BSD
La branche la plus pure des systèmes UNIX. Chacun sa came, comme on dit.
Une journée sur… FreeBSD 8.2.
7/08/11

Certains de mes lecteurs (les plus anciens, les plus puristes) doivent se dire : « Ça y est, retour aux sources ! » ![]()
Ils n’auraient pas tout à fait tort ! ![]()
J’ai enfin pu passer une journée sur FreeBSD, un véritable (et vénérable) système UNIX. Je vous propose donc un court retour d’expérience de cette petite aventure. Are you ready ?
Le disque Netinstall de FreeBSD 8.2 inséré dans un vieux laptop IBM R51, je découvre (enfin, redécouvre plutôt) les joies de l’installation. Tout est semi-graphique, à l’image d’une installation de Debian. Seule différence majeure, le partitionnement. Là c’est du bon vieux look console. Ne soyez pas effrayé, tout est très clair.
Ensuite on tombe sur sysinstall, que tous les utilisateurs FreeBSD connaissent.
Quand on est guidé avec un bon tutoriel, ça passe tout seul. Ça y est, FreeBSD est installé ! Chouette ! Reboot… et là, si vous n’êtes pas au courant, ça vous fait tout bizarre (la première fois, ça peut choquer). Vous arrivez là.

« Tu t’attendais à quoi ? C’est pas parce que tu as coché Xorg et GNOME que tu vas arriver joyeusement sur GDM ! » Il faut le savoir, les initiatives personnelles ne sont pas dans les habitudes de FreeBSD (enfin, des vrais systèmes *BSD dans leur globalité, en fait)
Tu installes, mais ensuite tu configures ! FreeBSD, c’est avant tout des fichiers de configuration. /etc/sysctl.conf, /etc/profile, /etc/login.conf, /etc/ttys. Bref, du bonheur.
Passons. La grande force de FreeBSD, c’est son système de ports. Un port, pour simplifier au maximum, c’est les sources d’un logiciel qui seront téléchargées puis compilées. Les ports sont « rangés » dans /usr/ports.
Si vous voulez GIMP, il vous faudra le trouver, aller le chercher, puis ordonner la compilation.
# whereis gimp
/usr/ports/graphics/gimp
# cd /usr/ports/graphics/gimp && make install clean
N.B : Durant la compilation (assez longue, armez-vous de patience), le système peut avoir besoin de vous à de multiples reprises. Pour accepter par défaut les options proposées, mettre -DBATCH après make.
L’avantage du système de ports, c’est qu’il est facile à utiliser (et à installer/mettre à jour : portsnap fetch extract puis portsnap update par la suite. Il y a aussi CVSup pour ça…)
Les logiciels sont à jour (il y a Firefox 5 si vous voulez savoir). Le seul bémol c’est la lenteur de la compilation. Mais pour les utilisateurs avancés, c’est la garantie d’un logiciel réglé au millimètre près.
Ensuite viennent les logiciels pré-compilés. Là, c’est très simple. Vous connaissez aptitude install et/ou yum install & compagnie ? Ici c’est pareil. Le système ira chercher le paquet et ses dépendances, et installera le tout (c’est pareil pour les ports, sauf qu’il prend les sources).
La commande ? La voici :
# pkg_add -r
-r : remote, pour aller chercher le paquet sur les serveurs. Sans l’option -r, le système cherchera un paquet présent sur la machine.
Ce que j’ai fait :
J’ai commencé (via sysinstall) par installer Fluxbox (si on commence à pourrir le système avec GNOME… on ne va pas s’en sortir. Fin du troll). Ensuite, via les ports, j’ai installé Xorg. Puis SLiM.
Pour mettre en place tout ce beau monde, on édite /etc/ttys.
ttyv8 "/usr/local/bin/slim -nodaemon" xterm on secure
Puis ~/.xinitrc (au fait, par défaut ce n’est pas /home/user sur les BSD mais /usr/home/user. Mais rien ne vous empêche de le faire à votre sauce)
#!/bin/csh
exec startfluxbox
Au final, ce que je retiens de FreeBSD :
- Beaucoup de temps à passer dans les fichiers de configuration.
- Un système propre.
- Une complémentarité logiciels portés/logiciels pré-compilés
- Un handbook clair et complet (pour les distros Linux, c’est la foire niveau documentation…)
Je mets fin à ce bref aperçu, il me reste encore beaucoup de belles choses à découvrir (la recompilation du noyau, le système de prison, etc.)
Vous l’aurez compris, FreeBSD est un système fort sympathique mais qui requiert beaucoup de temps et de patience. Surtout, n’essayez pas de concilier simplicité et robustesse en essayant un système tel que PC-BSD (l’Ubuntu des BSD. Fin du troll), vous passeriez à côté du meilleur. ![]()
Désactiver les bips système sous Linux/BSD.
2/03/11

Les bips système, c’est geek, c’est chouette, mais ça peut vite devenir importunant lorsque l’on est pas seul. Pour le désactiver :
- GNU/Linux
# modprobe -r pcspkr# echo "blacklist pcspkr" >> /etc/modprobe.d/blacklist.conf/!\ N.B : Ne pas inscrire rmmod pcspkr dans /etc/rc.local comme l’indiquent certains sites. C’est un peu crade…
- BSD
# sysctl hw.syscons.bell=0# echo "hw.syscons.bell=0" >> /etc/sysctl.conf
System bell is geek, nice, but it may be quite disturbing when you’re not alone. To turn it off :
- GNU/Linux
# modprobe -r pcspkr# echo "blacklist pcspkr" >> /etc/modprobe.d/blacklist.conf/!\ N.B : Do not write rmmod pcspkr into /etc/rc.local as are advising some websites. It’s a bit dirty…
- BSD
# sysctl hw.syscons.bell=0# echo "hw.syscons.bell=0" >> /etc/sysctl.conf






