Kenshin
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Article par Kenshin
Hacking et ufologie : le cas McKinnon.
21/08/11

Billet spécial que je vous propose aujourd’hui. Dans un souci d’originalité (et parce que j’affectionne l’ufologie), je vous propose de rapprocher les deux univers. Si vous suivez l’actualité informatique, le cas McKinnon ne doit pas vous être étranger.
Gary McKinnon, né à Glasgow en 1966, également connu sous le nom Solo, est un hacker britannique accusé par les États-Unis d’avoir réussi le « plus grand piratage informatique militaire de tous les temps ». (dixit Wikipédia)
McKinnon recherchait des preuves quant à l’existence de la vie extra-terrestre. Je vous propose la traduction d’une interview accordée à Wired, où McKinnon raconte ce qu’il a trouvé. Alors Scully, toujours sceptique ?
Wired News : Quelle a été votre motivation ou source d’inspiration pour la réalisation de votre piratage informatique ? Était-ce le film War Games ?
Gary McKinnon : C’est un peu un leurre. Je l’ai vu mais je ne m’en suis pas inspiré. Ma principale source d’inspiration fut « The Hacker’s Handbook » de Hugo Cornwall. La première édition, que j’ai lue, était riche en informations. Il a ensuite été retiré, puis fut réédité sans contenus sensibles.
WN : Sans ce livre auriez-vous fait ce que vous avez fait ?
McKinnon : Je l’aurais fait de toute façon parce que j’ai utilisé Internet pour obtenir des informations utiles. Le livre ne fut qu’un élément déclencheur. Le hacking n’était pour moi qu’un moyen de parvenir à mes fins.
WN : De quelle manière ?
McKinnon : Je savais que les gouvernements ont étouffé l’antigravité, liée aux technologies extra-terrestre, l’énergie libre ou ce qu’ils appellent énergie du point zéro. Cela ne devrait pas être caché du public lorsque les retraités ne peuvent pas payer leurs factures de carburant.
WN : Avez-vous trouvé quelque chose dans votre recherche de preuves sur le phénomène OVNI ?
McKinnon : Oui. C’est « The Disclosure Project » (Le projet de divulgation). C’est un livre avec 400 témoignages, allant des contrôleurs du trafic aérien à ceux chargés de lancer des missiles nucléaires. Témoins très crédibles. Ils parlent de rétro-ingénierie tirée de la technologie provenant d’un vaisseau extraterrestre capturé ou détruit.
WN : Comme pour Roswell en 1947 ?
McKinnon : Je suppose que c’était la première et je suppose qu’il y en a eu d’autres. Ces gens ont donné des preuves solides.
WN : Quelles sortes de preuves ?
McKinnon : Un expert photo de la NASA a dit que dans le bâtiment 8 du Centre Spatial Johnson ils retouchent régulièrement les photos satellite haute-résolution pour y retirer les OVNI. J’ai pu avoir accès à ce département. Ils disposent d’énormes photos haute-résolution. Ils ont des dossiers « Filtrées », « Non-filtrées », « À traiter », « Non-traitées ».
J’ai tenté de télécharger une image mais ma connexion 56k était très lente. Du coup, en utilisant une commande à distance, et en ajustant l’information de couleur à 4 bits, j’ai pu voir brièvement une des ces images. C’était un objet en forme de cigare de couleur argentée, avec des formes géodésiques de chaque côté. Il n’y avait pas de jointures ou de rivetage. Il n’y avait aucune référence à la taille de l’objet et l’image a été prise sans doute par un satellite regardant vers le bas. L’objet n’avait pas l’air d’être d’origine humaine et ne semblait en rien semblable à ce que nous avons pu créé. Parce que j’utilisais une application Java, je n’ai pu obtenir qu’une seule image, qui ne fut pas stockée dans mes fichiers temporaires. À mon moment de gloire, un personnel de la NASA a découvert ce que je faisais et j’ai été déconnecté.
J’ai aussi eu accès à des tableurs Excel. Un était intitulé « Officiers non-terrestres. » Il contenait les noms et les rangs de personnels de l’U.S Air Force qui ne sont enregistrés nulle part ailleurs. Il contenait également des informations sur des transferts de navette à navette, mais je n’ai vu les noms de ces navettes noté nulle part ailleurs.
WN : Il se pourrait que ce soit une sorte de jeu de stratégie militaire ou d’un schéma de situations hypothétiques ?
McKinnon : Les militaires veulent dominer l’espace. Ce que j’ai trouvé pourrait être un jeu… il est difficile de savoir avec certitude.
La vérité est ailleurs…
De la relative complexité du piratage… quand l’utilisateur devient complice.
10/08/11

