perfection rare. Froid, taciturne, l’homme campe merveilleusement bien son personnage.
Les honneurs reviennent aussi à Sawano Hiroyuki, le compositeur de la bande originale.
Quant à l’épisode final, il est surprenant. Juste surprenant. ![]()
- Sawano Hiroyuki – Schlaflied (Maou OST)
Crédit image : Whisper from Japan.
Orthros no Inu (オルトロスの犬)
26/06/11

Arrivé sur les lucarnes japonaises en 2009, « Orthros no Inu » nous présente deux individus radicalement différent : Aoi Ryosuke est un jeune professeur de lycée à la fois sympathique et dévoué. À l’inverse, Shinji Ryuzaki est un individu au passé aussi sombre que mystérieux et semble doté d’un égoïsme sans égal.
Ce qui les rapproche les divise. Ils sont tous deux dotés d’un pouvoir surnaturel. Ryosuke peut tuer d’un simple toucher. Ryuzaki, de la même manière, est capable de soigner toute blessure ou maladie.
La détective Hasebe Nagisa va être témoin d’une intervention de Ryosuke. Dès lors, c’est l’immersion dans un monde où la réalité dépasse la fiction…
Avis personnel : Souffrant de quelques longueurs, ce drama se révèle être une excellente surprise. À travers cette histoire, c’est une critique de la société qui est dépeinte. Car il ne faut pas prendre « Orthros no Inu » comme un joli conte pour enfants, c’est bien une pique lancée aux hommes. L’égoïsme, l’ivresse du pouvoir, l’instrumentalisation, l’hypocrisie… et c’est les enfants, par leur gentillesse et leur sens de l’abnégation, qui auront le dernier mot.
C’est un drama à voir pour son épisode final de toute beauté, pour le jeu d’acteur de Hideaki Takizawa (Ryuzaki Shinji), et surtout pour celui de la petite Kumada Sea (Hasebe Mio, la fille de la détective), 8 ans, qui nous en met littéralement plein la vue dans son rôle de petite gamine optimiste, pleine d’énergie et de bonté.
« Orthros no Inu », c’est en quelque sorte une leçon de vie. Et c’est toujours bon à prendre. ![]()
My Boss My Hero (マイ★ボス マイ★ヒーロー) : Un Yakuza au lycée !
16/06/11

Impossible pour moi de ne pas vous en parler, tellement j’ai vu et revu ce drama qui m’a fait rire à en pleurer. « My Boss My Hero », c’est le School Drama dans son essence la plus pure : il vous donne envie de retourner sur les bancs du lycée. Jusqu’ici, rien de bien original. Ce qui fait la force de ce drama, c’est son scénario loufoque… ![]()
Sakaki Makio, 27 ans, est le fils du Kumichō (parrain, litt. chef de clan) de la Kantō Sharp Fang, la famille Yakuza la plus puissante de Tokyo. Beau, fort, il avait tout pour devenir le prochain Kumichō. Tout ? Non, car à la suite d’un deal raté (un gros deal même), tout le monde se rend compte que Makio est un crétin, remettant en cause la légitimité de son accession au pouvoir. Son père décide alors de le renvoyer au lycée et l’oblige à ramener un diplôme, sans quoi c’est son jeune frère Makio (un petit chétif qui à tout dans la tête et rien dans les bras) qui reprendra les rennes de la famille.
C’est donc avec l’aide de ses deux acolytes que ce grand gaillard finit malgré lui par retourner sur les bancs de l’école (lui qui passait son temps à sécher) en tentant tant bien que mal de garder son anonymat…
La grande performance de ce drama réside en premier lieu en son personnage principal : Nagase Tomoya (qui signe aussi l’ending du drama, car il est chanteur) réalise une performance exceptionnelle. Ses grimaces sont tout bonnement exquises. Quant à ses expressions orales, n’en parlons pas !
Les personnages secondaires sont également à saluer. Chacun à sa personnalité propre, il n’y a pas vraiment de personnage « de figuration » (celui que tu as déjà vu plein de fois mais qui décoche pas un mot, il est là pour combler le vide).
Quant au lycée en lui-même… je n’en dis pas plus, je vous laisse le plaisir de découvrir les deux sports officiels : La danse du retard ou Agnès Dance (sur Strauss, s’il vous plaît !) et la course au pudding.
Bref, un drama que tout amateur de drama se doit d’avoir vu. (disponible sur Mononoke-bt)
Avant de vous quitter, je vous propose de tâter le terrain avec la course au pudding. ![]()
Life (ライフ) : Bienvenue dans l’enfer scolaire !
14/06/11

Nouvelle catégorie que j’inaugure aujourd’hui : les dramas japonais. (Autrement dit : les séries japonaises, tout simplement)
Hier j’ai découvert « Life », un « School Drama » a contresens de ce qui se fait habituellement. En effet, que ce soit dans « My Boss my Hero » (lui aura droit à un article, c’est mon préféré), « Dragonzakura », ou même « GTO » ou « Gokusen », le téléspectateur se retrouve confronté aux problèmes habituels des collégiens/lycéens : l’amitié, la persécution… mais sont souvent traités avec légèreté et c’est l’humour qui revient au quart de tour sur le devant de la scène. Vous l’aurez compris, les « School Drama » sont très portés sur l’humour et vous rendent vite nostalgique des années lycée.
Avec « Life », les premières secondes suffisent à vous faire comprendre qu’on ne veut pas vous faire sourire. Hypocrisie, souffrance, mutilations, persécutions, le menu est complet et sombre à souhait. Suicide et amitié sont étroitement liés. Le monde scolaire dans son aspect le plus mauvais, voilà ce qu’on vous réserve.
L’histoire ? Très simple. Deux amies « unies pour la vie » partagent un même idéal : accéder au très prisé lycée Nishi. Le personnage central de l’histoire, la jeune Shiiba Ayumu, va y parvenir, laissant son amie Yuko sur le carreau. Dans le pays où l’excellence scolaire est primordial, c’est un échec qui aura des conséquences retentissantes : Yuko se suicide après avoir accusé Ayumu d’être la cause de son échec. (désolé pour le spoil, mais sans cet élément il est difficile de présenter la suite)
La descente aux enfers commence. Ayumu rejoint le lycée Nishi et s’isole de ses camarades. C’est là que Manami explose la coquille. Sous ses apparences de super copine, elle réussit à faire sortir Ayumu de son mutisme. Tout semble aller pour le mieux. Mais Ayumu va rapidement se rendre compte que les apparences sont trompeuses et que la méchanceté gratuite est source de plaisir pour ses petits camarades de classe…
Je vous propose, histoire de vous convaincre, une petite vidéo réalisée à l’aide d’extraits, avec en background « Life » de Mika Nakashima (chanson présente dans le drama)
Avis personnel : Je n’ai pas l’intention de me faire accusateur public et de vous présenter des navets (mes pamphlets je les garde bien au chaud). J’ai donc été charmé par « Life ». Si vous souhaitez voir l’envers du décor ou simplement avoir un aperçu da la vie scolaire dans son côté obscur, je ne peux que vous conseiller d’essayer ! Vous le trouverez sans mal avec une petite recherche Google. Bon visionnage…