J’ai pu voir par le passé (et le présent) tellement de laxisme dans le choix d’un mot de passe que je pense qu’un rappel s’impose. En effet, utilisateurs de l’informatique que nous sommes, nous sommes tous passés par la case « Entrer un mot de passe ». Par définition, un mot de passe autorise l’accès (site web, boîte mail, peu importe) qu’à celui qui le détient. En toute logique, nous serions tentés de penser que l’utilisateur en question ne souhaite pas partager son accès avec des inconnus. C’est là que le fameux utilisateur, sans même s’en rendre compte, offre bien gentillement son accès à celui qui le voudra…
Loin des solutions « clés en main » (sans mauvais jeu de mots) utilisées par les vandales (brute force, keylogger, etc), le secret de l’obtention d’un mot de passe réside bien souvent… dans un exercice de psychologie. L’attaquant n’a parfois qu’à se mettre « dans la tête » de sa victime pour obtenir ce qu’il souhaite. Sexe, âge, profession, autant de variables qui, selon moi, permettent de profiler le type de mot de passe utilisé.
Simple exemple : l’ingénieur en informatique ne construit pas son mot de passe de la même manière qu’une jeune fille de 17 ans. Le premier, conscient de la vulnérabilité d’un mot de passe, optera pour une construction solide : Chiffres, majuscules/minuscules, caractères spéciaux. La seconde préférera mettre sa date de naissance ou le nom de son petit ami. (bien entendu, on a déjà vu des spécialistes être totalement inconscient et mettre « azerty »… je globalise)
Retour d’expérience désormais, laissez-moi vous faire un petit « Top » (tout en humour) des plus mauvais de mot de passe que j’ai pu voir. (il n’y a pas d’ordre précis)
- La date de naissance : Souvent au format jj/mm/aa (satisfaisant ainsi les 6 caractères minimum souvent imposés), la date de naissance apparaît comme un incontournable. À l’heure des réseaux sociaux où les dates de naissances sont clairement affichées, c’est totalement inconscient. « Pourquoi irait-on visiter ma boîte mail ? » Parfois il n’a pas de raison qui tienne…
- Le prénom : Ça peut paraître choquant, mais dans le cas où le prénom de la personne contient 6 caractères ou plus, c’est un mot de passe potentiel. Et puis, l’utilisateur n’est pas prêt de l’oublier.
- Le nom du conjoint/conjointe/enfant/copain/copine/animal de compagnie : Celui-ci est spécial car il a tendance à me faire froncer les sourcils. Un mot de passe n’a aucune raison de d’être une preuve d’amour ! Toujours est-il que c’est le genre de mot de passe qui a la côte…
- Combinaison prénom/année de naissance : Un poil plus sûr, mais toujours très insuffisant. Que ce soit pour un petit prénom ou un long, le genre sarah68 ou juliette91 reste d’usage.
- Toi + Moi : Chanson merdique, mot de passe qui l’est tout autant. À l’usage chez les jeunes couples et duo de copines. « sarah&julienne » ou « sarahetjulienne » ou encore « sarah+julienne ». Je vous l’accorde, pour le duo de copines, c’est essentiellement à l’usage sur Skyblog. Je vous avais averti… tout en humour.
- Loisir favori : Vous vous en doutez, Gilbert, 32 ans, fan du RC Lens, ça donne « rclens ». Ça fonctionne aussi avec « allezlom » et consorts. Existe en version Calcio et Liga. (évidemment, ça ne marche pas qu’avec le football. Sports, jeux vidéo, séries, groupes de musique, stars préférées…)
- Clavier magique : Déclinaison moldue du Choixpeau magique, avec pour principaux choix : azerty et 123456.
- Numéro de téléphone : Plus tordu celui-ci, vous l’admettrez. Mais c’est un fait.
Bien sûr, la fameuse question secrète n’est pas en reste. L’utilisateur, convaincu du bien fondé que cela pourrait lui être utile en cas d’oubli de son mot de passe, remplit volontiers le champ en toute honnêteté. Qu’il se rassure, ce sera effectivement utile à quelqu’un : l’attaquant qui n’a jamais connu le mot de passe.
Il n’est souvent pas compliqué de répondre à la question secrète. Le Web lui offrira suffisamment d’informations pour lui permettre d’en arriver à bout.
Répondez à la question secrète par une suite de caractères sans aucun sens et souvenez-vous de votre mot de passe !
Il est donc essentiel d’utiliser un mot de passe de bonne facture, surtout pour sa boîte mail. En effet, elle est l’organe central. À partir d’une boîte mail, on a potentiellement accès au reste (réseaux sociaux etc…).
Majuscules/minuscules, chiffre, caractères spéciaux. Il n’est pas compliqué d’un créer un facile à retenir et relativement robuste : Cm%nM2p4$s3 (peut signifier C’est mon mot de passe)
Autre recommandation : varier les mots de passe. Utiliser toujours le même, c’est également prendre un risque inutile.
1 heure dans : Super Mario Bros.
7/08/11

Avant-propos : Ceci est un article humoristique. Prière de ne pas m’envoyer de menaces de mort. Ah, et aussi ! Les liens ne sont pas là pour rien, cliquez dessus pour voir.
Enjoy.
Coucou tout le monde ! Cette fois-ci, je fais dans l’original tout en empruntant le format de l’article à la blogueuse Malone qui a déjà pour habitude de nous présenter un jeu après une heure de gaming. (ou 5, n’est-ce pas ?
)
Aujourd’hui, je vous présente un jeu que tout le monde connaît : Super Mario Bros. (réédition Super Nintendo)
Seule différence, j’ai décidé de tout oublier : les souvenirs de quand j’étais gamin etc… pour avoir un regard neuf sur le titre. Le regard d’un mec de 20 ans.
ZSNES démarré, clavier en main, c’est parti.
Monde 1, niveau 1 :

Un monde tout joli tout bô… où tout le monde veut ta peau.
La première chose qui choque quand tu commences Super Mario, c’est le contexte scénaristique. Une princesse qui se fait enlever, okay je veux bien. Que le méchant soit un dragon, là aussi je veux bien. MAIS QUI VA ENVOYER UN PLOMBIER POUR LUI BOTTER LES FESSES ?!
La logique veut que ce soit un chevalier musclé aux longs cheveux blonds avec une grosse épée… mais non, Shigeru Miyamoto a dit : un plombier italien sans armes.
Ensuite, les ennemis. Où t’as vu des canards tortues qui sautillent avec de petites ailes ridicules ?! Quant aux items du père Mario, parlons-en ! Regardez la photo. Ça, c’est quand il a bouffé un champignon. (visiblement c’est pas le premier compte tenu de ce que je viens de dire…)
Il devient gros (champignon goût pizza ?), il saute moins haut, court moins vite, mais a la tête dure.
Le mieux, c’est quand il bouffe une fleur (absinthe ?), il jette des boules de feu. Pauv’ mec va…

Fuck les nations.
Et quand il achève un niveau, il descend un drapeau.
Monde 1, niveau 2 :
Là c’est underground, ça fait peur, et ton premier ennemi, c’est les frères siamois. C’est aussi là que tu vas connaître les premiers galères du dosage de saut.

Tremble devant les frères siamois qui sont aussi hauts que toi.
Heureusement, Mario peut compter sur son ami le champi. Woohoo ! Fly my friend !
Bref, cassage de briques avec la tête, sprints, sauts, j’arrive finalement à la Warp Zone et décide d’aller dans le 4ème Monde. Tout aussi inspiré de l’acide que prenait Syd Barrett, rassurez-vous. L’esprit des 60′s est toujours là.
Monde 4, niveau 1 :
Là, on atteint des sommets. Non seulement t’es de retour au pays d’Alice où les nuages te sourient mais où tout le monde veut ta peau, mais tu as un ennemi de taille : Jean-Pierre Pernaut sur son nuage, visiblement très inspiré par l’actualité en Libye, te bombarde la tronche avec des hérissons rouges. Si si, c’est bien JPP, regardez les lunettes voyons, c’est évident !

Meurs, meurs, Jean-Pierre Pernaut ! ♪ ♬
Monde 4, niveau 2 :
Back in black ! On retrouve les habituels monstres bizarre du niveau 2 du Monde 1, avec une différence notable : des cases cachées. Quand on connaît, on en profite. On obtient un remake du Haricot Magique. (Shigeru Miyamoto se drogue, c’est un constat)

J’ai fumé un haricot, wooh ! Des plantes qui me font sortir de mon bad trip !
Et… oh, ça vous surprend ? Pas moi. Des champi, des tas de champi ! Mario plane, et pour de bon. C’est définitivement un jeu qui avait sa place lors des Acid Test des 60′s.
Super Mario, certified by Syd Barrett from Pink Floyd.

I want to tell you a story ’bout a little man if I can… ♪ ♬
La suite ? J’ai perdu, j’ai arrêté ZSNES. Voilà. Je suis mauvais joueur.
Une journée sur… FreeBSD 8.2.
7/08/11

Certains de mes lecteurs (les plus anciens, les plus puristes) doivent se dire : « Ça y est, retour aux sources ! » ![]()
Ils n’auraient pas tout à fait tort ! ![]()
J’ai enfin pu passer une journée sur FreeBSD, un véritable (et vénérable) système UNIX. Je vous propose donc un court retour d’expérience de cette petite aventure. Are you ready ?
Le disque Netinstall de FreeBSD 8.2 inséré dans un vieux laptop IBM R51, je découvre (enfin, redécouvre plutôt) les joies de l’installation. Tout est semi-graphique, à l’image d’une installation de Debian. Seule différence majeure, le partitionnement. Là c’est du bon vieux look console. Ne soyez pas effrayé, tout est très clair.
Ensuite on tombe sur sysinstall, que tous les utilisateurs FreeBSD connaissent.
Quand on est guidé avec un bon tutoriel, ça passe tout seul. Ça y est, FreeBSD est installé ! Chouette ! Reboot… et là, si vous n’êtes pas au courant, ça vous fait tout bizarre (la première fois, ça peut choquer). Vous arrivez là.

« Tu t’attendais à quoi ? C’est pas parce que tu as coché Xorg et GNOME que tu vas arriver joyeusement sur GDM ! » Il faut le savoir, les initiatives personnelles ne sont pas dans les habitudes de FreeBSD (enfin, des vrais systèmes *BSD dans leur globalité, en fait)
Tu installes, mais ensuite tu configures ! FreeBSD, c’est avant tout des fichiers de configuration. /etc/sysctl.conf, /etc/profile, /etc/login.conf, /etc/ttys. Bref, du bonheur.
Passons. La grande force de FreeBSD, c’est son système de ports. Un port, pour simplifier au maximum, c’est les sources d’un logiciel qui seront téléchargées puis compilées. Les ports sont « rangés » dans /usr/ports.
Si vous voulez GIMP, il vous faudra le trouver, aller le chercher, puis ordonner la compilation.
# whereis gimp
/usr/ports/graphics/gimp
# cd /usr/ports/graphics/gimp && make install clean
N.B : Durant la compilation (assez longue, armez-vous de patience), le système peut avoir besoin de vous à de multiples reprises. Pour accepter par défaut les options proposées, mettre -DBATCH après make.
L’avantage du système de ports, c’est qu’il est facile à utiliser (et à installer/mettre à jour : portsnap fetch extract puis portsnap update par la suite. Il y a aussi CVSup pour ça…)
Les logiciels sont à jour (il y a Firefox 5 si vous voulez savoir). Le seul bémol c’est la lenteur de la compilation. Mais pour les utilisateurs avancés, c’est la garantie d’un logiciel réglé au millimètre près.
Ensuite viennent les logiciels pré-compilés. Là, c’est très simple. Vous connaissez aptitude install et/ou yum install & compagnie ? Ici c’est pareil. Le système ira chercher le paquet et ses dépendances, et installera le tout (c’est pareil pour les ports, sauf qu’il prend les sources).
La commande ? La voici :
# pkg_add -r
-r : remote, pour aller chercher le paquet sur les serveurs. Sans l’option -r, le système cherchera un paquet présent sur la machine.
Ce que j’ai fait :
J’ai commencé (via sysinstall) par installer Fluxbox (si on commence à pourrir le système avec GNOME… on ne va pas s’en sortir. Fin du troll). Ensuite, via les ports, j’ai installé Xorg. Puis SLiM.
Pour mettre en place tout ce beau monde, on édite /etc/ttys.
ttyv8 "/usr/local/bin/slim -nodaemon" xterm on secure
Puis ~/.xinitrc (au fait, par défaut ce n’est pas /home/user sur les BSD mais /usr/home/user. Mais rien ne vous empêche de le faire à votre sauce)
#!/bin/csh
exec startfluxbox
Au final, ce que je retiens de FreeBSD :
- Beaucoup de temps à passer dans les fichiers de configuration.
- Un système propre.
- Une complémentarité logiciels portés/logiciels pré-compilés
- Un handbook clair et complet (pour les distros Linux, c’est la foire niveau documentation…)
Je mets fin à ce bref aperçu, il me reste encore beaucoup de belles choses à découvrir (la recompilation du noyau, le système de prison, etc.)
Vous l’aurez compris, FreeBSD est un système fort sympathique mais qui requiert beaucoup de temps et de patience. Surtout, n’essayez pas de concilier simplicité et robustesse en essayant un système tel que PC-BSD (l’Ubuntu des BSD. Fin du troll), vous passeriez à côté du meilleur. ![]()
Séries US : les retours que j’attends !
22/07/11

Éléments indissociables de la vie d’un geek (je dis ça pour qu’on évite de me reprocher de m’éloigner encore un peu plus de ma ligne éditoriale d’origine
), les séries représentent LE passe-temps par excellence lorsque qu’un dimanche pluvieux pointe le bout de son nez. Ou lorsque l’on a bon goût et que l’on regarde des séries qui rendent accro.
Vous l’avez deviné, aujourd’hui je vous parle de séries venues des États-Unis, avec pas de bridés dedans. (Je vous l’accorde, dans 2 des 3 séries dont je vais vous parler, C.S Lee était au casting. Oui il y a aussi un Coréen dans la troisième. On ne peut rien vous cacher…)
Attention, va y avoir un peu de spoil.
- Dexter : Nul besoin de vous la présenter, vous connaissez, et vous êtes probablement aussi impatient que moi de découvrir la 6ème saison du tueur en série le plus populaire de la planète. (une 7ème saison était déjà à l’ordre du jour lorsque la 5ème saison s’est achevée…)
Il faut dire, avec plus de 9 millions de fans sur Facebook et des scores d’audience excellents, Showtime aurait tort de mettre fin à l’aventure.Qu’attendre de la 6ème saison ? Les scénaristes nous ont pris à contre-pied en faisant disparaître Lumen. Reviendra-t-elle ? On ne sait pas. Notre héros se retrouve donc seul avec un secret à protéger, un gamin (déjà bien choqué) à élever, et une pulsion à assouvir. Les premières fuites nous laissent présager un retour aux sources. Allons-nous donc retrouver le Dexter des saisons 1 et 2 (les meilleures) ? J’espère ! Parce que du mec qui n’a pas de sentiments et qui est assez antisocial on est passé au mec normal qui tue des méchants. Il n’a plus vraiment le portrait psychologique d’un tueur en série. Allez, on y croit, puisque le saigneur veut nous délivrer du mal. Réponse en septembre.
- Chuck : La série geek. Avec des geeks, des clins d’œils geeks, et de la culture geek. Si tu connais pas Dune, Tron, Star Wars, Star Trek (et le Klingon), Zork, Call of Duty etc etc etc… alors tu t’es planté de série. À l’issue de 4 belles saisons (je ne rentrerai pas dans les conflits scénaristiques que se font les fans), on se retrouve avec un personnage secondaire rigolo qui va devenir le personnage principal. Qu’attendre de la cinquième et dernière saison qui sera diffusée à partir de la fin du mois d’octobre ? J’en sais trop rien. Mais je veux : de la culture geek, un John Casey toujours aussi grognon et anticommuniste, un Jeffster survolté et… Yvonne Strahovski.
(oh oh les gens… avouez, vous aussi !
)
- The Walking Dead : Enfin de la série avec du VRAI zombie. Exit les mecs bleutés aux yeux écarquillés des vieux Romero, exit les mecs bourrés des Resident Evil. Là on a du vrai zombie, de l’authentique, du produit du terroir, que dis-je ! De l’Appellation d’Origine Protégée ! Il était temps !
The Walking Dead, c’est une bande de survivants de l’Apocalypse (genre Left 4 Dead) dirigée par un Texas Ranger qui ne sait pas faire de Mawashi Geri comme Walker, mais qui sait se servir d’un pétard. (Ok, je caricature, il n’est pas Texas Ranger)
Avec une première saison bien trop courte (6 épisodes… de qui se moque-t-on ? AMC… you suck), les amateurs de viande pourrie déambulante sont restés sur leur faim. Et la viande pourrie déambulante aussi en fait. Quoiqu’ils se sont fait quelques bons gueuletons…
Alors oui, je l’admets, on a tous adoré le BOUM dans-sa-face que s’est pris la p’tite gamine zombie qui se baladait avec son doudou, mais c’était une raison pour ne diffuser que 6 malheureux épisodes ?! En tout cas on est sûr d’une chose : ça va envoyer du lourd en octobre !
Que dire pour clôturer ce billet ? Ah oui je sais ! This fall, it’s gonna be great !
Califfo de Luxe : quand l’Italie te donne la pêche !
20/07/11

Formé en 2001 dans la province de Venise, véritable cocktail musical (Ska, Reggae, Rocksteady), Califfo de Luxe est un jeune groupe peu connu qui mérite d’être écouté.
(Je voulais vous en parler depuis un moment déjà, aujourd’hui je me suis lancé)
Un bain de soleil, voilà comment décrire rapidement la musique de la formation italienne. Déjà 3 albums au compteur, quelques sorties du côté des pays de l’Est (faut dire, ils ont besoin de soleil), mais une reconnaissance européenne qui tarde à venir.
J’ai découvert Califfo de Luxe grâce à un jeu vidéo extrêmement populaire : Tetris. Présente dans l’album « Un anno in un giorno » (2008), cette version entraînante de la célèbre musique du jeu est des plus rafraîchissantes !
Quant à la popularité nationale, elle ne semble plus à faire : avec « Baby baciami » (une intro très 50′s suivi d’une musique au rythme soutenu) Califfo de Luxe est arrivé devant les caméras de Canale Italia.
Au final, après avoir écouté les deux principaux albums du groupe (« Fino all’alba » et « Un anno in un giorno »), je ne peux que saluer le talent de cet orchestre et leur souhaiter une prospérité bien méritée.
N.B : Vous en voulez encore ? Allez sur Deezer.
Glorieuses Japonaises !
19/07/11

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe : les Nadeshiko (なでしこ : œillets) sont championnes du monde de football.
Cela a surpris tout le monde, sauf les aficionados du football japonais qui savent pertinemment que le niveau de l’archipel n’est pas si mauvais que les européens le laissent entendre. Bien au contraire.
Dimanche 17 juillet 2011 s’est joué un des plus beaux matchs jamais disputés. Totalement dominées pendant les 30 premières minutes de la première période par des Américaines endiablées, les Japonaises d’Homare Sawa ont fait face pour au final pour porter la coupe et montrer au monde que le Japon est bien vivant. Une bête blessée est dangereuse, le dicton est vérifié.
Menée par une Abby Wambach déchaînée aux tirs dévastateurs et une Alex Morgan aussi belle que redoutable en attaque, servie par une Megan Rapinoe aux passes chirurgicales, l’équipe américaine aura été un ennemi de taille pour la sélection japonaise. Toutefois, les assauts répétés n’ont pas ébranlé Norio Sasaki, le sélectionneur japonais, d’un zen absolu.
Dominées à deux reprises, les Japonaises sont revenues au score, plus motivées que jamais. À l’image de ce corner à la 117ème minute, qui s’acheva par un but de toute beauté signé Homare Sawa, la capitaine de l’équipe, qui a magnifiquement bien dirigé ses troupes.
À la séance de tirs au buts, l’héroïne est Ayumi Kaihori, la petite gardienne des Nadeshiko. C’est véritablement elle la femme du match. Les commentateurs de Direct8 qui encensaient Hope Solo, la gardienne américaine, ont vu que malgré sa petite taille elle était également une pointure mondiale.
Au final, les Japonaises auront plus qu’honorer leurs semblables masculins qui avaient su créer la surprise l’année dernière. (surtout en raison de la précision incroyable de leurs coups francs)
Bref. De la technique, du beau jeu, du fair-play, le football féminin n’a définitivement plus rien à envier au football masculin.
Et les Nadeshiko à travers leur victoire ont également montré au monde que le Japon est une nation forte qui ne baisse jamais les bras. Même à genoux, elle se relèvera.
おめでとう、なでしこジャパン。
À voir aussi : L’hommage de David sur Ogijima.fr
Mr.Brain (ミスタ.ブレイン) : Neuroscientifique déjanté
19/07/11

Gros coup de cœur actuel, Mr.Brain est un drama absolument exceptionnel. Vous allez voir pourquoi.
- Un générique façon « Les Experts » mais en mieux.
La où la série américaine avait choisi The Who, Mr.Brain prend Van Halen et son « JUMP » pour nous mettre l’eau à la bouche. Et ça marche. ![]()
- Une histoire un peu loufoque, mais pas tant que ça.
Ryusuke Tsukumo (Tsukumo s’écrit avec les Kanji 9,10,9 九十九, mais se lit « Tsukumo », il insiste là-dessus) était un escort-boy. À la suite d’un accident (un peu stupide), il étudia la neurologie et intégra l’Institut de Police Scientifique. Sous ses airs de bonhomme rigolo et pas sérieux se cache un être extrêmement doué dans son domaine…
- Du rire. Beaucoup.
- Du sérieux, et c’est cool.
- Des acteurs connus, plein plein.
Le personnage principal incarné par Kimura Takuya est un véritable trublion. Amateur de bananes (fruit récurent dans la série), au rire rappelant celui de Mozart (Tom Hulce) dans « Amadeus » (un rire TRÈS particulier), et aux mimiques parfois ridicules, Tsukumo a tout pour plaire.
Les personnages secondaires ne sont pas en reste. La naïveté de son assistante fait sourire, le caractère bien trempé de la jolie fille qui nettoie les locaux est franchement drôle, et le duo de policiers (Hayashida et son chef Tanbara) est digne des Dupond et Dupont. (la ressemblance en moins. Les multiples « Hayashidaaaaaa » et offrandes de bananes sont cultes)
Les enquêtes rondement menées coupent avec le caractère décalé de la série. Mais ce sont les mini-clips faits avec des personnages « chibi » à la voix enfantine qui sont pour moi un gros plus. Façon « C’est pas sorcier », ces petits personnages sympathiques vont apprendront beaucoup sur l’organe qui n’a pas fini de nous étonner : le cerveau humain.
Si Mr.Brain fut un succès au Japon, c’est aussi en raison de son casting. GACKT en cannibal, Ryoko Hirosue (Yumi dans Wasabi de Luc Besson) en fille en pleurs, Nakama Yukie (Gokusen) en tueuse… bref, un joli casting. (En plus du personnage principal qui n’est pas inconnu des Japonais)
Avis personnel : Foncez ! Tout simplement. Mr.Brain est vraiment un drama à voir de toute urgence. 8 épisodes absolument fantastiques (en plus d’être éducatifs).
Maou (魔王) : Quand l’ange cohabite avec le diable.
18/07/11

Nouvelle découverte (même si elle n’est pas récente), Maou est un drama qui présente une certaine particularité (surtout en raison de sa fin, mais chut. Pas un mot de plus).
Maou, c’est l’histoire de deux protagonistes qui n’ont apparemment rien en commun si ce n’est des liens professionnels qui les amènent à se côtoyer : Naruse Ryo dit « L’avocat angélique », et Serizawa Naoto, jeune inspecteur de police.
Pourtant, le bienveillant avocat est aussi habité par une soif de vengeance qui va le pousser à échafauder un jeu mortel et ésotérique.
Naoto, avec l’aide de Sakita Shiori, une médium, tentera de percer le mystère du sombre Amano Makoto, l’expéditeur de ces enveloppes rouges qui recèlent toutes d’une lame de tarot et qui annoncent la mort.
Avis personnel : Ohno Satochi, dans le rôle de Naruse Ryo, est d’une perfection rare. Froid, taciturne, l’homme campe merveilleusement bien son personnage.
Les honneurs reviennent aussi à Sawano Hiroyuki, le compositeur de la bande originale.
Quant à l’épisode final, il est surprenant. Juste surprenant. ![]()
- Sawano Hiroyuki – Schlaflied (Maou OST)
Crédit image : Whisper from Japan.
The Candy Spooky Theater : musique japonaise sauce film d’horreur.
4/07/11

Découverte musicale insolite, The Candy Spooky Theater est véritablement un OVNI de la scène japonaise. Donne-moi la main, je t’emmène dans la maison de l’horreur…
À première vue, le groupe se présente affublé de costumes dignes d’un remake de Chucky. Si vous connaissez le mouvement Visual-Kei, cette excentricité ne vous choquera pas. Comme pour défiler le jour d’Halloween, les joyeux troubadours japonais ne lésinent pas sur le maquillage et l’aspect horrifique de leurs accoutrements.
Inutile de vous le cacher, leur musique aussi transpire la cinématographie d’horreur… ils auraient d’ailleurs pu signer quelques BO.
Mélangeant efficacement les sons typiques des films d’horreur de toutes les époques avec une voix distordue et inquiétante, The Candy Spooky Theater vous transporte dans l’imaginaire infernal de l’enfance, là où la fête foraine vous tétanise par ses mélodies mécaniques et artificielles, là où les clowns sont monstrueux, là où les sucreries vous empoisonnent, là où les ours en peluche sont possédés.
Très typée, chacune de leur musique est teintée d’hommages au cinéma d’horreur. Lorsque l’orgue s’en mêle, nous serions tentés de dire que le trio se rapproche du genre de prédilection de Moi Dix Mois ou Malice Mizer. C’est un fait. Mais cela ne lèse en rien l’identité propre du groupe.
Au niveau des paroles, vous vous en doutez sûrement, nous nageons en plein délire. C’est violent, parfois confus, mais définitivement décalé, tout cela au milieu de rires démoniaques et de cris de femmes terrorisées. Dans l’esprit d’un film d’horreur, finalement.
Devant la caméra, The Candy Spooky Theater persiste et signe. Avec « Exorsist », ils sont allés jusqu’à représenter des scènes de cannibalisme. On aime ou on aime pas, mais l’originalité est là.







